Samarra


Tags: musique

Les indépendances africaines: internet, radio, TV.

par blot Email

 

* Des podcast et émissions de radio:

- L'émission "archives d'Afrique" présentée par Alain Foka sur RFI s'intéresse à l'histoire contemporaine de l'Afrique à travers ses grands hommes: Mamadou Dia, Amilcar Cabral, Modibo Keïta.

- "50 ans 50 émissions" consacrées aux indépendances africaines sur Africa N°1.

* Page web que France Inter consacre à l'événement. On y trouve d'anciennes émissions de la radio consacrées à l'histoire de l'Afrique contemporaine ("Afrique enchantée", "et pourtant elle tourne", "2000 ans d'histoire").

 

* Des émissions TV:

France Télévision, jusque là très discrète en cette année de commémoration des indépendances africaines, propose à partir du dimanche 10 octobre, une série de documentaires intitulée "Afrique(s), une autre histoire du XXe siècle." Réalisés par Alain Ferrari et Jean-Baptiste Péretié, ils ont été écrit avec Elilikia M'Bokolo et Philippe Sainteny, éminents spécialistes de l'histoire de l'Afrique contemporaine. A voir sur France 5 tous les dimanches en prime time pendant 4 semaines.


 

 

- UNE AUTRE HISTOIRE DU 20E SIECLE : Episode 1 (1885 - 1944) LE CREPUSCULE DE L'HOMME BLANC Dimanche 10 Octobre 2010 à 20:36

- Episode 2 : L’Ouragan africain (1945-1964).

- Episode 3 : Les Aventures chaotiques de la démocratie (1964-1989).

- Episode 4 : La Longue Marche vers l’unité (1989-2010).

 

Présntation ici

- Des débats sur la chaîne France 24: "Afrique, le défi démocratique"/ "France-Afrique, que reste-t-il de nos amours?" ...

 

* Des sites web consacrés aux 50 ans d'indépendances:

- Dossier complet du CNDP.

- Le Monde.fr: Diaporama animé sur l'histoire de la décolonisation française.

- Sur France 24 (à compléter avec le site Facebook).

-RFI: "il y a 50 ans les indépendances".

- Sur la section Toulon de la LDH: "cinquantenaire des indépendances : y a-t-il vraiment quoi que ce soit à commémorer ?"

- "Cinquante ans de décolonisation africaine" par Achille Mbembe que le site du quotidien Le Messager.

- Un site de l'ONU dédié à la décolonisation.

 

* Musiques et indépendances africaines.

Pour les lecteurs de Mediapart: "Afrique: la bande-son des indépendances".

- Un dossier passionnant sur le site de RFI.

Ces chansons qui font l'histoire.

par blot Email

 

A écouter sur France info cet été, une excellente série consacrée aux chansons qui font l'histoire. Au cours des sept semaines de l'été, Bertrand Dical propose une chronique quotidienne sur Ces chansons qui font l'histoire. Les morceaux retenus brillent par leur éclectisme, tant au point de vue des genres musicaux, des thèmes ou encore des époques.    Asimbonanga de Johnny Clegg, Les Divorcés de Michel Delpech, La MarseillaiseLe Régiment de Sambre et MeuseLili MarleenWannabe des Spice Girls, Amazing Grace… Le podcast de l'émission ici.

 

Un complément passionnant aux titres del'histgeobox. (213 morceaux au compteur et des projets dont nous vous reparlerons bientôt).

 

 

Bertrand Dical présente le projet sur son blog.

 

Le 25 août, le livre Ces chansons qui font l’histoire devrait sortir (coédition France Info-Textuel, la couverture ci-contre) avec onze chansons de plus. 

 


Les horaires de l'émission : du lundi au vendredi à 9h47, 11h47, 13h37, 17h37 et 21h37, le samedi à 9h49, 11h40, 13h47, 15h47, 17h17, 18h40, 21h17, 23h17 et 0h40, le dimanche à 10h17, 13h37, 17h37, 21h47 et 23h07."

Books : le pouvoir de la musique.

par vservat Email

C'est l'été, enfin du temps devant soi pour lire et donc bronzer intelligent. Une première piste : le magazine Books. Pour ceux qui ne l'auraient jamais feuilleté, le principe en est le suivant  :  réunir sur un thème une série d'articles parus dans la presse spécialisée traitant des meilleurs livres qui abordent le sujet choisi.

 

Ce numéro spécial aurait mérité de s'intituler  "Les pouvoirs de la musique" en raison du spectre très large que couvrent les articles réunis. La partie introductive est constituée d'un entretien avec Jacques Attali. L'expérience mené en 1952 par John Cage qui composa un morceau de 4"33' de silence, étudié par Kyle Gann, compositeur et musicologue, lui succède, prenant le sujet à contrepied. 

