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La guerre du Pacifique : du petit au grand écran. (2)

par vservat Email

L'affrontement entre le Japon et les Etats-Unis dans le Pacifique reste sans doute une "question socialement vive" de part et d'autre du plus grand océan du monde. On a souvent, dans la presse généraliste ou spécialisée, des échos des coupes vives opérées par l'empire du Soleil Levant sur la mémoire du conflit et chaque année les commémorations du bombardement d'Hiroshima sont l'occasion pour le Japon de mettre en avant son statut de victime singulière de cette guerre. Sur l'autre rive, alors qu'Hollywood se montre d'ordinaire friand de mettre en image les vicissitudes de l'Histoire et exorcise parfois les démons de la nation par la voie cinématographique, certains silences en disent long ... à quand la production d'une fiction sur les camps d'internement pour les civils Nippo-américains en février 42 autorisés par F. Roosevelt et ouverts en Arizona, dans le Wyoming et le Nevada ? (1)

 

Taxer de partialité les auteurs-producteurs de "The Pacific" peut sembler facile quand on propose derrière une sélection d'oeuvres de fictions qui est, en elle même, forcément partiale. Toutefois, les créations retenues se caractérisent par une grande diversité des approches, des regards, des formes, des origines aussi ; les unes n'excluent pas les autres. Elles viendront en complément à la mini-série phare de la rentrée.

 

 

"Flags of our Fathers" ("Mémoires de nos pères") de C. Eastwood (2006)

Iwo Jima, février 45, 6 marines hissent le drapeau américain au sommet du mont Suribachi à 166 mètres d'altitude au point culminant de l'île. La photo, prise par Joe Rosenthal,  devient un cliché de légende aux Etats-Unis, où elle reçoit le prix Pulitzer. C'est sans doute aujourd'hui une des photos les plus célèbres de l'histoire du XXème siècle.

 

On découvre dans la fiction d'Eastwood quelques aspects de la guerre du Pacifique par l'intermédiaire de cette bataille. Le film revient notamment sur son organisation stratégique des deux côtés du front (tunnels et galeries abritant les japonais qui attendent l'engagement des marines sur la plage pour faire feu par exemple). Mais cette fiction porte en elle d'autres grilles de lecture du conflit. D'abord elle est le prétexte, comme le fait "The Pacific" avec le soldat John Basilone (2), de parler de l'arrière. La fameuse photo "Raising the flag on Iwo Jima" et certains soldats présents dessus, ont été utilisés comme support pour convaincre  la population des Etats-Unis de souscrire aux 7° bons de guerre. "Mémoires de nos pères", comme "The Pacific", relate avec conviction le trouble dans lequel sont jetés ces jeunes militaires passant du front réel au "home front" où ils sont instrumentalisés de façon parfois douleureuse pour eux.

 

Le film interroge aussi, par le biais de l'histoire de la photo de Joe Rosenthal, le pouvoir de l'image et la valeur du témoignage en temps de guerre alors que les différentes formes d'expression sont contrôlées . Le film rappelle l'histoire de la prise de vue de cette photo, devenue emblématique de la puissance militaire et du patriotisme américain, mais aussi  la part de mensonge qu'elle véhicule  que les survivants vont devoir assumer puis corriger.

 

 


 "Letters from Iwo Jima" ("Lettres d'Iwo Jima")   de C. Eastwood (2006)

C'est peut être le film qui incarne l'antithèse de la mini série "The Pacific", il est d'ailleurs surprenant de constater que certaines scènes se reflètent de façon inversée dans les deux oeuvres comme si l'on était passé "de l'autre côté du miroir". ( Rapelons que S. Spielberg est un des producteurs des 2 films d'Eastwood). Nous sommes encore à Iwo Jima, mais les yeux qui nous font découvrir les opérations en cours sont ceux d'officiers et soldats japonais. Coincés sur ce cailloux volcanique, chargés de le défendre coûte que coûte car dernier rempart protecteur de la "mère patrie", ils écrivent dans leurs derniers moments des lettres d'Iwo Jima. On y découvre une armée en bout de course dans laquelle la discipline de fer et la croyance en une victoire divine de l'empereur peine à se maintenir. Les soldats sont recrutés de plus en plus jeunes, les officiers n'arrivent plus à déterminer une stratégie de combat efficace, privés de renforts par l'épuisement de l'effort de guerre, menant un combat devenu vain dans la débandade d'une défaite qui approche. 

