Samarra


Le grand retour de la Commune ? Entretien avec Eric Fournier.

par vservat Email

Le 25 mai dernier les « amis de la Commune » lançaient un appel pour monter au mur des Fédérés. Il était assorti d’une demande de réhabilitation des communards et appuyé d’une pétition se targuant d’avoir réuni plus de 10 000 signatures. Complété par une requête visant à laisser davantage de place à l’étude de la Commune dans les programmes scolaires, il se clôturait par ce slogan - qui est en partie le titre de votre ouvrage - « Conjuguons le passé au présent, la Commune n’est pas morte ! ».

 

Quelques temps auparavant, début mars, la Commune fait jaser le monde des politiques. Les unes (1) évoquent d’abord la possibilité de faire entrer Louise Michel au Panthéon . Dans la foulée et selon les attendus d’un calendrier très calibré pour la communication deux députés socialistes déposent le 18 mars un projet de résolution mémorielle pour faire reconnaître la Commune . Enfin, le 25 du mois d’avril, quelques 20 sénateurs entreprennent une démarche en tout point identique mais, cette fois-ci, à destination de l’assemblée dont ils sont issus.(2)

 

Publier dans cette temporalité un ouvrage intitulé « La Commune n’est pas morte ! » qui traite des usages politiques et mémoriels de ce moment unique de l’histoire du XIXème siècle relève-t-il totalement de la coïncidence ? Pour nous en parler, nous interrogeons, son auteur, Eric Fournier (3), à la fois sur ce vif intérêt pour la Commune, sur ce qu’était le projet des Communards et sur ceux qui dans le monde des arts ont su populariser et entretenir le souvenir des projets portés par les révolutionnaires parisiens.

 

1/ La couverture de votre livre « La Commune n’est pas morte !» est illustrée par Jacques Tardi. Avec son monumental « Cri du peuple » n’est il pas un de ceux qui ont sonné le grand retour de la Commune ?

Les quatre tomes du Cri du peuple, publiés entre 2001 et 2004, sont incontestablement un grand succès de librairie soulignant le retour de la Commune. Il est intéressant de noter que Tardi – militant libertaire, amoureux du Paris populaire, engagé dans les enjeux mémoriels de la Grande guerre – ne s’est intéressé finalement qu’assez tardivement à la Commune dans ses œuvres, ce qui souligne les discontinuités mémorielles de l’événement. En ce sens, il participe avec brio au retour de la Commune, plus qu’il n’est en l’initiateur démiurgique (encore un « retour » en histoire/mémoire !). Cette insurrection, après avoir presque disparue des mémoires militantes pendant les deux septennats de Mitterrand, connait une résurgence mémorielle dans la foulée du mouvement social de décembre 1995 que le philosophe Toni Négri a allusivement qualifié de « Commune de Paris sous la neige ». Et un an avant Tardi, la compagnie théâtrale « Jolie môme » monte le spectacle Barricade, joué depuis plus de 200 fois dans toute la France. Mais Tardi réussit le tour de force de raconter à la fois une histoire de la Commune, accessible à tous les publics, et de porter ses propres idées politiques libertaires. En ce sens, il réussit à articuler histoire et mémoire, se rapprochant de cette « fidélité de la mémoire » (Paul Ricœur) qui permet de la réconcilier avec l’histoire, en un horizon d’action.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2/ Comment interprétez vous cette frénésie actuelle autour de la Commune ? Vous semble-t-elle plutôt mue par l’envie de faire connaître cet épisode historique ou au contraire de l’instrumentaliser pour combler les vides du présent ?

 

Les manifestations du 140e anniversaire de la Commune en 2011 constituent un bon point d’observation. L’importance des commémorations a surpris bien des observateurs tant par la multiplicité des manifestations que par l’intérêt soutenu d’un public divers. Trois éléments d’explications peuvent être avancés pour expliquer ce retour. Le premier n’est pas politique. La Commune, qui tendait à n’être qu’un vague nom, est redécouverte dans son originalité, comme un moment haut en couleur de l’histoire parisienne, et suscite, tout simplement, intérêt et curiosité. Ce point est essentiel. De plus, lors des présentations de mon ouvrage, j’ai constaté que cette curiosité pour un événement finalement assez peu connu s’accompagnait d’une curiosité presque aussi forte pour sa puissante résonance mémorielle.