 

Les passionnés de sciences se plongeront dans la deuxième partie du dossier qui aborde successivement les liens entre la musique et l'évolution de l'homme, l'utilisation thérapeutique de la musique et la stimulation qu'elle provoque sur le cerveau humain.

 

En toute subjectivité, la troisième partie est LE morceau de choix du magazine. Elle débute par la traduction du premier chapitre d'un ouvrage du journaliste spécialiste du Gospel, Robert Darden. Son livre, "People Get ready ! A new history of Back Gospel Music", traite du pouvoir émancipateur des negro spirituals et de leur forme discographique : le Gospel. Travaillant sur des sources parfois étonnantes, tels les enregistrements de negro sprituals a cappella par le musicologue Lomax, en Alabama, dans les années 30, ce premier chapitre retrace la genèse, l'utilisation et la trasmission du patrimoine chanté des Afro Américains jusqu'au tube mondial de Moby "Trouble so hard". On y découvre comment certains spirituals permettaient aux esclaves de prendre la fuite en se constituant une carte chantée du parcours à suivre vers la liberté. On y lit aussi la retranscription de l'émouvant témoignange de Mme Brown, esclave de Nashville, dont le père s'est mis  à chanter "Trouble in Mind" après avoir été violemmet fouetté par son maitre. Le livre n'est pas encore traduit en français mais si le reste de son contenu est aussi riche que son premier chapitre, l'investissement risque d'être  icontournable.

 

On trouvera également dans cette partie la chronique d'une biographe de Bob Marley publiée en 2006 par CJ Farley, dans la New york Review of Books. Elle est l'occasion de suivre le chemin de cet artiste fondamental du XX siècle, des faubourgs de Kingston à l'interprétation de "Redemption Song" à Pittsburg lors de son dernier concert. Un portrait très émouvant et éclairant qui cite des textes forts, ceux de "Slave driver", de "No woman, no cry" ou de "Get up, stand up" qui devint l'hyme d'Amesnesty international. Une biographie qui interroge aussi les trajectoires historiques et identitaires du peuple Noir.

 

On glisse ensuite doucement vers la fin des 70's et le début des années 80 pour une nouvelle démonstration de la force émancipatrice de la musique. Alice Echols publie en 2010  "Hot Stuff, disco and the remaking of american culture". Chroniqué dans le New York Times, on comprend, par son étude historique, comment le disco contribua à l'affirmation et la libération des identités gays à cette époque.

 

Avant de s'achever sur un portrait d'Eminen le rappeur blanc, le magazine reprend un article de The Nation s'interrogeant, à la faveur de la sortie du livre "Can't stop, won't stop" de Jeff Chang, sur l'évolution de la culture hip-hop, de son statut constestaire et menaçant l'ordre établi, à sa récupération et son intégration dans le business musical dans un pacte funeste avec "l'hypercapitalisme". Un papier aussi captivant que désolant sur la trajectoire d'une forme extremement riche et complexe de contre-culture qui s'est transformée et pervertie, au fil de sa pénétration par l'argent, et de la disparition tragique de ses figures emblématiques.

 

Le dernier volet du dossier est également assez convaincant, abordant les liens souvent forts et paradoxaux entre la musique et le pouvoir politique. Quelques articles retiennent particulièrement l'attention. Les relations entre Prokofiev et le pouvoir stalinien sont présentées dans toutes leur complexité par l'historien de la musique Simon Morrisson dans une étude intitulée "The People's artist. Prokofiev's soviet years" chroniquée dans la NY Review of Books. 3 articles abordent  les phénomènes d'instrumentalisation du 4° art dans le contexte des camps de concentration (à la fois moyen de survie et outil de propoagande et de d'asservissement pour les SS), dans le cadre des nouvelles conflictualités (Irak/Guantanamo) et dans celui des activités de Muzak Corporation, firme productrice de musiques d'ambiances destinées soit à stimuler (la production des vaches laitières ou la productivité des employés de Black et Decker!) soit à anesthésier (ce quon appelle la musique d'ascenseur ou de supermarché).

 

Au détour de ces questionnements éclairants, la chronique de la biographie de l'artiste Nigérian Fela par John Collins dans The Observer Music Monthly, est l'occasion de découvrir, (ou de se remémorrer), la personnalité à la fois provocante, iconoclaste, engagée et terriblement talentueuse de celui qui s'était autoproclamé "The Black President".

 

Bonne lecture!

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