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Un monde de rap (3) En passant par la Lorraine ...

par Aug Email

 

 

Avant de me plonger dans le contenu du site Lorraine Hip Hop, je pensais qu'il n'y avait que très peu d'artistes Hip Hop dans la région. Ce qui fait la richesse du Hip Hop, c'est pourtant ces dizaines de jeunes qui se reconnaissent dans cette musique et s'efforcent de bricoler dans leur coin avec plus ou moins de réussite ... et souvent du talent. Nous avons demandé au webmestre du site Pierre Bourlart aka Repier de nous parler un peu de cette scène peu connue. Après le Royaume-Uni et la Nouvelle-Orléans et avant la Turquie, voici donc ... la Lorraine !

 

 

• Pouvez-vous nous parler un peu de votre site et de son projet ?

 

C'est simple, au départ ce site est une idée de Monsieur Bourlart Pierre en partenariat avec L'Autre Canal à Nancy. Sur ce site, vous pouvez retrouver toute l’actualité du Hip Hop de la région Lorraine. Où sortir, les actions culturelles, les évènements immanquables, les sorties CD, des reportages et un glossaire, c’est tout ce que vous pourrez retrouver sur cette plate-forme. Cette plate-forme vous permettra de vous tenir informés sur les activités Hip Hop de la région, ainsi que de communiquer sur vos différentes actions. Via ce Blog, et à travers les différents articles, vous pouvez naviguer dans l’univers du Hip Hop de la région Lorraine. Afin de faciliter vos recherches, vous pouvez accéder à vos requêtes via la barre de recherche, via les archives et via les tags. Rangés par date, et tagués avec des mots clefs récurrents, les articles sont accessibles à tous et pour tous ! Partager et se rassembler autour d’une même passion, d’un même univers musical, fédérer nos actions et avancer tous dans le même sens, tel est le but de ce site.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Depuis quand existe-il selon vous un Hip Hop lorrain ? Quels sont les têtes d’affiche ?

 

Le Hip Hop en Lorraine existe depuis que le Hip Hop a voyagé. En gros, dans le milieu des années 90, quand le Hip Hop en France commençait à devenir un véritable mouvement ralliant à sa cause de multiples disciplines et protagonistes, le mouvement Hip Hop Lorrain a suivi ! Les premiers groupes à avoir fait parler d'eux pouvaient se compter sur les doigts d'une main. On retiendra facilement quelques noms comme Rachid Wallas, Fat Flow Staff, Enrique Mendoza, MOC … piliers de la culture hip hop sur notre région. Evidemment beaucoup d'autres équipes ( crews ) existaient à travers toute la région.

 

 

 

 

• Y a–t-il des spécificités du Hip Hop en Lorraine ? Quels sont les styles musicaux des artistes lorrains ?

Je ne pense pas qu'il y ait un seul style dominant. Cependant, avec l'histoire que la Lorraine a connu (la guerre, les évolutions du monde du travail … ) les mouvements Hip Hop se sont souvent retrouvés être « conscients» ou « engagés». On retrouve beaucoup d'allusions à notre histoire dans les textes de rap lorrain … Même si, à l'heure d'aujourd'hui, nous penchons vers une sorte d'uniformisation du Hip Hop (autant dans les codes que dans les textes ), le mouvement Hip Hop en Lorraine est souvent resté « vrai », un peu « brut de décoffrage ».

 

 

• Quelle est la géographie du Hip Hop en Lorraine ? Quels sont les lieux et institutions qui comptent ?

