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Le Rap de la Nouvelle-Orléans : Entretien avec Jean-Pierre Labarthe

par Aug Email

 Si je vous dis Hip-Hop et Nouvelle-Orléans, cela ne vous évoque sans doute pas grand chose. Les plus affûtés d'entre vous me diront peut être Lil' Wayne ou Bounce, mais guère plus. Pour tenter d'y voir plus clair et faire connaissance avec la scène rap de Big Easy (l'un des surnoms de la ville), nous avons demandé à l'un des spécialistes français sur ce sujet de nous servir de guide. Jean-Pierre Labarthe a en effet publié un livre sur l'histoire musicale de la ville et en prépare actuellement un autre sur la scène rap de "Nawlins".

 

Cette scène rap a connu une renommée au niveau national et international à partir des années 1990 avec le succès du "bounce".   Selon un autre spécialsite, Nick Cohn, le bounce est un style de musique au départ basé sur l'appel-réponse des chants indiens du Mardi-Gras. Son rythme est basé sur le Triggerman beat détourné du classique "Drag Rap" des Showboys. Le tout épicé par des aboiements, une ligne de basse typique des second lines, et du funk de la Nouvelle-Orléans. Il combine donc différentes traditions musicales de la ville tout en s'inscrivant dans le mouvement hip-hop,. Bien sûr, d'autre styles de rap existent à Nola mais le bounce domine, plus de 20 ans après son apparition.  Le rap  de la ville n'est pas "conscient" au sens de Public Enemy ou KRS-One, mais il a des choses à nous dire sur ce qu'est la vie ou la survie d'un jeune "niggaz" dans une ville en déclin depuis des décennies et ravagée par un ouragan sans prédédent en 2005. Avant de découvrir les morceaux emblématiques et des liens, revenons donc avec Jean-Pierre Labarthe sur l'histoire du rap à Nola.

 

 

 

  1. Quand émerge la scène rap de la Nouvelle-Orléans et dans quel contexte?

 

La culture hip hop est bien née à New York et s'est répandue rapidement à travers le pays. La Nouvelle-Orléans n'est pas épargnée par ce mouvement culturel et artistique apparu dans le South Bronx, loin s'en faut ! Nous sommes en 1984, les premiers bourgeons rap viennent d'éclore grâce à l'alliance de jeunes artistes tels que DJ Mannie Fresh, Mia X ou DJ Wop, lesquels, épaulés par le transfuge new yorkais Denny Dee, viennent de former le premier crew de rap à La Nouvelle-Orléans : New York Incorporated. Du côté de la production discographique, on peut dire qu'elle s'élabore pas à pas. Rien de comparable avec le foisonnement vinylique du nord-est du pays, dans le Sud on compte les sous que l'on doit sortir de sa poche et « We Destroy » est un de ces 12‘’ séminaux réalisé par le Ninja Crew de Sporty T (4 Sight records, 1986) qui véhicule son petit buzz local. Patience et endurance sont à l'ordre du jour! Pour preuve, il va falloir attendre 1989 pour voir DJ Mannie Fresh et MC Gregory D réaliser un authentique album de rap: D Rules The Nation !

 

 

 

  1. Quels en sont alors les têtes d'affiche?

 

Les têtes d'affiches sont les précités DJ Mannie Fresh, Mia X, DJ Wop, Sporty-T mais aussi et surtout Gregory D qui accomplissent un hip hop directement influencé par la côte Est. A partir de 1991/1992, hormis MC Thick et Tim Smooth de West Bank, la grande majorité des artistes surfent sur la vague hédoniste du Bounce: MC Heavy (Gangster Walk), Black Menace (Going Off), 3-9 Posse (Ask Them Hoes), MC J'Ro'J (Let's Jump), Bust Down (Nasty Bitch), Daddy Yo (I'm Not Yo Trick Daddy), Ice Mike (Bring Da Heat), Lil Slim (Bounce Slide Ride), DJ Jimi (Where They At?), Joe Blakk (It Ain’t Where Ya From), Juvenile (Bounce For The Juvenile), Da Sha Ra (Still Bootin' Up) etc...
 

