Le Ricaneur Masqué


Sergent Garcia : le boléro de travers

par Le Ricaneur Masqué Email

Cette fois, c’est le déguisement de trop ! Pourtant, jusqu’à présent, c’était tous les jours carnaval chez Sergent Garcia … On l’avait vu se grimer en rude boy à sa maman, en Che Guevara centriste ou en Indiana Jones de discothèque de banlieue et on s’était contenté de sourire avec indulgence. Mais le costume du latin lover, non, on ne peut pas le laisser l’endosser !


Quand, sur « Una y otra vez », son nouvel album, il attaque un boléro, on songe avec tristesse au pauvre Ibrahim Ferrer qui a dû attendre une vie entière avant d’enregistrer les classiques du genre. Il y a des dizaines de raisons d’interdire à Sergent Garcia d’enregistrer un boléro. Les plus évidentes ? Son manque de sensibilité, de sensualité. La plus horrible ? Son accent franchouillard absolument pas tonique, qui l’oblige à se traîner en bavouillant derrière le rythme, comme un caniche asthmatique lancé sur les traces d’une concierge bougonne.

 

Sergent Garcia


Au bout de trois interminables minutes, il revient au salsamuffin qu’il n’aurait jamais dû quitter et on est prêt à passer l’éponge. Patatras ! Le titre suivant s’ouvre sur les halètements d’une jeune femme dont on ne sait si elle est au bord de l’orgasme ou si elle pousse un wagonnet au fond d’une mine et, la voix étouffée par ses chaînes en or, le chanteur hoquète : « J’te jure, mon phone fait la gueule depuis ton départ ».


Décidément, en matière d’élégance latine, Sergent Garcia n’en est même pas encore au niveau de Guy Marchand. C’est dire !

 

1 commentaire

Commentaire de: jojo [Visiteur]
jojoc'est déjà fini?
j'aimais pourtant bien la mauvaise foi de ce blog.
redevenez (revenez) MÉCHANT!
16.10.11 @ 12:20