 

En Lorraine, il n'y a pas de lieu précis pour le développement de la culture Hip Hop. Cependant quelques lieux se détachent un peu de la carte. Il est évident que les deux villes qui ont le plus fait parlé d'elles sont Metz et Nancy. Je me souviens de quelques lieux à Nancy comme « le Confo » ancien magasin Conforama, où les graffeur de toute la région venaient peindre. Toujours à Nancy, nous pouvons parler de la radio RCN, basée au quartier du Haut du Lièvre ; radio qui possède une émission de hip hop quasiment depuis le jour de sa création ! A Metz, je me souviens d'une petite salle assez sombre en dessous d'un café mais le nom m’échappe à chaque fois. Il est évident que beaucoup d'autres lieux devaient exister mais il est difficile de tous les connaître car en effet, ce qui est bien avec le hip hop c'est que nous n'avons besoin de rien pour faire vivre ce mouvement … des passionnés au service de l'art !

 

• 9 titres qui ont marqué l’histoire du Hip Hop en Lorraine

 

  • Fat Flow Staff - "Même dossard"
  • FAT FLOW STAFF- "Fédérateur"
  • Mysa - "Vos vices par coeur"
  • Ferdji- " Les portes du penitencier "
  • 7 pensées - "L'illusion des apparences"
  • MOC (MARCHE OU CRÈVE) - "Pour nos frères"
  • Rachid Wallas - "Je Tape à L'envers"
  • Fat Flow Staff - "Parole De Noctambule" - Feat. Enrique Mendoza
  • E.S.P -" Viens y en vacances"

 

Pour plus de titres , rendez vous sur lorraine-hiphop.com:) Les quelques titre cités sont des morceaux emblématiques pour la région.

 

Propos recueillis par Aug

Un grand merci à Pierre !

 

 Voici une playlist des titres proposés par Pierre et de quelques autres qui reflètent la diversité du Hip Hop dans la région. N'hésitez pas à faire des suggestions :

 

 

 

 


Afficher Géographie du Rap et du Hip-Hop sur une carte plus grande

 

Nous avons consacré toute la semaine au Hip Hop en Lorraine sur la page Facebook Rap & Hip Hop HG. Venez-nous y rejoindre pour y écouter la diversité des sons produits en Lorraine pendant encore quelques jours.

Addi Bâ, figure méconnue de la Résistance : Entretien avec Etienne Guillermond

par Aug Email

Vous ne connaissez peut être pas Addi Bâ. Et pourtant, voilà un personnage qui gagne à être connu tant son histoire est singulière. Né en Guinée au temps de la domination coloniale française et mort à Epinal en 1943, il fait partie des milliers d'anonymes de la Résistance. Lié par l'histoire de sa famille à Addi Bâ, Etienne Guillermond mène en parallèle une carrière de journaliste et des recherches sur tout ce qui touche de près ou de loin au "héros de (s)on enfance". Depuis 10 ans, il mène l'enquête et a ainsi amassé des documents, en particulier des photographies pour faire connaître l'itinéraire d'Addi Bâ. En 2012, il a apporté son aide à l'écrivain Tierno Monénembo (Prix Renaudot en 2008) qui vient de publier Le terroriste noir (Seuil), roman qui s'inspire du parcours du résistant. Etienne Guillermond, outre un remarquable site internet, a produit un petit film documentaire à partir de photos (visible à la fin de cet entretien) et une exposition itinérante sur les différents aspects du parcours d'Addi Bâ. Un ouvrage permettant de rendre compte de ses découvertes est publié en septembre 2013. Il a accepté de répondre à nos questions et nous l'en remercions très chaleureusement ! 

 


Etienne Guillermond, en quoi l’histoire d’Addi Bâ est-elle singulière ?