 


L'orage de feu est perceptible mais peu visible à l'écran, les images sont d'une grande sobriété, les hommes sont ordinaires, habités par les reminescences des temps heureux à l'approche d'un affrontement qu'ils prévoient fatal. L'originalité du film tient au fait que ce soit un américain qui raconte cette terrible  bataille de la guerre du Pacifique par les voix de l'ennemi d'alors sans le diaboliser ou le caricaturer, rendant un hommage sobre et nuancé aux combattants de la guerre.

 

 

 

"The thin red line" ("La ligne rouge") de T. Malik (1998)

C'est un film singulier qui fut victime lors de sa sortie de la sévère concurrence de "Saving private Ryan" ("Il faut sauver le soldat Ryan") et qui pourtant porte un regard tout à fait atypique sur la guerre. "The Thin Red Line" a pour cadre la bataille de Guadalcanal, mais est une oeuvre assez décontextualisée par rapport aux évènements historiques. Terence Malik choisit la voie introspective et sonde l'esprit de quelques soldats américains confrontés aux violences de la guerre. Les monologues intérieurs de ses personnages nous emmène dans une réflexion polyphonique sur la guerre qui s'individualise au gré des parcours personnels de chaque soldat. C'est donc une sorte de film choral qui maintient l'unité de temps et de lieu. 

Filmé avec une grande élégance, opposant la beauté et la quiétude de la nature à la violence et aux déchainements de fureur de la guerre, "The thin red line" met en scène une multitude d'acteurs qui sont mis au défi de faire sonner juste une voix intérieure, de se laisser habiter par les interrogations morales et philosophiques de l'humanité. Film de résonnances qui va bien au delà du seul traitement imagé de la guerre du Pacifique, l'œuvre de Terence Malik propose une vision réellement à part des autres productions. 

Pour l'anecdote le producteur du film n'est autre que Georges Stevens Jr, fils de Georges Stevens, célèbre réalisateur américain ("Geant", "Le journal d'Anne Franck") qui, mis au service de l'armée durant la deuxième guerre mondiale, filma, entre autre, la libération du camp de concentration de Dachau.

 

 

 

Quittons les productions américaines et les militaires pour se décentrer sur des rélisations japonaises, qui sans exclure certains aspects techniques du conflit, font une part plus importante au sort des civils.

 

"Kuroi ame" ("Pluie noire") de S. Imamura (1989)

 

Hiroshima, 6 août 1945, 8h15, la cérémonie du thé à laquelle participe la jeune Yasuko à l'extérieur de la ville est interrompue par un brusque éclair de lumière suivi de l'élévation d'un énorme nuage en  forme de champignon qui sidère ses hôtes. Elle se rend alors en ville à la recherche de son oncle et sa tante. Sur le chemin, Yasuko recoit des retombées radioactives sous forme d'une mystérieuse pluie noire. Elle devient une Hibakucha , une irradiée, condamnée au célibat par ceux qui ont survécu au cataclysme et rejetée de la société d'après guerre. 

Tourné en noir et blanc comme en est coutumier le réalisateur (c'était déjà le cas d'un de ses films précédents "La ballade de Narayama", palme d'or à Cannes en 1983), Shohei Imamura adapte avec "Pluie noire" le roman eponynome de M. Ibuse paru en 1970. Le roman et son adaptation cinématographique abordent les derniers temps de la guerre du Pacifique et en particulier  l'utilisation de l'arme atomique par les Etats Unis contre la ville japonaise d'Hiroshima. Aucune analyse des causes, des considérations militaires et géopolitiques de l"époque, mais une reconstitution ultra réaliste de l'explosion, de la ville et de ses habitants après la bombe. Le film constitue une bonne entrée également pour aborder les problématiques de l'après guerre et de la mémoire par la place que la société japonaise renaissante a laissé aux victimes de la bombe, un point de comparaison interessant avec le traitement mémoriel de la guerre aujourd'hui au Japon.

