Accordéon & Accordéonistes


Catégorie: Discothèque - Bibliothèque

La photo du lundi : le son de Cobra Verde

par Philippe Krümm

 


 
 
L’accordéoniste du Nordeste ,Cobra Verde prépare actuellement son premier album . L’opus réalisé par Damien Chemin sortira en France en mai sur Cinq planètes/l’Autre Distribution. Une belle occasion de découvrir le son du forro de Cobra Verde. Nous vous en dirons plus très bientôt…
 

 

Le plus beau son après le silence

par Philippe Krümm

ECM, la maison de disques créée par Manfred Eicher, fête ses 40 ans en 2009. Retour sur une saga pas comme les autres et sur les (quelques) accordéonistes qui ont croisé la route du label allemand.


1969, année érotique. À Munich, c’est l’année du déclic pour le jeune bassiste-producteur Manfred Eicher. Ce passionné par les techniques d’enregistrement, ancien assistant de la maison de disques Deutsche Grammophon et producteur freelance d’albums de jazz, emprunte de l’argent à un homme d’affaires. Il créé son propre label, Edition of Contemporary Music (ECM). Avec un modèle en tête : celui du chef-d’œuvre de Miles Davis, “Kind Of Blue”, produit par Teo Macero dix ans plus tôt — « ce disque m’a enseigné comment enregistrer de la musique ». La première production estampillée ECM sort fin 1969, tirée à cinq cents copies. Il s’agit d’un disque du pianiste de jazz américain Mal Waldron. Son titre est riche de sens : “Free At Last”. Libre de ses choix, Eicher poursuit sur la voie qu’il s’est fixé (le jazz comme musique de chambre). Il met à profit, avec beaucoup d’intuition, son expérience de musicien et sa vision à part de la production sonore. Quelques mois plus tard, il sort en licence deux albums de Paul Bley. Puis il se rend à Oslo pour y enregistrer le quartet d’un jeune saxophoniste norvégien, Jan Garbarek. Avec lui, Eicher a trouvé son poulain, et ECM, sa mascotte.

 


La ville d’Oslo n’a pas de secret pour Manfred. C’est là, entre autres, qu’il enregistrera, en personne, avec le concours de l’ingénieur Jan Erik Kongshaug (l’un des artisans du son ECM), une partie des mille albums que comptent aujourd’hui, quarante ans après ses débuts, le catalogue de son label. Un catalogue ahurissant, regroupant des artistes d’origine géographique et de styles musicaux très variés. Après avoir d’abord établi sa réputation dans le monde du jazz et des musiques improvisées avec des enregistrements majeurs — ceux de Garbarek, Keith Jarrett (auteur du best-seller “The Köln Concert” en 1975), Chick Corea, Pat Metheny, Jack DeJohnette ou encore de l’Art Ensemble of Chicago — ECM commence vers la fin des seventies à s’ouvrir aux champs de la musique contemporaine. ECM New Series voit ainsi le jour en 1984 avec la parution de “Tabula rasa”, album essentiel par quoi la musique d’Arvo Pärt fut introduite en Occident.

C’est l’extrême soin apporté par ECM dans la réalisation de ses disques à tous les niveaux de la chaîne — depuis la qualité des musiciens invités jusqu’aux choix graphiques des pochettes, en passant par la minutie de la production et de la prise de son — qui a fait sa renommée exceptionnelle. ECM n’a pas seulement accompagné quarante ans d’invention sonore, il a souvent anticipé les métamorphoses esthétiques de la musique instrumentale. De Munich à Tokyo, de Paris à Rio ou Istanbul, l’évocation des trois lettres ECM suffit à renvoyer les mélomanes aux mêmes images : un monde bien à lui, fait de sonorités ouatées et de grands espaces dépouillés. Un monde tout de suite identifiable, qui fait la fierté de son créateur. Alors que l’industrie du disque se meurt peu à peu, et avec elle les vrais producteurs d’antan, depuis son camp de base de Lindau, siège du label (où travaille une quinzaine d’employés) dans la banlieue de Munich, Manfred Eicher, 66 ans, tel un missionnaire, en véritable patron et boulimique de travail qu’il est, continue de régner sur son mini empire (un modèle d’équilibre économique, avec ses 40 productions par an) et d’écrire les pages de sa success story, sillonnant la planète tout au long de l’année en perpétuelle quête de sons et musiques nouvelles.