Pour beaucoup de Vosgiens, Addi Bâ a longtemps été comme une météorite qui se serait décrochée du ciel un beau jour de 1940 pour tomber au beau milieu d’un verger planté de mirabelliers… Imaginez un jeune Africain débarquant, au lendemain de la Débâcle, dans un petit village d’à peine 200 âmes dont la plupart des habitants n’étaient jamais allé au-delà de Nancy ou d’Épinal... Non seulement, il était noir – et des Noirs, on n’en avait jamais vu dans le secteur -, mais en plus, il n’avait qu’une idée en tête : continuer la guerre, alors que l’armée française avait été balayée en quatre semaines par la Wehrmacht, que la République s’était sabordée pour laisser le pouvoir à Pétain, et que la zone nord du pays se retrouvait occupée, sous autorité allemande… La situation de la Lorraine était pire encore : elle était « zone réservée », destinée, à terme, à être annexée au Reich… Pendant des semaines, il fut impossible d’y entrer ou d’en sortir. Et voilà que ce jeune Africain en uniforme arrivé de nulle part prétendait continuer le combat ! Je caricature un peu, mais c’est dans ces conditions qu’on fit la connaissance d’Addi Bâ dans les Vosges. Trois ans à peine après son arrivée, il était désigné chef du maquis de la Délivrance, premier maquis vosgien créé en mars 1943 !


Qui était-il réellement et quelle fut son action ?


Il s’appelait en réalité Mamadou Hady Bah et était originaire de la région du Fouta Djalon, en Guinée (Conakry), où il était né vers 1916. Addi Bâ est arrivé en France au milieu des années 1930 avec un fonctionnaire ou un militaire colonial et s’est installé dans la petite ville de Langeais, en Indre-et-Loire. Il a vécu quelques années dans une famille de notables locaux avant de s’installer à Paris vers 1938. Il parlait parfaitement français – ce qui était encore assez rare dans les colonies de l’époque -, savait écrire et était plutôt du genre élégant. Les photos renvoient presque l’image d’un jeune homme de bonne famille… alors que ses parents étaient éleveurs en pleine brousse . Addi Bâ appartenait à l’ethnie peule. C’était un fervent musulman, doublé d’un ardent patriote ! Comme quoi ce n’est pas nécessairement incompatible… En novembre 1939, il s’est engagé dans l’armée comme volontaire et a vécu tous les combats de mai et juin 1940, dans les Ardennes et dans la Meuse. Le 19 juin 1940, il a été fait prisonnier à Harréville-les-Chanteurs (Haute-Marne). Mais c’était un rusé et il parvint à s’évader de la caserne de Neufchâteau où il était détenu. Il est très vite entré en contact avec les populations des environs qui l’ont d’abord caché. Puis, le maire de Tollaincourt, le petit village vosgien que j’ai déjà évoqué, l’a officiellement engagé comme commis agricole et logé dans une petite maison qu’il possédait. Addi Bâ a très vite été repéré par les premiers résistants du secteur. Parmi eux figurait Marcel Arburger, ferblantier à Lamarche. Il est très difficile de documenter précisément son action clandestine. Mais on sait qu’il participa à l’évacuation vers la Suisse de tirailleurs évadés, œuvra comme agent de liaison au sein des réseaux naissants, participa à des opérations de recrutement, de récupération d’armes et prit en charge, fin 1942, un parachutiste britannique. Lorsque Marcel Arburger fut chargé de créer un maquis dans les environs de Lamarche pour accueillir les jeunes réfractaires qui ne voulaient pas partir en Allemagne dans le cadre du Service du Travail Obligatoire, il en confia la direction à Addi Bâ. Le maquis de la Délivrance accueillit près de 120 jeunes hommes qu’il fallut encadrer et nourrir pendant près de cinq mois… Puis, en juillet 1943, le maquis fut découvert. Tous les jeunes réfractaires parvinrent à s’enfuir, mais Addi Bâ fut arrêté et emprisonné à Épinal. Un mois plus tard, Arburger tombait à son tour dans les mains de la Gestapo. Les deux hommes ont été torturés pendant des semaines et finalement fusillés le 18 décembre 1943.

[Photo ci-dessus: /(© EG/addiba.free.fr)]

 

 

[Photo ci-dessus: Trois tirailleurs. Addi Bâ est le plus petit d'entre eux (il mesurait 1,55 m). La photo est prise à Sanary (Var), en avril 1940.  Coll. J. Mallière/(© EG/addiba.free.fr)]


Quelles sont les étapes du parcours d’Addi Bâ qui restent à éclaircir ?