 

 

 

"Hotaru no Haka" ("Le tombeau des lucioles") de I. Takahata (1988)

 

"Le tombeau des lucioles" se distingue de plusieurs façons des oeuvres précédentes. D'abord dans sa forme puisque c'est un film d'animation. Ensuite par ses héros qui sont des enfants ce qui donne à cette oeuvre touchante une portée universelle dans le message qu'elle délivre sur la guerre. C'est, sur l'ensemble de cette sélection, l'oeuvre qui va le plus chercher l'émotion du spectateur. Pour les enseignants, c'est un support pédagogique très exploitable que ce soit pour étudier la guerre du Pacifique, le thème de l'enfance dans la guerre voire de la vie des civils durant  le conflit. 

Le film d'animation nous entraîne dans les pas de deux enfants abandonnés à leur sort dans les ruines d'une Kobé dévastée par les bombes incendiaires qui, rejetés par leur tante, se réfugient dans un abri. Le lien intense qui unit le frère et la soeur est vite mis en péril par la dégradation de la situation matérielle des deux enfants.

L'histoire adaptée d'une nouvelle éponyme, est servie par une très grande précision de la reconstitution, en particulier pour ce qui concerne les décors.

 

 

  

 

 

 (1) A. Kaspi, "Les Américains", tome I , "Naissance et Essor des Etats-Unis : 1607-1945" p322. Voir aussi sur le sujet le magnifique documentaire de Ken Burns et Lynn Novick "The War", 2007, qui évoque le sort des Nippo-américains et leur internement après Pearl Harbor.

(2) cf "La guerre du Pacifique du petit au grand écran (1)"

La guerre du Pacifique : du petit au grand écran. (1)

par vservat Email

Ce sera sans doute l'une des séries les plus attendues de cette rentrée télévisée, on l'annonce sur une chaîne cryptée à l'automne, en France. Il s'agit de la nouvelle saga produite par Steven Spielberg et Tom Hanks qui fait écho à l'inoubliable "Band of brothers" (1). Diffusée, comme sa grande soeur,sur la chaîne HBO, "The Pacific" nous emporte, non sur les théatres européens de la 2° guerre mondiale, mais sur ceux des archipels du Pacifique. Nous abandonnons les membres de la Easy Company, du capitaine Winters ("Band of brothers"), pour suivre la première division de marines. Quelques jeunes gens qui s'engagent dans le combat de leur vie, aux lendemains de la déclaration de guerre des Etats-Unis au Japon, suite à l'attaque de la base américiane de Pearl Harbor, le 7/12/1941. Pleins d'illusions, pétris des valeurs de l'Amérique éternelle (héroisme, patriotisme, défense de la liberté, religiosité etc.), nos marines se déplacent de saut d'îles en îles au gré des des archipels du Pacifique. Ils y découvrent, et nous avec eux,  une guerre très différente de celle qui se déroule en Europe. Ici pas de nazis, pas d'Adolf Hitler, pas de Staline non plus, mais un face à face anonyme et violent avec le "jap" (ou ses dénominations dérivées "fuckin' jap" étant la plus courante).

 

 

S'appuyant sur les mémoires de deux soldats, Robert Leckie et Eugène Sledge, la série se fait force d'être réaliste et ajoute un troisème héros au duo initial : John Basilone (2). La construction est tout à fait semblable à celle du précédent opus : on commence chaque épisode par des images d'archives, commentées, ensuite par des vétérans au regard habité, qui se remémorrent, d'une voix parfois brisée par l'émotion, leur campagne militaire dans le Pacifique. Puis, vient un générique absolument somptueux et une cinquantaine de minutes d'une vision de la guerre filmée souvent à hauteur d'homme, dans un style embarqué qui évoque, de façon quasi immédiate, le travail de Robert Capa (3). 10 épisodes pour revivre quelques unes des batailles les plus stratégiques, controversées et meurtrières de cette guerre en grande partie aéro-navale qui se termina par la réddition du Japon le 2/09/1945.