Jonathan Duclos-Arkilovitch

 

• Anouar Brahem

“Khomsa” (1994) et “Le pas du chat noir” (2005)

Après deux disques immergés dans la tradition de la musique classique arabe, et la rencontre intemporelle avec Jan Garbarek sur “Madar”, le Tunisien sans frontière ouvre son spectre et accouche du magnifique “Khomsa”. Richard Galliano est notamment de la partie. Oud et accordéon, il fallait oser. Un mariage insolite d’instruments, de timbres, et de personnalités fortes, au service de compositions sublimes. En 2001 et 2005, ce mélodiste et improvisateur de génie prolonge l’expérience mais dans une forme épurée, en boudoir, en trio. Cette fois, c’est la boite à frissons de Jean-Louis Matinier qui s’y colle, associé au piano de François Coututier. Jazz de chambre, tout en apesanteur, à la puissance hypnotique. De bien belles réussites.

 

• François Couturier

“Noltaghia — Song For Tarkovsky” (2006)

À l’occasion des 20 ans de la disparition du russe Andrei Tarkovsky, François Couturier brode un disque-hommage particulièrement inspiré. Il fait appel à deux de ses vieux complices (Jean-Louis Matinier et Jean-Marc Larché) associés à la violoncelliste allemande Anja Lechner. Chaque morceau renvoie à un des thèmes ou émotions de l’univers du cinéaste. Loin de la décorer, la musique de Couturier entre dans l’œuvre de son réalisateur favori et l’honore. 

Savina Yannatou

“Sumiglia” (2004)

C’est par l’album live “Terra Nostra” que la presse internationale a découvert en 2001 l’univers de cette chanteuse grecque et de son groupe Primavera en Salonico. Trois ans plus tard, Savina Yannatou enfonce le clou et prend de la hauteur en sortant son premier album studio. Dans un subtil jeu d’équilibre, sa musique du monde parvient à concilier de nombreuses traditions de la planète (grecque, corse, palestinienne, albanaise, bulgare etc) sans jamais sonner “traditionnel”. À ses côtés, une équipe de musiciens “libres-penseurs”, d’où émerge notamment la voix de son compatriote l’accordéoniste Kostas Vomvolos, qui signe aussi chacun des arrangements.


• Dino Saluzzi

“Mojotoro” (1992) et “Juan Condori” (2005)

Difficile de choisir un album plutôt qu’un autre dans la très riche discographie du maestro argentin pour ECM. De son premier album solo, en 1982, où l’on s’émerveillait devant la puissance narrative et la poésie de cet incomparable conteur d’histoires, jusqu’à ce bel “Ojos Negros” en duo avec Anja Lechner vingt cinq ans plus tard, son bandonéon s’est frotté aux meilleurs musiciens du label. Mais c’est peut-être avec “les siens”, en famille, que l’ancien compagnon de route de Piazzola et Gato Barbieri atteint les sommets les plus hauts et improvise le mieux la milonga de ses propres amours, comme dans “Mojotoro” et plus récemment “Juan Condori”.

 


Louis Sclavis

“Dans la nuit” (2001)

“Dans la nuit” est le cinqiuième disque du clarinettiste chez ECM, Improvisateur phare de la scène musicale tricolore, Sclavis est aussi un compositeur très courtisé par le monde du cinéma. À l’initiative de ce projet à part, le réalisateur Bertrand Tavernier, qui commente dans le livret la partition originale en ces termes : « Dans l'art difficile de poser en 2001 une musique sur un film de 1930, Louis Sclavis et ses musiciens se sont montrés d'un talent magique et d'un enthousiasme communicatif. Ils subliment les images de Charles Vanel et rendent en l'enrichissant un hommage fiévreux à ce film étrange. » L’accordéon de Jean-Louis Matinier (encore lui) restitue comme il se doit l’ambiance de l’époque. Il se taille une place de roi au milieu de ce quintet de luxe, dans cette suite de pièces courtes, tendues et nuancées, jamais en rupture.


Frode Haltli

“Passing Images” (2004)

Lauréat du Prix Gus Viseur, le Norvégien Frode Haltli a plusieurs cordes à son arc. Cet album, son deuxième en leader, atteste à merveille des différentes facettes de cet accordéoniste virtuose. Le travail de ce dernier tangue si miraculeusement entre tradition et modernité, écriture et improvisation, savant et populaire. Il y réinvente avec beaucoup d’imagination et de maturité le folklore de son pays. Il alterne vieilles chansons du pays des fjords, valses folkloriques et morceaux tziganes reprises à la mode Albert Ayler. 