 

Deuxièmement, la Commune interpelle une gauche qui se recompose, recherche – pour une partie d’entre elle – une nouvelle détermination, une nouvelle radicalité, veut renouer avec l’utopie.

 

Troisièmement, depuis 2007, la dérive droitière de l’UMP se traduit par l’évocation d’un imaginaire historique des plus réactionnaires. Les usages de l’histoire redeviennent un enjeu politique majeur et la Commune est à nouveau mobilisée face au retour des discours nationalistes ou cléricaux. La gigantesque manifestation organisée par le Front de Gauche le 18 mars 2012, lors de la campagne présidentielle, illustre parfaitement cette (re)découverte de la Commune par la gauche radicale.

 

Troisièmement, la Commune fut une révolution parisienne. Un Paris aujourd’hui sous tension, qui se vide de ses catégories populaires plus sûrement que sous Haussmann. Ceci peut, peut-être, contribuer au regain d’intérêt pour la Commune, mais mériterait une analyse plus fouillée.

 

Voilà pour la gauche, mais n’oublions pas que l’extrême droite identitaire – prolongeant ainsi la récupération de la Commune par l’extrême droite ultranationaliste du XIXe siècle (les boulangistes comptaient d’anciens communards blanquistes passés à l’extrême-droite par exemple) puis par le fascisme français des années trente – intègre, de façon monstrueuse et délirante, la Commune à son panthéon chimérique. En 1944, Jacques Doriot n’hésite pas à associer « les morts de 1871 et ceux du front de l’est », les communards à la division Charlemagne !

 

Je ne sais pas s’il y a une « frénésie » actuelle autour de la Commune, mais ce qui est certain c’est que celle-ci pourrait surgir à tout moment, dans les prochaines semaines. Juste après la publication de mon livre, la gauche au pouvoir redécouvre spectaculairement 1871. Et je tiens à préciser que je n’en suis pas responsable ! L’initiative vient d’en haut. Dès le 9 mars, le gouvernement teste la possibilité d’une panthéonisation de Louise Michel, parmi d’autres candidates. Le 8 avril, plus d’une centaine de députés socialistes déposent une résolution à l’Assemblée nationale pour « rendre justice aux victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871 ». Le 25 avril, les sénateurs communistes déposent leur propre résolution mémorielle « pour la réhabilitation de la Commune et des communards » en proposant l’instauration d’une journée nationale de commémoration de la Commune. La situation est inédite. Deux initiatives parlementaires relatives aux usages de l’histoire, proches mais non réductibles l’une à l’autre, entrent en résonance, sinon en concurrence. Or, une résolution est débattue en séance avant d’être votée. Quelle seront les réactions de la droite, qui depuis qu’elle est dans l’opposition, a régulièrement montré sa capacité à abandonner toute décence ? Quelles figures mobilisera-t-elle face à ce retour de la Commune ? L’orgie rouge des versaillais ? Le débat risque d’être fiévreux, alors même que ces initiatives mémorielles sont finalement résolument consensuelles et posent un problème aussi historiographique que politique, précisément du fait de cette visée consensuelle. La Commune évoquée ici est arrachée à la singularité de sa situation historique propre pour venir renforcer une république aussi vague qu’immanente, elle-même en apesanteur, extraite de l’épaisseur des temporalités. A les écouter, la Commune n’est plus un « sphinx libertaire » mais est enrôlée au service de la téléologie républicaine. Or, passée au tamis de la Commune, la république dessine des lignes de ruptures, apparaît sous ses différentes formes, historiquement situées et conflictuelles. L’usage mémoriel de la Commune proposée par la gauche au pouvoir dessine inversement en creux l’image simpliste d’une république « toujours déjà consensuelle », figure d’un récit se substituant à un roman national désormais intenable dans sa célébration d’une « France toujours déjà-là » (Suzanne Citron). Il y a donc ici une volonté d’instrumentaliser une référence de radicalité au profit d’un mol imaginaire unanimiste.