 

 

Les scénaristes n'ont pas envisagé de laisser au spectateur quelques minutes de répit (contrairement à "Band of Brothers" qui nous permit de suivre la préparation pré débarquement de Normandie de la Easy Company Outre-Manche). Dans "the Pacific", on a le droit à un aller simple supersonique pour l'enfer de Guadalcanal dès le premier épisode : les marines sont isolés sur une île dont le maintien dans le territoire des alliés est d'une importance capitale puisqu'elle protège la route de l'Australie de l'impérialisme nippon. Le baptême du feu est filmé avec une efficacité redoutable, les 2 marines, héros des épisodes d'ouverture, Robert Leckie et John Basilone, se transforment, en l'espace de deux fois 45 minutes, en vétérans au visage buriné, aux illusions entamées, au sens du sacrifice éprouvé. Le 3° épisode nous embarque en Australie pour une "pause", une permission après Guadalcanal. Le regard se décentre quelque peu puisqu'on voit comment l'arrière (le "home front") perçoit l'affrontement américano-nippon. Egrenage des morts tués au combat, perception au travers de cette littanie du caractère mondial du conflit. Toutefois, c'est bien l'héroïsme américain qu'il s'agit de célébrer avant tout.

 

 

L'épisode 4 se concentre sur la bataille de Cape Gloucester, une sorte d'enfer tropical : situé  en Nouvelle Guinée, ce cap fit l'objet d'un violent affrontement entre la première division de marines et la 53° division d'infanterie nippone pour la possession de pistes d'aterrissages situées à cet endroit. Les manoeuvres américaines furent retardées par des pluies diluviennes qui submergèrent les campements et semèrent le désespoir au sein des combattants (folie, suicide). A mi chemin de la série, trois épisodes sont consacrés aux affrontements pour la conquête de l'île de Peleliu, dans l'archipel de Palaos. Si "Band of brothers" atteignait son acmé dans l'épisode intitulé "Bastogne", nul doute que "the Pacific" atteint la sienne dans le second épisode consacré à cette bataille extrêmement meurtrière. C'est un point de basculement de la série tant la façon de filmer et les évènements reportés laissent le spectateur prisonnier d'un étau de barbarie, de sang, de feu et de soif. Pour la première division, relayée par une nouvelle compagnie dans laquelle officie le mortier Sledge, il faut aller déloger les Japonais des collines qui surplombent le nord ouest de l'île et pour ce faire s'emparer, au préalable, de l'aérodrome, no man's land carbonisé à la suite de combats acharnés, dont la traversée et la conquête exposent les américains à de nombreuses pertes. A l'issue des 3 épisodes, Peleliu est aux mains de l'armée américaine, les jeunes recrues qui en réchappent retrouvent leur base arrière (Pavuvu) le regard vide, les épaules affaissées, en véritables morts vivants. De l'autre côté de l'écran, le spectateur sort lui aussi passablement vidé du visionnage du tryptique.

 

 

Après à peine 35 minutes de répit, les auteurs nous replongent dans l'enfer d'Iwo Jima(4) qui se résume souvent aujourd'hui à une photo légendaire mais qui, à l'époque, fut une des épreuves militaires les plus difficiles pour les belligérants. Episode prolongé par une dernière confrontation, avant la déflagration finale, entre les corps de marines et l'armée nippone sur Okinawa, la plus meurtrière de la guerre du Pacifique nous rappelle-t-on. Ces épisodes ont le mérité de battre en brèche les clichés, issus pour partie des représentations européo-centrées de la guerre du Pacifique et des fictions un peu datées sur le sujet, qui ont ancré dans nos esprit l'idée que ce théâtre des opérations se résuma à un affrontement aéro-naval. L'antépénultième épisode et plus encore l'avant dernier paragraphe de la série nous plongent dans une sorte de Verdun sous les Tropiques ; l'uniforme des marines a autant la couleur de la boue que leur visage dont les yeux se vident progressivement de toute expression, de tout éclat d'humanité. La pluie torrentielle, la boue à laquelle se mèlent des cadavres en décomposition  sont un ennemi aussi coriace que le Japonais. Le retour des braves au pays, leur difficulté à se réinsérer, les douleurs des survivants clôturent la série.

