Accordéon & Accordéonistes


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Pour collectionneurs avisés

par Philippe Krümm



Étienne Grandjean, musicien, directeur artistique du festival d’accordéon “Le grand soufflet” à Rennes, m’a communiqué quelques accordéons à vendre par des collectionneurs.
Je vous en présente deux modèles rares et spectaculaires. Si vous avez une grande cheminée et que vous n’avez pas gagné un beau trophée des Victoires de la Musique ou des Césars cette année, vous pouvez toujours acquérir un de ces instruments pour le faire trôner sur votre cheminée. Succès et admiration garantis.

La jeune artiste Aimée Choupette exécute tout son répertoire sur accordéon François Dedenis BRIVE (Corrèze) -la mention figure au dos de cette carte postale imprimée -La maison Dedenis n’avait peur de rien, pour faire sa pub, comme ici écrire grossièrement son nom sur la photo…

L’Organola (une filiale de la société Hohner) avait tenté la création d’un modèle avec une main droite touche piano ergonomique. Le succès fut mitigé, mais pour un accordéon des années 50, le “look” est quand même avant-gardiste. Aujourd’hui, Bruno Priez fabricant d’accordéon à Sètes, travaille toujours à la création d’accordéon diatonique au clavier ergonomique.

 

 


La fabrique Borsini est toujours dans ses locaux historiques de Castelfidardo. Une formidable fabrique qui fut très soucieuse de la qualité et de l’esthétique de leurs instruments.
Il suffit de voir la modernité de leur catalogue et de leur site Web (un peu abscons) pour comprendre que la fabrique qui aujourd’hui ne comprend plus que quelques ouvriers — après avoir été dans les grandes années une usine où résonnait le travail de plusieurs dizaines d’ouvriers — est un monument de l’histoire de l’accordéon.
Le modèle présenté est très influencé par le travail de Scandalli, qui fut une immense usine très inventive. La caisse est “Louis quinzée” (comme disait lors de ventes aux enchères mémorables Alain Vian, notre maître à tous en ce qui concerne les instruments de musiques anciens). C’est forcément un travail de commande, voire une œuvre exécuté pour être présenté lors d’un salon.
Aujourd’hui, les deux frères Borsini, Giancarlo et Vincenzo, deux dandys “hors d’âge”, dirigent toujours avec passion la glorieuse firme.



Vincenzo et Giancarlo Borsini au salon de la musique de Francfort