 

  1. Quel est le rapport des rappeurs de la N.O. au passé musical et au patrimoine de la ville?

 

Le Bounce vient des différents housing projects (Magnolia [Photo ci-contre], St Bernard, Lafitte, Iberville, St Thomas, Calliope, Melpomene) et résulte d’un métissage culturel typiquement local. En vérité, le côté fusionnel du Bounce n’a rien d’extravagant lorsqu'on regarde le passé musical de la ville. Au préalable les artistes emblématiques tels que Jelly Roll Morton, Professor Longhair puis les Funky Meters ont su au mieux dans leurs styles respectifs explorer les privilèges d’une pareille situation géographique pour construire un schéma musical totalement hybride, systématiquement en adéquation avec le foisonnement ethnique de la cité portuaire.
En ce qui concerne les danses, vu que La Nouvelle-Orléans alias « La ville aux mille danses » était une des rares villes américaines où le vaudou était toujours vivace avant Katrina, les secousses corporelles du Bounce peuvent par moment évoquer la transe cultuelle voire certaines danses africaines comme la Mapoula Dance en provenance de la Côte d'Ivoire. Lors des block ou teen parties se sont les inévitables deejay’s qui intiment l’ordre à leur auditoire de suivre un protocole qui dicte les diverses façons d’appréhender le twerk (danser sur du Bounce). Le roi du twerk n'est autre que DJ Jubilee (Take Fo' records), il vient de St Thomas et a composé de multiples variantes qui permettent aux danseurs d’épancher leur soif de défoulement à la faveur des Walk the dog, Tiddy boppin’, Ride the bike, Hop in a circle, Do the sissy walk, Do the nikki, Do the Jubilee all, Penis poppin’, Stick your booty out, Shake it like a dog….

Au niveau musical, tous accomplis autour de 1992/93: "Bounce ! Baby, Bounce !" par Everlasting Hitman, "Ya’ll Holla" par Ricky B, "Get it Girl" par Warren Mayes, "Bounce Slide Ride" par Lil’ Slim et "Second Line Jump" par 2Blakk véhiculent une production digitale bon marché boostée par le sempiternel sousaphone des fanfares. Cette alchimie singulière qui confond passé et présent, tradition et innovation cristallise l’évolution sociale de Big Easy au cours des années 80, une décennie qui a vu la classe ouvrière afro-orléanaise péricliter suite à la raréfaction des opportunités qu’offrait jusque là le business du pétrole. En effet, ayant fini par se reporter sur l’activité réfrénée du port, la diminution des industries extractives condamne la masse dite laborieuse à un statut végétatif avilissant, décuplant par la même occasion ce besoin d’épanchement affiché par la jeunesse à travers le hip hop, mais entérinant une criminalité sidérante principalement liée au business de la drogue régenté par les gangs de la ville. Entre temps, la métropole a fini par faire du tourisme son ambition nouvelle.

 

 

  1. L'ouragan Katrina a-t-il changé la donne? Où en est le rap de Nola en 2011?

 

Suite à l'intrusion catastrophique de Katrina, l'exode forcé vers Atlanta, Miami, Houston, Baton Rouge etc... privilégié par la grande majorité des rappeurs et producteurs, car sensé leur apporter un avenir professionnel assurément meilleur, a été culturellement et sans nul doute artistiquement catastrophique. Néanmoins, réapparu plus essentiel que jamais du cumul des gravats qui jonche la cité, le combat Bounce est à nouveau à l'ordre du jour. Hormis que le rétablissement de la ville passe impérativement par la réappropriation de son patrimoine musical, on peut avancer que le lent rétablissement a été renforcé par le fait que le Bounce a joué un rôle primordial dans la reconstruction de l'identité collective de la communauté noire locale épouvantablement fragmentée par l'intrusion de l'ouragan.