Mes recherches autour d’Addi Bâ relèvent d’une véritable enquête policière ! Il a laissé peu de traces derrière lui. On ne dispose par exemple d’aucun témoignage écrit de sa part. Les gens qui l’ont côtoyé ne connaissent que des bribes de sa vie. Quand à son activité résistante, elle était par définition clandestine… Enfin, une vraie légende s’est constituée autour du personnage, ce qui brouille encore plus les pistes. Il faut en permanence essayer de distinguer le vrai du faux, les actions réelles et les coups d’éclats imaginaires. On sait évidemment peu de choses sur son enfance en Guinée, mais on ignore surtout quand, précisément, dans quelles conditions et pourquoi il est arrivé en France. Il y a des pistes, des éléments tangibles, mais peu de détails. Il y aurait encore beaucoup de choses à découvrir sur sa vie à Langeais et à Paris avant la guerre. L’autre zone d’ombre concerne ses actions clandestines avant la création du maquis. Là aussi, il y a des pistes, des témoignages, des bribes d’information… Mais il est extrêmement difficile de documenter des activités qu’il menait le plus souvent seul – car la Résistance était très cloisonnée – et dans l’ombre. J’aimerais beaucoup savoir, par exemple, quelle était la nature exacte des liens qu’il conserva jusqu’au bout avec la Mosquée de Paris… Il y a un dernier point qui me tient à cœur : faire toute la lumière sur son attitude face à la Gestapo. Il a toujours été admis par tous que ni lui ni Arburger n’ont lâché le moindre renseignement. Mais à la Libération, il s’est trouvé quelques rares voix pour lui reprocher d’avoir parlé. Peu de gens le savent et je l’ai moi-même découvert très tardivement. Tous les éléments dont je dispose indiquent le contraire, mais j’aimerais apporter des preuves irréfutables.

[(© EG/addiba.free.fr)]

 


Comment en êtes-vous arrivé à travailler sur lui ?


Il se trouve que ma famille est originaire de Tollaincourt. Ce sont mes arrières-grands-oncles et tantes qui l’ont accueilli. Ma propre mère est née, quelques mois avant son arrivée, dans la maison qui est devenue la sienne. C’est dans cette maison que mes parents ont retrouvé un jour son Coran, qu’il n’avait pu emporter lors son arrestation. C’est le seul objet qu’il ait laissé derrière lui. Il y avait dedans un dessin d’enfant le représentant avec un autre tirailleur. C’est la première image d’Addi Bâ que j’ai découverte à l’âge de 8-9 ans… Je ne savais rien de lui, mais j’en ai fait un héros d’enfance jusqu’à ce que je découvre un article, en 1991, qui racontait les grandes étapes de sa vie. À l’époque, Maurice Rives, un ancien militaire, était parvenu à reconstituer les grandes étapes de son itinéraire. En 2003, lorsque la médaille de la Résistance a été remise en son nom à sa famille, des anciens du maquis ont commencé à parler. Je me suis dit qu’il était temps de recueillir leurs souvenirs et j’ai commencé mon enquête. Cela fait dix ans et je me mords les doigts de n’avoir pas commencé plus tôt car dans l’intervalle, de nombreux témoins-clés ont disparu.

 

[Addi Bâ et trois enfants entre 1941 et 1943. Photo prise à Tollaincourt ou dans un village des environs. Coll. J. Mallière/(© EG/addiba.free.fr)]


Comment travaillez-vous, quelles sources utilisez-vous ?