 


• Gianluigi Trovesi & Gianni Coscia

“Round About Weill” (2004)

La musique d’un des grands songwriters de Broadway magnifiée par une paire de gros bras du jazz instrumental italien. Un régal. Dans la droite ligne de leur première production en duo, “In cerca di cibo”, Trovesi et Coscia récidivent à partir d’un programme librement inspiré de l’opéra “Grandeur et décadence de la ville de Mahogonny” de Kurt Weill. Dans le livret, l’écrivain Umberto Eco s’enthousiasme de nouveau en entendant ce vibrant corps à corps de la clarinette et de l’accordéon. Un petit miracle à l’italienne, gorgé d’humour et de poésie.


Edward Vesala

“Nordic Gallery” (1995)

Connu pour ses collaborations avec le trompettiste polonais Tomasz Stanko et le saxophoniste Jan Garbarek dans les années 1970, le batteur, compositeur et pédagogue finlandais s’est ensuite consacré à la direction de son groupe Sound And Fury, composé d’une dizaine de musiciens, pour la plupart des étudiants à lui (la future crème du jazz nordique), et qui incluait aussi sa femme (la harpiste Iro Haarla) et les accordéonistes Petri Ikkela et Taito Vainio. Disparu en 1999, Edward Vesala laisse une poignée d’albums au style très personnel. Comme cet étonnant “Nordic Gallery”, qui englobe habilement des éléments de jazz, musique contemporaine, tango, rock et folk.

 


• Miroslav Vitous

“Universal Syncopations II” (2005)

Le premier volet du projet, avec John Mc Laughlin et Chick Corea, s’était hissé en tête des ventes jazz de l’année 2003. La presse internationale plébiscite à sa sortie cette suite pour ensemble de jazz, orchestre et chœur, composée, archivée, arrangée, dirigée, produite et enregistrée par l’ancien contrebassiste du groupe Weather Report. Il y explore une multitude de directions, de textures, à la tête d’un all-stars où l’on peut entendre le bandonéoniste italien Daniele di Bonaventura. Avec lui, le jazz évolue vers des contrées jusqu’alors inexplorées.


Sofia Gubaidulina

“Sofia Gubaidulina” (2001)

Shostakovich, Webern, Bach mais aussi les musiques folkloriques et rituelles du Caucase comptent parmi les inspirations de la compositrice originaire de la République soviétique du Tatar, une des figures de la musique contemporaine. Ce premier album ECM est une bonne porte d’entrée à son écriture. Elsbeth Moser, virtuose du bayan (l’accordéon à boutons russe), l’une des deux solistes du disque, y réalise une véritable performance, notamment sur la pièce De Profundis.

J. D.-A.


Article paru dans Accordéon & accordéonistes N°92

 

Daniel Kahn & The Painted Bird

par Philippe Krümm

Daniel Kahn & The Painted Bird
Partisans & Parasites
Oriente Musik - RIENCD71


Alors voilà, je ne connais pas Daniel Kahn, mais son cas semble intéressant. Il est né à Detroit, aujourd’hui musée (vivant mort ?) de l’industrie automobile américaine. Après avoir fait des études d’acteur, de musique, de poésie, il a traîné a New York, la Nouvelle-Orléans. Il est resté peu de temps en 2005 à Berlin. Après avoir joué dans de nombreux groupes, il se concocte le sien avec une base de musiquekKlezmer. Ce multi-instrumentiste (accordéon, ukulélé, piano, harmonica), chanteur, auteur, compositeur semble vraiment un peu barré mais superbement créatif  Sa musique avec son groupe The Painted Bird sonne bien sûr klezmer mais aussi rock, country, avec un peu de folk. Les textes sont de sa composition. Il y a également d’anciens écrits, du style Radical Yiddish Song. Vous l’aurez compris, le jeune homme est (comme on dit) “politiquement incorrect”. Ses camarades jouent de la clarinette basse, du trombone, de la guitare électrique, du violon, de la trompette…. C’est de l’énergie, de la bonne humeur mais aussi des sentiments forts. Certains n’hésitent pas à classer sa musique comme du “klezmer punk”… Ah oui ! Je prends.

Et si Daniel Kahn & The Painted Bird passent dans la région, je vous le dirais. Vous avez compris, j’aime.