A un moment où le rap mainstream déclamé par les jeunes Curren$y, Corner Boy P, Gudda Gudda ou Kidd Kidd (alias Nutt Da Kidd) oriente à nouveau les projecteurs sur la ville endeuillée, rien ne semble réfréner l'ardeur vengeresse des emcee's de l'underground. Pour preuve, l'anathème « Fuck Katrina and fuck Rita! » placardé sur la pochette de la compilation Bouncedown Volume 4 traduit le prosaïsme avec lequel les artistes Peacachoo, Gotty Boy Chris, Kilo, 10th Ward Buck, South Rakas Crew, 5th Ward Weebie, DJ Money Fresh, Hot Boy Ronald... ont décidé de malmener verbalement les ouragans, sous couvert de s'en prendre aux complices bureaucratiques de George W. Bush à cet instant encore en place à la Maison Blanche!
On peut affirmer que le Bounce se défend de tout individualisme ou cloisonnement communautaire. Katey Red (photo ci-contre), un (e) artiste transsexuel(le) qui est actuellement une notoriété très respectée du genre prouve soir après soir le caractère altruiste de ses intentions, c'est à dire rassembler pour une fête sans égal les gens que la bonne société capitaliste a pris le soin de séparer. Car à l'instar des bars gays de l'underground new yorkais des années 70 d'où émergea la fusion musicale homo érotique dite disco, les clubs Ceasar's, Da Chatroom et The Venue sont - toutes proportions gardées - les sites cruciaux de Big Easy où s'opèrent une vivifiante libération cathartique. La teneur chaleureuse du sissy bounce a ce pouvoir d'annihiler comme le fit la disco-funk en son temps les critères raciaux, professionnels ou bien sexuels. Du moins le temps de la performance!

 

 

  1. 8 titres pour retracer l'histoire du rap à la Nouvelle-Orléans.

 

1>> Gregory D & Mannie Fresh - « Buck Jump Time » - 1990
Exemple type du Bounce du début des années 90 par l'un des pygmalions du emceeing à Nola, Gregory D, et le futur producteur du célèbre label Cash Money, Mannie Fresh. Le mix s'approprie le beat digital de « Drap Rap (Triggerman) » des Showboyz (1986) mais aussi le pouls des fanfares locales.

2>> MC T.T.Tucker & DJ Irv - « Where Dey At » - 1991

Le premier vrai hit Bounce de la ville qui absorbe une fois de plus « Drap Rap (Triggerman) » des Showboyz. Le titre ne véhicule aucune philosophie particulière si ce n'est celle de faire danser les homies. Ce sample sera utilisé jusqu'à plus soif par les deejays de la Nouvelle-Orléans. A Memphis (Tennessee), c'est DJ Spanish Fly et quelques autres qui s'en emparent, s'en servant notamment pour établir la base rythmique du « gangsta walk » - un genre de breakdance locale.

3>> U.N.L.V. - « Drag'em Tru The River » - 1996
Titre emblématique de l'évolution du rap et des mentalités. L'émancipation féconde des côtes Est et Ouest poussent les labels locaux a réévaluer leur style. Les choses évoluent à la vitesse grand V dans le rap et les patrons des différents labels ont installé le débat sur le terrain glissant de la provocation. Le succès et l'argent attisent les ambitions, aussi une rude compétition est de mise entre les différents labels qui se titillent verbalement par artistes interposés. Il s'agit ici d'un des plus violents « diss » de l'histoire du rap à la Nouvelle-Orléans. Les poulains du label Cash Money records, le trio U.N.L.V., n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour acculer le valeureux Mystikal (Big Boy records) dans le cordes du rap game et le rouer de coups. Mystikal répondra avec son mordant habituel via « Here I Go (Back From Tha River)» à l'agressivité manifeste du trio U.N.L.V. qui va être dérouté de son ascension fulgurante par la perte d'un de ses membres, Yella Boyee, assassiné en cette même année 1996 dans de mystérieuses circonstances.



4>> Master P - « Mr Ice Cream Man » feat. Silkk The Shocker & Mia X - 1996
Percy Miller alias Master P est le producteur providentiel qui va changer à tout jamais la donne dans le Sud. Rappeur plutôt insignifiant, c'est surtout en tant qu'homme d'affaire qu'il excelle. Travailleur acharné, armé d'une stratégie commerciale solide et à la tête d'un crew soudé, il va faire de son label No' Limit, fondé en 1990, une machine a récolter les disques d'or et de platine. Son ascension est si éblouissante qu'il figure rapidement en tête du box-office dressé par le magazine Fortune des plus grandes fortunes des moins de 40 ans. Son déclin sera aussi fulgurant que le fut sa réussite. Reste «Mr. Ice Cream Man » scandé avec son frère Sillk The Shocker, une pépite old school qui n'a plus le lustre d'antan mais qui cristallise l'émergence du rap parvenu et scintillant au niveau national!

