Samarra


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Afrika Bambaataa (+ Dee Nasty) en concert !

par Aug Email

 

 

 

 

Vous connaissez Afrika Bambaataa ? Allez, un petit effort. Si vous suivez ce blog, vous l'avez sûrement déjà croisé. Bambaataa est une figure essentielle du Hip-Hop qui est plutôt méconnue par les plus jeunes. Il fut, dans les années 1970, le fondateur de la Zulu Nation et le théoricien des "4 éléments" constitutifs du Hip-Hop (breakdance, deejaying, emceeing, graf). Avec DJ Kool Herc et Grandmaster Flash, il en est l'un des trois parrains. Si Herc se distinguait par la puissance de son sound system et Flash par son savoir-faire technique, Bam avait pour lui sa philosophie et sa connaissance des breaks les plus aptes à satisfaire l'envie de danser des b-boys. Il les dénichait dans des vyniles piochés dans des genres musicaux très différents (electro, funk, soul,...).

En résumé, une fois qu'on a vu Bam faire cracher ses platines entouré par deux jeunes MC pleins de talent, on se dit que désormais on peut mourir en paix... C'est un peu ce qui m'est arrivé il y a quelques jours à l'Autre Canal, scène nancéenne à la programmation très alléchante.

 

En première partie, l'histoire était également au rendez-vous puisque le DJ n'était autre que Dee Nasty, l'un des premiers à mixer du hip-hop en France au début des années 1980. Il fut d'ailleurs intronisé Zulu King par Bambaataa durant cette période. Il me semble qu' à cette occasion, j'ai réussi à "capturer" sur la pellicule l'esprit du Hip-Hop... Regardez plutôt la photo ci-dessus : Dee Nasty reçoit d'un autre DJ (grand amateur de A Tribe Called Quest et Guru) qui a démarré la soirée un casque. Non, rassurez-vous, je ne suis pas devenu mystique, mais la photo me plaît bien !

J'ai même été invité à monter sur scène, rassurez-vous encore, pas pour faire un cours d'histoire du Hip-Hop mais juste pour crier bien fort dans le micro !

 

Pour en savoir plus sur Afrika Bambaataa et écouter quelques uns de ses titres, retrouvez le premier épisode de la petite histoire du rap.

 Voici un petit aperçu de ce concert en photos (dont quelques unes fournies par Nath que je remercie) et vidéos :

 

 

 

 


Dee Nasty remixe R.E.S.P.E.C.T d'Aretha Franklin
envoyé par augris

 

 


Dee Nasty mixe sur fond de "Funky Drummer" de James Brown
envoyé par augris.

 


Afrika Bambaataa en concert à Nancy !
envoyé par augris.

 


Le Sex machine de James Brown revisité par Afrika Bambaataa
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Afrika Bambaataa en concert à Nancy avec 2 MC !
envoyé par augris.

 


Afrika Bambaataa : "Planet Rock" version 2010
envoyé par augris.

 

 


Afrika Bambaataa et Dee Nasty en concert à Nancy !
envoyé par augris. - Regardez d'autres vidéos de musique.


 

 

Oxmo Puccino au NJP : "Hé, ouais !"

par Aug Email

Petit cadeau pour les fidèles de Samarra, une vidéo d'un titre peu connu d'Oxmo Puccino : "Hé, ouais !". Il s'agit d'un titre produit par DJ Cream pour une mixtape. Cette version a été interprétée la semaine dernière par Oxmo au Nancy Jazz Pulsations. J'ai eu la chance d'assister à ce concert oxceptionnel où le flow du "Cactus de Sibérie", ses textes et sa présence sur scène ont fait mouche.
 
 
 

Oxmo Puccino n'est pas un nouveau venu dans le game. Né en 1974 au Mali, il s'appelle alors Abdulaï Diarra. Il arrive en 1979 à Paris, dans le XIXème. Pour ne pas sombrer dans la délinquance, il choisit le rap. Il est d'abord bassiste, rencontre Ali de Lunatic et fait partie du collectif Time Bomb.

En 1998, son album solo Opéra Puccino connaît le succès. En 2001, moins de succès avec L'amour est mort. Mais Oxmo tient à sa liberté, quitte à déstabiliser ses fans. Avec "Le tango des belles dames" et "A ton enterrement" (avec Dany Dan), il signe des titres plein d'audace. En 2004, Le cactus de Sibérie contient quelques tubes comme la chanson-titre, le fameux "J'ai mal au mic" ("c"est du son qui coule dans mes veines...") et "On danse pas" qui est toujours aussi efficace en concert. Cette première période est marquée par son association avec DJ Cream qui produit bon nombre de ses tubes.

A partir de 2006, Oxmo utilise davantage les instruments plutôt que la platine et se tourne vers des musiciens de jazz qui se font appeler les jazzbastards (Vincent Taurelle au piano, Vincent Taeger aux percussions et Ludovic Bruni à la guitare). Ce mariage entre rap et jazz sur fond d'histoires de gangsters à l'ancienne donnent à Lipopette Bar une saveur particulière qui lui donnent une audience au-delà de son public traditionnel.

En 2009, L'arme de paix consacre un artiste original et un poète hors-pair.

 

Voici une petite sélection de titres d'Oxmo Puccino :

 

Découvrez la playlist Oxmo Puccino avec Oxmo Puccino
 
Voici un entretien réalisé par l'équipe du NJP avec des extraits du concert :