Ce disque est édité sur un label créé par des camarades qui, à une époque pas si lointaine, avaient sur Savigny Platz à Berlin l’une des premières et plus belles boutiques consacrées aux musiques du monde. Aujourd’hui, ils produisent — avec toutes les difficultés que l’on connaît — de splendides albums. Allez sur leur site où vous pouvez acheter beaucoup de disques les yeux fermés. Ils ont vraiment des perles, comme les deux CD de Pjotr Leschenko : “1935 Tangos, foxtrots & Romances” et “1931 Gipsy Songs and other Passions”. 

Procurez-vous son dernier album en cliquant sur Oriente Musik.

CHANGO SPASIUK, l'autre voix du Chamamé

par Philippe Krümm

 

 

Chango Spasiuk
“Pynandi, Los Descalzos”
(World Village/Harmonia Mundi)

Nouveau disque pour l’Argentin à l’accordéon touches piano` ; Cette fois, il nous entraîne dans les musiques populaires argentines. L’artiste tenait à rendre un hommage au “folklore” de son pays à la musique “paysanne” d’où le nom de l’album Los Descalzos (les va-nu-pieds). Alors il nous entraîne à coup de soufflet toujours maîtrisé dans des suites assez sophistiquées, surtout dans les arrangements de ses compositions inspirées des musiques et des rythmes populaires (douze morceaux sur quinze sont signés Chango Spasiuk). Pour ces tribulations, il n’est pas seul. On peut apprécier le travail de Victor Renaudeau (violon), Heleen De Jong (violoncelle) et de Sebastian Villalba (guitare, voix). À l’écoute, on sent la préoccupation de Spasiuk de proposer une musique très composée, très arrangée … Et par moments sophistiquée. Il colle comme souvent à l’image que beaucoup donnent de lui en disant qu’il est aux musiques populaires, et principalement au chamamé, ce que fut Astor Piazzolla pour le tango. Ce dernier revendiquait que le tango n’était pas qu’une musique de danse mais pouvait devait devenir aussi une musique concertante… On sent toute l’énergie que met Spasiuk dans la réalisation, la qualité de ses œuvres et sa proximité avec le travail de Piazzolla en voulant magnifier la mémoire musicale populaire. Mais parfois il se perd peut-être un peu sur les chemins de la sophistication.

Pour les spécialistes, dans le livret, il est signalé que son accordéon est de marque Anconetani à Buenos Aires.

Monsieur Anconetani et Madame !

 

 


 

Bibliothèque

par Philippe Krümm

Un peu de courage…

Dans ce blog, je vais essayer de dresser la bibliographie (avec quelques photos de couvertures), de ma collection de livres, revues, magazines, méthodes… sur l’accordéon . Je commence aujourd’hui !

Livres

Aguirre Raphael, Trikitixa, Espagne, Martin Musika Ertxea,1992.

Allan Johnnie, Memories, a pictorial history of south louisiana music, 1920s-1980s, Lafayette, 1988.

Ancelet Barry Jean, Musiciens Cadiens et Créoles, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1984
Atlas Allan W., The Wheatstone english Concertina in Victorian England, Oxford, Clarendon press, 1996 .
Azzola Marcel (avec Christian Mars), Marcel Azzola, Chauffe Marcel ! Paris, l’Archipel, 2006 .

Benetoux Thierry, L'accordéon & sa diversité sonore, Paris , auto édition, 2005

Benetoux Thierry, Comprendre et réparer votre accordéon, Paris, auto production, 2001 .

Berg Andersen Ulla , Steen Andersen Torben, Sindbilleder, En bog om spillemanden Thomas Thomsen, Danemark, 1992
Boone Hubert, L’accordéon et la basse aux pieds en Belgique , Louvain, Editions Peeters, 1993 .

Bouasse H. , Fouché M., Instruments à vent, Tome 1 (anches métalliques et membraneuses, tuyaux a anche et a bouche - orgue instruments a embouchure de cor, Paris, Librairie Delagrave, 1929

Bours Etienne, Hemptinne Pierre, Le monde en accordéon, itinèraires discographiques, Bruxelles, 1994.

Camblor Louis, L'accordéon en Bandoulière, Biarritz, L. Camblor, 1998
Coudert Florence, Photographies Pascal Rabot, 90 ans d’éruption de boutons, Jugeals-Nazareth, Mines de Rien, 2008

Cuneo Anne, Le piano du Pauvre, La vie de denise Letourneur musicienne, Suisse, Bertil Gallang, 1975.