 



5>> Juvenile - « Ha » - 1998

Juvenile vient lui aussi de la scène Bounce. D'ailleurs il a composé avec DJ Jimi un Bounce qui figure désormais au Panthéon des classiques du genre: « Bounce For The Juvenile » (1991). Il intègre le label Cash Money aux alentours de 1996 et réalise dans la foulée deux albums – Solja Rag en 1997 et 400 Degreez en 1998. C'est le bouche à oreille qui fait décoller 400 Degreez. L'effet boule de neige est tel, que l'album va devenir la meilleure vente jamais réalisé par le label (4 millions d'exemplaires vendus). Les charts nationaux retiennent deux hits « Back That Azz Up » et surtout « Ha» qui valide un phénoménal « off beat flow » plus un vrai pot-pourri des jargons ethniques de la Nouvelle-Orléans...

 



6>> B.G. feat. Big Tymers & Hot Boys « Bling Bling » - 1999


Le terme Bling bling qui n'était au départ qu'un idiotisme parmi tant d'autres trouvé par l'un des quatre Hot Boys de Cash Money, Lil' Wayne pour désigner son pendentif doré, est devenu une expression qui fait désormais parti du langage populaire universel.
Pas d'erreur possible. Revoir la vidéo du titre « Bling Bling » vomissant un inventaire de biens matériels allant de l’hélicoptère, à la voiture de luxe en passant par le hors-bord, est une épreuve en soi. Donc tout est parti de là, mais ce n'est pas tout! A cet instant, au grand dam des puristes, des militants hip-hop du Nord, les parvenus de Cash Money ont commis un crime de lèse-majesté. Lequel? Celui de travestir l’éthique à la fois subversive et unificatrice des pionniers de l'electro funk rap des années 80 pour se vautrer dans la gaudriole. Et ça barde!
Déambulant sur l’up tempo sudiste serti de synthétiseurs distordus, de toutes ces polémiques, B.G. n’en a cure. Le clip le montre, entre arrogance et nonchalance, la bouche sertie d’or, louangeant l’arrivisme outrancier dans toute sa splendeur. A juste titre, B.G. & C° signent là une des plus belles paraboles existentialistes du hip hop moderne en prenant l'establishment du disque à son propre jeu: En effet, dans le Sud, qui à cet instant précis n'a pas succombé à la fièvre du « bling rap »?

 



7>> Mystikal « Bouncin' Back (Bumpin Me Against The Wall) » – 2001

Son aventure guerrière dans le Golfe n'a rien changé à sa prime revendication. Le Bounce n'aura jamais les faveurs de Mystikal, un genre de rhétorique que lui-même et le boss de Big Boy records, son premier label officiel, qualifient de primaire, plutôt rébarbatif. Son style s'oriente très vite vers le funk/rap, une façon de s'épancher dont il maitrise tous les éléments: la grandiloquence, l'énergie, la hargne gutturale héritée de James Brown et puis les hits qu'il enfile comme des perles («Ain't No Limit », « That's The Nigga », « Shake Ya Ass ») sous l'égide de Master P/Jive records qui ont pris son destin en main.
Hit ultime avant l'emprisonnement de Mystikal en 2004, « Bouncin' Back (Bumpin Me Against The Wall) » est en tout et pour tout le « Sex Machine » des années 2000, c'est à dire le truc idéal pour prendre d'assaut le dance-floor et tourner le dos durant quelques 5 minutes à la routine qui mine, qui opprime.