 

 

3/ La Commune n’est pas morte car, vous le rappelez dans votre ouvrage, et l’actualité le confirme, elle est encore l’objet de débats publics vifs. Les échanges sont ils aussi animés du côté des historiens ? Le regain d’intérêt pour la Commune se traduit-il aussi par de nouvelles publications qui renouvellent la compréhension de cette courte mais riche période ?

 

 

Les débats sont globalement apaisés entre des historiens qui s’accordent aujourd’hui autour des pistes ouvertes par Jacques Rougerie dans les années 60 : celle d’une Commune rendue à elle-même, une Commune « crépuscule » des révolutions du XIXe siècle, une Commune à la croisée des chemins, clôturant ce siècle des possibles, ce qui lui donne sa force de questionnement et sa complexité.

 

 

Cette distance critique affirmée et l’autonomie croissante à l’égard des usages politiques ont mis l’effet de sidération à distance, sauf peut-être sur un point absolument central : le nombre précis des victimes de la « semaine sanglante ». C’est sur cette dernière question sensible que s’est penché récemment Robert Tombs, le spécialiste anglais de la Commune auteur d’un ouvrage pionnier sur l’armée de Versailles (La guerre contre Paris, traduit par Aubier) et d’une remarquable synthèse sur la Commune (The Paris Commune 1871, en cours de traduction par les éditions Libertalia). Au terme d’une analyse convaincante, il estime que si la « semaine sanglante » reste « le pire épisode de violence contre des civils en Europe occidentale entre les révolutions françaises et russes », son bilan doit être révisé à la baisse, entre 5700 et 7400 morts au lieu de 15 000 à 30 000 victimes. Une telle affirmation a suscité des débats parfois vigoureux et souvent productifs, mais n’a pas suscité un émoi important hors du cercle des historiens. Imaginons un seul instant, hypothèse anachronique, qu’un tel article ait été publié en 1936 ou en 1971. L’historien anglais aurait été vraisemblablement confronté à une violente levée de boucliers, assimilé à un perfide versaillais monarchiste (sinon à un fasciste ou à un impérialiste) et instamment prié d’aller compter les moutons le long du mur d’Hadrien, plutôt que les communards au Mur des fédérés. Rien de tel ne s’est produit à l’heure actuelle, ce qui souligne que la Commune reste un objet chaud, mais dont l’histoire est effectivement apaisée. Les plus dubitatifs se demandent malgré tout : à quoi bon recompter les morts ? Or, telle est l’une des priorités du métier d’historien : établir la matérialité des faits, pour ensuite évaluer plus précisément comment la construction des mémoires et les usages politiques du passé mettent en récit l’événement.

 

 

 

Une nouvelle génération d’historiens, à laquelle j’appartiens, se penche sur la Commune depuis la fin des années 1990, après plus de 10 ans de désintérêt pour l’événement. Lorsque j’ai commencé ma thèse sur les ruines de la Commune en 1998 (4), seule Laure Godineau travaillait sur le sujet en soutenant une thèse sur le retour d’exil des communards. Aujourd’hui Quentin Deluermoz a lancé un vaste chantier sur l’historicité de la Commune (comment les communards s’inscrivent dans l’histoire) après avoir accordé une place de choix à la Commune dans son livre Le Crépuscule des révolutions ? 1848-1871 publié cette année au Seuil. Parmi les plus jeunes historiens, plusieurs travaillent sur l’insurrection dans le cadre de Masters. Florent Coulon travaille sur le corps médical, Thomas Fazan sur les représentations communardes de leurs ennemis versaillais, et Masaï Mejaz, après un M1 remarqué sur les frontières de la Commune, approfondit cette thématique avec la thèse comme horizon. L’histoire de la Commune est aujourd’hui à nouveau très dynamique, ce que nous avons pu constater lors du colloque de Narbonne en 2011 (organisé par Laure Godineau et Marc César) .