 

 

Bien avant cette échéance, des interrogations surgissent. Si "The Pacific" a tenté de conserver le souffle épique de "Band of Brothers" et y réussit plutôt, on perçoit, même sans être très érudit sur la question, que l'écriture de l'histoire a été fortement  influencée par le souci de produire du roman national américain. On sait, depuis  "La liste de Schindler" (5)  notamment, que Spielberg se pose en auteur-pédagogue. L'utilisation dans sa série des témoignages de vétérans mélés aux images d'archives, légitime historiquement ses images de  fiction et c'est là où le bât blesse. Il n'échappera à personne que dans la mini-série les victimes, tout autant que les héros sont, à quelques exceptions près, toujours du côté des Etats-Unis. Ces marines sont jeunes, fiers, idéalistes quand ils entrent en guerre ; ils en sortent meurtris, anéantis, physiquement et marqués moralement à vie essentiellement par leur confrontation aux évènements, car leur sens du devoir et de l'obéissance ne les conduit guère à s'interroger sur certains de leurs actes. Les Japonais sont, eux, très peu humains : jusqu'au boutistes dans leur opposition aux marines, pervers dans l'utilisation des civils comme boucliers humains. La guerre du Pacifique filmée à hauteur d'hommes oui, mais les seuls hommes qui dirigent notre regard sont ceux de l'armée américaine. Les auteurs ne se décentrent jamais pour donner une autre perception du conflit, pour honorer finalement de la même façon les victimes de la guerre si bien qu'on n'est guère surpris du traitement fait de l'utilisation de l'arme atomique dans le récit proposé par le trio Speilberg-Hanks-Mc Kenna.

 

 

Somme toute, "The Pacific" est une mise en image poignante et impressionnante d'un des conflits de la 2° guerre mondiale. La série apporte des éclairages méritants sur des épisodes méconnus ou controversés qui se déroulèrent sur ce front. Toutefois, le sujet est traité de façon pour le moins partiale et manichéenne. Le contenu est d'autant plus contestable que les témoignages et images d'archives viennent, volontairement ou non, en appui d'une vision romancée contribuant inévitablement à produire un discours d'autorité Il n'est donc pas inutile de se plonger dans d'autres oeuvres de fiction sur la guerre du Pacifique de façon à remettre un peu de nuance et à varier les approches sur le sujet ; à cette fin, nous verrons bientôt ce qui se passe du côté du grand écran. 

 

 

 

 

(1) "Band of brothers" est une mini série de la chaîne HBO produite par le tandem Speilberg-Hanks, en 2001, relatant les faits d'armes de la Easy Company sur le front de l'ouest européen, de la préparation du débarquement de Normandie à l'effondrement du nazisme.

(2) New Yorkais issu d'une famille immigrée italienne, le Marine John Basilone reçut la médaille d'honneur pour ses actions lors de la bataille de Guadalcanal. L'armée et le gouvernement l'utilisa après sa décoration pour lever des fonds (war bounds) afin de financer la guerre.

(3) Robert Capa est un des plus grands photographes de guerre et photographe du XXème siècle. Il couvrit de nombreux conflits dont la deuxième guerre mondiale et en particulier le débarquement de Normandie sur Omaha Beach où il est le seul reporter présent pour Life magazine. Sur la centaine de photos qu'il prit ce jour là, 11 ont survécu à une erreur de manipulation d'un employé de Life qui, par mégarde, fit fondre ses négatifs. Les photos floues, tremblées témoignent de la violence des combats sur la plage devenue "bloody  Omaha" ou Omaha la sanglante.

(4) La bataille pour la prise de l'île volcanique d'Iwo Jima en février- mars 45 est une des dernières étapes militaires avant la rédition du Japon. 

(5) Enorme succès au Box-Office, "La liste de Schindler", oeuvre assez atypique à l'époque dans le filmographie de Spielberg, fut vendue en France (et sans doute ailleurs) comme une oeuvre de référence sur la Shoah. Ce discours fut renforcé par le travail entrepris par la fondation Spielberg de collecte des témoignages des rescapés du génocide. Le film a cependant fait l'objet de nombreuses critiques autant sur la forme que sur le fond, le travail de la fondation Spielberg est aussi sujet à réserves tant les témoignages recueillis sont normés et formatés. La fondation est aujourd'hui mise en péril suite  à l'affaire Madoff, le réalisateur ayant confié des fonds de sa fondation au financier, de l'ancien président du Nasdaq.