Daigle Pierre V. , Tears, Love and laughter, Ville Platte, Swallow, 1972 .

Day Pierre, Une histoire de la Bolduc, Montréal, VLB éditeur, 1991.

Dewaele Roland, Au nord c'était l'accordéon !, Lille, la voix du Nord, 2000

Droin Pierre-Eric, Les bals de l'ogre, Echirolles, Editions Morelières, 2005.

Dunkel Maria, Bandonion und Konzertina, Emil Katzbichler, München-Salzburg, 1987.

Duleu Edouard, Ma vie sur un air d’accordéon, Paris, Michel Laffont, 1994.

Eichelbaum Edmundo, L'âge d'or du tango, Carlos Gardel, Paris , Denoël, 1984.

Faugeras Laurent, Accordéons de la java au jazz, Boulogne Billancourt, Du May, 2008.
Frati Zeilo, Beniamino Bugiolacchi, Marco Moroni, Paolo Picchio, Castelfidardo e la storia della fisarmonica, Italie, Castelfidardo, 1998 .
Galbiati Fermo, Nino Ciravegna, Le fisarmoniche, Italie,BE-MA editrice, 1987 .

Gasnault François, Guinguettes et lorettes, bals publics à Paris au XIXe siècles, Paris, Aubier, 1986 .
Gervasoni Pierre, L’accordéon, instrument du XXe siècle, Paris, Editions Mazo, 1986 .
Giannattasio Francesco, L’organetto, Italie, Bulzoni, 1979 .

Granger J.P., La parade des accordéonistes, Auto-édition, ?

Griolet Patrick, Cadjins et Créoles en Louisiane, Paris, Payot, 1986 .
Holzschuh A.,C. Herold, Mein Liederbuch, Trossingen, 1939 .


Horner Yvette, Du tour de France à l’opera musette, Paris, Filipacchi, 1987 .

Hohner, Hundert Jarhre Hohner,  Trossingen, Hohner, 1957.

Kjellström Birgit, Dragspel, Suede, Sohlmans, 1976 .
Lageat Robert avec Claude Dubois, Robert des Halles, Paris, jean Claude Lattès, 1980 .

Lechevallier Eric, La fabrique d'accordéon Maugein (1897-1999), archives départementales de Corrèze, Tulle, 2002
Lefevre André, Jean Segurel, le dernier troubadour, Paris, H. Dessain et Tolra, 1967 .
Lemenuel Jean-Claude, Saussey Dominique, Sur un air de …Guinguettes et dancings,Caen et alentours, 1920-1960, Cabourg, Cahiers du temps, 2002 .

Loddo Daniel, Marcel Bacou, l'accordéoniste d'angles, France, La Talvera 1985

Maggiolo Marcio Veloz, L'homme à l'accordéon, Paris, édition Anne Carrière, 2004

Mazard Claire, Jérémie Labsolu, L'espion du mercredi, Paris, Flamarion, 2003.

McNamara Christy, Woods Peter, Heartbeat of irish music, Dublin, O'Brien, 1997

Meynet Félix, Fantoué des Pnottas, techno musette party, Suisse, Editions des Pnottas, 2000


Monichon Pierre , L’accordéon, Suisse, Van de Velde / payot lausanne, 1985
Monichon Pierre , Petite histoire de l’accordéon, Paris, E.G.F.P., 1958 .
Monichon Pierre , L’accordéon, Paris, Presse universitaire de France, 1971 .

Musiciens Routiniers, Mariages & musiciens, Indre 1900/1950, Rennes, Musiciens routiniers Indre, ?

Nyhan Pat, Rollins Brian, Babb David, Let the good times roll !, Portland, Upbeat Books, 1997 .

Nahlbom Stig, Walter Andrew, Stora dragspeels boken, Stockolm, Lindquist, 1976.
Peguri Louis & Jean Mag, Du bouge … Au conservatoire, Paris, World-Press, 1950 .

Pena Manuel, The Texas-Mexican Conjunto, Austin, University of Texas, 1985.

Penon Arturo, Garcia Mendez Javier, petite histoire du bandonéon et du tango, Montréal, VLB editeur, 1986 .
Plaineau Charly, L’accordéon joue et gagne, Paris, J. Dahan, 1972 .