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4/ Selon vous, les productions artistiques ont-elles participé à ce regain d’intérêt pour la Commune et son histoire ? Quelles sont celles qui ont particulièrement permis de la remettre dans le paysage ?

 

Oui bien sûr, mais avec un impact difficile à évaluer précisément. Tardi et la Compagnie Jolie Môme ont eu un succès important, mais pas le film de Peter Watkins, La Commune (Paris, 1871), un film à tout point de vue hors normes, ne serait-ce que par sa durée : 5 heures 45 minutes dans sa version complète, 3 h 30 dans sa version courte ! Il a été tourné avec des acteurs non-professionnels, pour la plupart issus du quartier Popincourt (un des foyers de la Commune) et engagés dans les mouvements sociaux ou associatifs. Watkins leur laisse une grande autonomie et leur demande de préparer leur rôle, d’effectuer eux-mêmes des recherches historiques. S’ensuivent, lors du tournage, des débats divers sur le sens de la Commune, que Watkins filme et intègre au montage final. Ce faisant, ce film évoque avec acuité ce que fut la Commune : une expérience parisienne singulière, portée par une forme de démocratie directe, par une effervescence souvent productive, parfois désordonnée ; un moment où les acteurs se dirigent eux-mêmes, souverainement, et ne laissent pas à d’autres le monopole de la représentation, que ce soit les acteurs politiques de 1871… ou ceux de cinéma en 2000. Si ce film n’a eu aucun succès public, il a bénéficié d’une forte visibilité médiatique car il fut l’objet de vives controverses dans la presse. Le critique cinéma du Monde a éreinté le film par exemple en le jugeant trop marxiste. Ce qui est un contre-sens puisque Watkins interroge la Commune comme étant « questionnement libertaire de la démocratie » selon la belle formule de Jacques Rougerie. Cette anecdote souligne que la Commune a encore aujourd’hui une puissante capacité à défier les catégorisations admises.

 

 

 



5/ Le 25 mai, comme à l’accoutumée, c’est au mur des Fédérés que l’on évoque®a la Commune. Pourtant le 19 mars dernier une grande banderole ensanglantée était déployée au pied du Sacré-Cœur sur laquelle on pouvait lire : "Peuple de Paris, Souviens toi du sang versé, En 1871, Pour la liberté !" (http://you.leparisien.fr/youx/2011/03/19/commemoration-de-la-commune-de-paris-au-sacre-coeur-7215.html?file=15089#images#images). Comment expliquer ce paradoxe qui fait qu’on se remémore la Commune systématiquement sur les lieux de son écrasement et non en ceux de son éclosion ?

 

Attention, l’événement auquel vous faîtes allusion est un happening du projet Apache, un groupuscule identitaire parisien. S’ils ont été sur la Butte Montmartre au lieu de se plier au rituel de la montée au Mur des fédérés c’est tout simplement parce que l’extrême-droite, passée et présente, ne peut pas monter au Mur, ce lieu de mémoire révolutionnaire, sans risquer son intégrité physique. Ils se sont donc repliés sur la Butte, nuitamment, ce qui est moins risqué. Cette banderole ne délivre qu’une partie du message identitaire, qui se plaît à répéter que la « République des bâtards est née du sang des communards ». Les communards sont ainsi réduits à des victimes passives qui ont comme fonction de flétrir la république libérale. C’est exactement le même message que celui de Brasillach dans les années Trente.