 



8 >> Lil' Wayne « A Milli » - 2008

Enfant prodige, Dwayne Carter alias Lil Wayne intègre Cash Money alors qu'il n'a que 11 ans. Il lui faut attendre la première décennies des années 2000 et les départs successifs des autres membres du label, suite à des polémiques trésorières, pour émerger. C'est par la diffusion d'un chapelet de mixtapes diffusées sur internet que sa côte grimpe et qu'il obtient une immense popularité. Une ère nouvelle s'éveille, les grands labels doivent désormais consulter internet pour savoir quel rappeur est dans la course et lequel ne l'est pas ou plus. « A Milli » a été joué des dizaines de fois avant sa sortie et son succès – double disque de platine, plus un nombre incalculable de récompenses.
Vu que Lil' Wayne n'habite plus la Nouvelle-Orléans depuis des lustres et que le producteur Bangladesh de « A Milli » est d'Atlanta, il est sujet aux railleries les plus virulentes du côté de la Louisiane. Malgré un « Georgia Bush » évocateur accompli en 2006; beaucoup ont du mal à accepter cette réussite insolente synonyme de trahison envers ceux qui se débattent pour émerger du K.O. infligé par Katrina. De plus son mentor Baby « Birdman » Williams qui vient d'engager l'acteur/rappeur canadien Drake au cours d'une affaire considérée comme « l'une des plus grandes guerres d'offres de tout les temps» accentue ce profond sentiment de mépris qui n'a pas échappé au jeune MC orléanais K. Gates, lequel Gates n'a pas manqué de le signaler dans « Who Dat » (2010): « Une dédicace à Birdman qui signe des Canadiens et considère les artistes locaux comme des Aliens.»

 

Propos recueillis par Aug

 Un très grand merci à Jean-Pierre Labarthe !

 

Ces 8 titres sont visibles dans la playlist vidéo ci-dessous, il s'agit pour la plupart des clips réalisés par les rappeurs, j'ai ajouté en fin de playlist deux vidéos dans lesquelles IceboogyXXL explique image à l'appui comment produire un titre bounce sur son ordinateur avec le  logiciel FL Studio, très instructif ! Retrouvez ensuite d'autres titres évoqués dans l'entretien ainsi que beaucoup d'autres dans deux playlists sur les premières années et la période suivante.

 

 

Playlist # 2 : Le rap de la Nouvelle-Orléans, des débuts aux années 1990

Playlist # 3 : Le rap de la Nouvelle-Orléans, des années 1990 aux années 2000

 

 Comme d'habitude, quelques repères géographiques avec la google map ci-dessous. Rappeurs, producteurs, labels, radios, lieux qui comptent dans l'histoire du hip hop à la Nouvelle-Orléans seront progressivement référencés sur cette carte qui compte déjà de nombreuses notices sur le rap aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni et ailleurs (n'hésitez pas à me faire des ssuggestions de localisation !):

 


Afficher Géographie du Rap et du Hip-Hop sur une carte plus grande

 

 

Sources et liens :

  • Jean-Pierre Labarthe, Un siècle de musique à la Nouvelle-Orléans, Scali, 2008. Vous pouvez suivre l'actualité de Jean-Pierre Labarthe sur son blog, ou sur Twitter. Un livre co-écrit avec Charlie Braxton intitulé Gangsta Gumbo devrait sortir prochainement. Il présente sur le site abcdrduson 5 classiques du "Dirty South".
  • Nick Cohn, Triksta. Un écrivain blanc chez les rappeurs de la Nouvelle-Orléans, Éditions de l'Olivier, 2006. Nick Cohn, journaliste et historien de la musique, originaire d'Irlande du Nord, nous offre une plongée passionnante dans le rap game de "Nawlins". On le suit avec bonheur sur les traces de Soulja Slim ou aux côtés de l'imprévisible Choppa.
  • Hors-série de Rap Mag (avri-mai 2010) sur la Nouvelle-Orléans.... et le thème rap et prison. Il faut dire que de Lil'Wayne à C-Murder, la liste des rappeurs de la ville passés par la case prison est plutôt longue. Heureusement, ils passent aussi par la case départ pour empocher quelques dollars ! Le numéro est un bon aperçu du travail de quelques rappeurs, on apprend plein de choses même si on reste parfois un peu sur sa faim.

 

Sur la toile :

 

Retrouvez notre dossier sur l'histoire et la géographie du rap et du Hip Hop ainsi que nos autres articles sur la Nouvelle-Orléans :