Je suis parti sur la base établie par Maurice Rives qui avait déjà quelques documents. Mon travail s’est déroulé en trois étapes. D’abord, le recueil de témoignages. Je me suis empressé d’aller voir les anciens avant qu’il ne soit trop tard. Bien m’en a pris car il ne sont plus là aujourd’hui. Leur témoignage a été évidemment capital. J’ai aussi rencontré beaucoup de gens qui étaient enfants à l’époque. Leur regard est très intéressant car ils n’évoquent pas le héros, le chef de guerre, mais l’homme qui leur faisait faire leurs devoirs et leur offrait des cadeaux à Noël ! Ils rendent à Addi Bâ son humanité. J’ai aussi lu tout ce qui s’était écrit sur la résistance en Lorraine et en Haute-Marne. On y trouve peu de choses sur Addi Bâ qui n’est que mentionné, mais il était essentiel pour moi de bien connaître le contexte. Cela permet aussi de recouper avec les témoignages. Enfin, je me suis plongé dans les archives… C’est le travail le plus difficile car il faut remuer des tonnes de dossiers et beaucoup se déplacer à Epinal, Nancy, Paris… J’ai même suivi une piste jusqu’à Luxembourg, mais elle s’est avérée mauvaise... Il y a aussi toutes les archives communales. C’est un puits sans fin. Mais un seul document trouvé, une liste, un procès-verbal, une lettre, un rapport des renseignements généraux permet de fixer définitivement une information… ou d’ouvrir une nouvelle piste ! C’est parfois décourageant, terriblement chronophage, surtout quand on a une famille et un métier, mais c’est passionnant ! J’achève aujourd’hui mon livre sur l’itinéraire d’Addi Bâ, mais je crois que l’enquête ne sera jamais terminée…

 

[Site de la Vierge à Epinal : lieu de l'exécution de Marcel Arburger et Addi Bâ dont les noms sont mentionnés sur le monument aux résistants exécutés-Photo E.Augris]

 


Quels sont les lieux associés aujourd’hui à la mémoire d’Addi Bâ ?


Le premier lieu lié à sa mémoire est celui où il été fusillé en compagnie de Marcel Arburger. C’est le Monument des Fusillés du plateau de la Vierge, à Epinal. Son nom y est gravé sous une orthographe un peu fantaisiste : Ba Hadi Mohammed. De même que sur sa tombe, à la nécropole militaire de Colmar, où on a inscrit le nom d’Adibah… Trois communes françaises lui ont respectivement dédié une rue : Langeais en Indre-et-Loire (rue Addi-Bâ), La Vacheresse-et-La-Rouillie dans les Vosges (rue Adjudant-Addi-Bâ) – c’est le grade qu’il s’était lui-même attribué au maquis ; et enfin Tollaincourt (rue Addi-Bâ), où une plaque a également été apposée sur sa maison. Il existe aussi une stèle à Harréville-les-Chanteurs en Haute-Marne. Elle rend hommage à son régiment, le 12e Régiment de tirailleurs sénégalais, qui y a livré son dernier combat. Je crois qu’il y a aussi un projet d’hommage dans son pays natal, en Guinée, mais je n’en sais pas plus pour l’instant. Enfin je me suis laissé dire que l’idée d’une rue Addi Bâ a un jour été évoquée dans les couloirs de la mairie d’Épinal, mais elle n’a jamais été concrétisée. L’année 2013 marquera les 70 ans de son exécution, ce serait une belle occasion… Et pourquoi pas une rue des Fusillés de la Délivrance qui l’unirait à son camarade Marcel Arburger ? Ce serait, je crois, un très beau symbole. La France d’aujourd’hui a grandement besoin de ce genre de symboles.