 

Mais revenons aux principaux acteurs de la mémoire communarde, les groupes révolutionnaires. Avant 1880, les timides commémorations de la Commune insistent plus sur l’espoir de Mars que sur le martyr de mai, sans se référer à un lieu précis. Après 1880, lorsque les communards sont revenus d’exil, la montée au Mur des fédérés s’inscrit dans le répertoire d’action militant du XIXe siècle : les manifestations ne sont pas autorisés, mais l’hommage aux morts est toléré par la Police. Et c’est ainsi que le Mur s’impose. Par ailleurs la martyrologie est le point commun réunissant d’anciens communards prompts à se diviser et permet d’accabler la violence des vainqueurs. La montée au Mur traverse les temps également parce que le martyr des communards, à la différence de leur programme, résiste à l’anachronisme, un anachronisme rapide. Dès les années 1880, la nouvelle génération socialiste, qui s’est reconstruite sans les exilés, peine à comprendre ces anciens combattants du premier XIXe siècle ! Reste donc le sacrifice héroïque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, lorsque les communistes imposent leur hégémonie mémorielle sur la Commune, le martyr des insurgés leur permet d’appeler à la venger (dixit Trotski en 1921 : « La Commune a été faible. Pour achever son œuvre, nous sommes devenus forts. On a écrasé la Commune. Nous portons coup sur coup à ses bourreaux. La Commune, nous la vengeons, et nous prenons sa revanche ») et de rappeler ce qui arrive si on ne suit pas les méthodes léninistes. La Commune était clémente et pas assez discipliné, à la différence de l’avant-garde du prolétariat à qui il appartient de venger ces fédérés « montés à l’assaut du ciel » (Marx) avant de tomber sous les balles versaillaises.

 

Notes : 

(1) L’idée est lancée par la ministre des droits de la femme, N. Vallaud-Belkacem le 8 mars dernier et reprise dans cet article du Monde :http://www.lemonde.fr/societe/chat/2013/03/07/egalite-femmes-hommes-posez-vos-questions-a-najat-vallaud-belkacem_1844872_3224.html

(2) Pour une analyse de ces différentes initiatives lire Eric Fournier dans cet article : http://aggiornamento.hypotheses.org/1381

(3) Eric Fournier est historien et professeur d’histoire en lycée. Il a publié avant ce travail sur la Commune, un livre passionnant aux éditions LIbertalia, "La cité du sang, les bouchers de la Vilette contre Dreyfus" ainsi que "La belle juive, d’Ivanohé à la Shoah", champs Vallon, 2012

(4) Eric Fournier "Paris en ruines", Imago, 2008.

 

Un merci appuyé  à Eric Fournier de nous avoir entrainés dans les méandres passés et présents de l’histoire de la Commune qui est décidemment bien vivante.

 

Pour clore cet entretien ne dérogeons pas à cette tradition de la playlist évoquant la vivacité de la Commune. Faisons un pas de côté et évitons les souvent très belles chansons politico-mémorielles composées pendant un siècle, d’Eugène Pottier à Jean Ferrat.

Pour quelque chose de plus énergique, de plus présent, de plus disruptif, à l’image de la Commune donc, et par rapport à mes propres gouts musicaux, qui ne sont pas très académiques, je propose London Calling des Clash, évidemment ! et   « Ainsi squattent-ils » des Beruriers noirs.

Pour rappeler à l’actuelle mairie de Paris la dissonance qui consiste à honorer la Commune tout en menant une lutte sans merci contre les squats ! « Vive le feu » des mêmes Beruriers noirs Pour ne pas oublier la rationalité des communards incendiant la ville, leur ville, en mêlant fête de souveraineté, lutte à outrance et testament politique.

"Pour finir, un titre du groupe punk UK Subs, en hommage à la reconquête de la ville par elle-même, à une démocratie urbaine au ras du pavé ("Reclaim the streets") et la reprise d’une vieille chanson antimilitariste irlandaise par les Dropkick Murphys ("Johnny I Harly knew ya"), en écho à la démolition de la colonne Vendôme comme symbole du militarisme par des citoyens insurgés en armes, ce qui peut sembler paradoxal mais ne l’était pas pour les fédérés". 

 

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