Pinguet Francis, un monde musical métissé, la revue musicale, Paris, éditions Richard-Masse, 1984

Proulx Annie, les crimes de l'accordéon, Paris, Grasset, 2004

Rocher Thérèse, Mallet Jean-François, Guinguettes, Suisse, Aubanel, 2006
Roth Ernst, L’accordéon schwyzois, Suisse, At Verlag, 1979

Sancin Pier Paolo, Il libro dell’armonica, Italie, Fasano Anna Maria, 1990 .

Savoy Ann Allen, Cajun music, a reflection of a people, Volume 1, Eunice, Bluebird Presse, 1984

Strologo Sandro, C'era una volta la fisarmonica, Italie, comune de camero, 2002

Svahn Thierry, L'historiologie aquardeonistique et harmonicienne appliqué, Auto production, 2005

Ternhag Gunnar, Spelmän i Dalarna, Almqvist & Wiksell, Uppsala, 1979
Thomas Pierre-Jean, Rue du Faubourg Sans Martin, Paris,  Pierre-Jean Thomas, 1998 .

Turbeaux Guy, Marie Jean Pierre, Aimable, Paris, edition Parisii, 2002

Vallely Fintan, Pigott Charlie, blooming Meadows, The world of Irish traditional Musicians, Dublin, Town house, 1980 .

Verstraete Charles, De l'Accordéon au Trombone, France, Charles Verstraete, 2000.

Wagner Christoph, Das akkordeon, Allemagne, Schott, 2001

Warnod André, Bals Cafés & cabarets, paris, Maison E. Figuière & Cie, 1913 .

 

Revues, Magazines

Accordéon diatonique, itinéraires bis, France, Famdt, 1997

 

 

 

Méthodes

Tombesi Roberto, Tesi Riccardo, L'organetto diatonico, Italie, Berben, 1993

 




A suivre …


 

Coup de soufflet sur zanzibar !

par Philippe Krümm

Culture Musical Club Zanzibar
(World Village / Harmonia Mundi)

Merci au Buena Vista Social Club. Car depuis l’avènement du “papy’s band” cubain, nombreux sont les producteurs qui traquent à travers le monde le club d’anciens musiciens à révéler. Avec le Culture Musical Club de Zanzibar créé en 1956, le producteur allemand Werner Graebner ne s’est pas trompé en allant dans l’océan Indien réaliser un nouvel album de l’important taarab. Le groupe prouve une fois de plus qu’il est vraiment bon. Nos amis anglophones (la pochette n’est pas traduite en français) sont depuis longtemps sensibles à la riche musique des clubs de l’archipel mythique. Connaissez-vous Said Mwinyi et Taimur Rukun ? Ce sont les deux accordéonistes touches piano du Club. L’accordéon est très présent dans les groupes. Il attaque souvent le premier, dès l’ouverture du morceau. Il ouvre le chemin pour les autres instrumentistes (percussions, quanun, oud, contrebasse, violons et chant soliste, souvent repris par des chœurs). Makam Faki, le chanteur le plus présent du disque, a rejoint le club au début des années 70. C’est dire s’il connaît le répertoire qu’il distille d’une belle voix, légèrement usée, mais tout en volupté. J’aurais une petite tendresse pour la chanteuse Rukia Ramadhani qui apparaît sur deux titres. Le nom de Zanzibar fait rêver et est synonyme de voyage, la musique est un complément. Il est vraiment facile de s’évader avec de belles images dans la tête. Il suffit de fermer les yeux et d’apprécier le calme la finesse et le rythme de l’historique Culture Musical Club .

ZE Calixto

par Philippe Krümm

Zé Calixto
Poeta da Sanfona
Baluarte/08

Zé fait partie des maîtres de la musique du Nordeste. Il est né en 1935 et, très tôt, il se fait remarquer comme un redoutable “sanfoneiro”. Son efficacité, son lyrisme sur son diatonique, sa “sanfona de oito baixos” pour interpréter les sambas, valses, xotes et bien sûr forrós le rendent vite célèbre. Il apparaît sous son nom dans vingt-six albums sous différents labels. Plus d’innombrables participations. Pour ce nouveau disque, il a un jeu toujours précis, tranquille. Il distille avec sensibilité les notes de son diato. Il faut dire qu’il est fort bien entouré  avec Valter (7 cordas : guitare à sept cordes), Durval Pereira et Carlinhos Calixto (percussions), Ubyratan (cavaqhinho), Nicolas Krassik (violon)… Pour ce disque hommage aux grands de la musique brésilienne (Sivuca, Luiz Gonzaga, Dominguinhos, etc.) dont, sans hésitation, on peut dire qu’il fait partie.
 

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