 

Propos recueillis par AUG

Nous remercions Etienne Guillermond pour cet entretien et pour les photographies qu'il nous a permis d'utliser. Rappelons que

 


 

 

 

Pour prolonger :

 

  • Retrouvez de nombreuses informations et l'actualité d'Addi Bâ sur le site d'Etienne Guillermon : http://addiba.free.fr
  • Le travail d'E. Guillermond a fait l'objet d'un long reportage tourné à Tollaincourt sur France 3 Lorraine en décembre 2012
  • Etienne Guillermond, Addi Bâ. Le résistant des Vosges, éditions Duboiris, 2013
  • Dans son livre Etoiles noires (avec Bernard Fillaire, Philippe Rey, 2010), Lilian Thuram consacrait un chapitre à Addi Bâ
  • Le livre Le terroriste noir de Tierno Monénembo raconte l'histoire romancée d'Addi Bâ (Seuil, 2012)
  • Addi Bâ a inspiré les musiciens comme en témoignent ces deux exemples : Farba Mbaye « Hady Bah » disponible ici (dans « A nos morts », un spectacle de théâtre-danse contemporaine sur l'épopée des tirailleurs) et ce morceau reggae.

 

 

Afrika Bambaataa (+ Dee Nasty) en concert !

par Aug Email

 

 

 

 

Vous connaissez Afrika Bambaataa ? Allez, un petit effort. Si vous suivez ce blog, vous l'avez sûrement déjà croisé. Bambaataa est une figure essentielle du Hip-Hop qui est plutôt méconnue par les plus jeunes. Il fut, dans les années 1970, le fondateur de la Zulu Nation et le théoricien des "4 éléments" constitutifs du Hip-Hop (breakdance, deejaying, emceeing, graf). Avec DJ Kool Herc et Grandmaster Flash, il en est l'un des trois parrains. Si Herc se distinguait par la puissance de son sound system et Flash par son savoir-faire technique, Bam avait pour lui sa philosophie et sa connaissance des breaks les plus aptes à satisfaire l'envie de danser des b-boys. Il les dénichait dans des vyniles piochés dans des genres musicaux très différents (electro, funk, soul,...).

En résumé, une fois qu'on a vu Bam faire cracher ses platines entouré par deux jeunes MC pleins de talent, on se dit que désormais on peut mourir en paix... C'est un peu ce qui m'est arrivé il y a quelques jours à l'Autre Canal, scène nancéenne à la programmation très alléchante.

 

En première partie, l'histoire était également au rendez-vous puisque le DJ n'était autre que Dee Nasty, l'un des premiers à mixer du hip-hop en France au début des années 1980. Il fut d'ailleurs intronisé Zulu King par Bambaataa durant cette période. Il me semble qu' à cette occasion, j'ai réussi à "capturer" sur la pellicule l'esprit du Hip-Hop... Regardez plutôt la photo ci-dessus : Dee Nasty reçoit d'un autre DJ (grand amateur de A Tribe Called Quest et Guru) qui a démarré la soirée un casque. Non, rassurez-vous, je ne suis pas devenu mystique, mais la photo me plaît bien !

J'ai même été invité à monter sur scène, rassurez-vous encore, pas pour faire un cours d'histoire du Hip-Hop mais juste pour crier bien fort dans le micro !

 

Pour en savoir plus sur Afrika Bambaataa et écouter quelques uns de ses titres, retrouvez le premier épisode de la petite histoire du rap.

 Voici un petit aperçu de ce concert en photos (dont quelques unes fournies par Nath que je remercie) et vidéos :

 

 

 

 


Dee Nasty remixe R.E.S.P.E.C.T d'Aretha Franklin
envoyé par augris

 

 


Dee Nasty mixe sur fond de "Funky Drummer" de James Brown
envoyé par augris.

 


Afrika Bambaataa en concert à Nancy !
envoyé par augris.

 


Le Sex machine de James Brown revisité par Afrika Bambaataa
envoyé par augris. -

 


Afrika Bambaataa en concert à Nancy avec 2 MC !
envoyé par augris.

 


Afrika Bambaataa : "Planet Rock" version 2010
envoyé par augris.

 

 


Afrika Bambaataa et Dee Nasty en concert à Nancy !
envoyé par augris. - Regardez d'autres vidéos de musique.


 

 

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