Samarra


Tags: pop

Rock & pop - histoire géographie.

par vservat Email

 POP ROCK HISTOIRE ET GEOGRAPHIE

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Petites ou grandes histoires des musiques pop rock à travers la planète... 

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Places That Rocks !
 
 

Au Royaume Uni : 
 
Liverpool et "Penny Lane", "Strawebbery Fields forever" des Beatles (1966) et

"You'll never Walk Alone" de Gerry & The pacemakers (1963).

 Londres (Brixton) et "Guns of Brixton" des Clash (1979).

 

En Irlande : 

Belfast et "Where the streets have no name" de U2 (1997).

Derry et "Sunday bloody Sunday" de U2 (1983)

 

En Allemagne :

Berlin et "Heroes" de David Bowie (1977)

 

Aux Etats-Unis :

 Chicago et "Chicago" de Crosby, Still, Nash & Young (1970)

 Ellis Island et "American Land" de Bruce Springsteen (2006).

 Detroit et "The big three killed my baby" des White Stripes.(1999) et le MC5 avec "Motor city is burning" (1969).

 Allentown et "Allentown" de Billy Joel (1982).

 
 
 
Petit Atlas illustré des musiques pop-rock (work in progress...)
 

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Dossiers thématiques disponibles sur Samarra :

 

Les chansons anti guerre du Vietnam. 

Les Hippies et Summer of love.

 

Les festivals :

- Monterey (1967) et le rock psychédélique.

- Woodstock (1969) : première partie et deuxième partie.

Altamont la fête est finie.

 

L'Histoire dans une pochette de disque :

 

 

 

Midlife de Blur, Une pochette kaléidoscope des années Blair.

 

 

 

 

Pop rock, bande son de l'histoire :

 

La sélection proposée a retenus oit des titres pop-rocks, soit des artistes assimilés à ces musiques qui sont prises ici au sens large (étendues au folk songs par exemple).


 

Red Scare :

 

 

Joan Baez "Here's to you" 2 anarchistes exécutés pendant la Red Scare, Sacco et Venzetti.

 

 


Deuxième guerre mondiale :

 

The Kinks "Churchill says"

Johnny Cash "The Ballad of Ira Hayes" le destin d'un des hommes qui planta la bannière étoilée sur Iwo Jima. 

 

 

 

Les années 60 aux Etats-Unis : droits civiques, protest songs.

 

Joan Baez "Birmingham Sunday" la tuerie de Birmingham, 6 enfants tués dans un attenta du Klan. 

Country Joe and the fish "I feel like I'm going to die rag"

Creedence Ckearwater Revival "Fortunate Son" contre les fils fortunés qui ne vont pas au Vietnam

Crosby, Still, Nash and Young "Ohio" sur la tuerie de Ken State.

Crosby, Still Nash and young "Chicago" tensions entre progressistes et conservateurs autour de la convention démovrate de Chicago.

Bob Dylan "Blowin' in the wind" la longue lutte pour les droits civiques.

Bob Dylan "Georges Jackson" sur Angela Davis et son soutien à Georges Jackson.

Bob Dylan "Masters of war" contre les profiteurs de guerre.

Bob Dylan "Only a pawn in their game" sur l'assassinat de Medgar Evans.

Bob Dylan "Oxford town" sur l'entrée difficile du premier étudiant noir à l'université.

Bob Dylan "Talkin' Jonhn Birch paranoid blues" sur une organisation ultra conservatrice des 60's.

Bob Dylan "The death of Emmet Till" sur le lynchage du jeune Emmet Till

Bob Dylan "The times they'are A-changin' sur l'aspiration au changement.

Bob Dylan "With god on your side" retour sur l'histoire des Etats-Unis.

MC5 "Motor City is burning" émeutes de Détroit fin des 60's.

Simon and Garfunkel "7 o clok silent night" autour des actualités sinistres de 1966.

 

 

Relations internationales - guerre froide :

 

Colonel Bagshot "Six Days War" sur la guerre des 6 jours.

Johnny Clegg "Asimbonanga" sur l'apartheid et Mandela.

Peter Gabriel "Biko" sur le meurtre du militant noir Steve Biko en Afrique du Sud

The Clash "Washington bullets" sur les impérialismes.

La Tordue "Paris, octobre 61." manifestation du FLN à Paris et sa répression policière.

Simple Minds "Mandela Day" sur Mandela.

Sting "Russians" les Russes dédiabolisés en fin de guerre froide.



Luttes sociales (autres que droits civiques aux Etats-Unis) :

 

 

The Clash "London Calling", Angleterre dans la crise économique et sociel des 70's finissantes.

The Clash "Guns of Brixton" anticipation des grandes émeutes de Brixtion en 1981.

The rolling stones "Street Fighting man" révolte des jeunes dans les 60's.

Bruce Springsteen "Born in the USA" sur les vétérans de la guerre du Vietnam.

Bruce Springsteen "The ghost of Tom Joad" sur la pauvreté aux Etats-Unis.

 

 

Après le mur :

 

Les fatals Picards : "mon père était tellement de gauche"

Jean Leloup "1990"

 

 

Question irlandaise :

 

 

U2 "Where the streets have no name" sur Belfast, ville déchirée.

U2 "Sunday Bloody Sunday" massacre des paras britanniques à Derry en janvier 72.

Sinead O'Connor "Dear Old Skibereen" sur la grande famine et ses conséquences.

The Pogues "Thousands are sailing" sur l'émigration irlandaise.

The Pogues "Poor Paddy on the railway" sur l'emploi des irlandais aux Etats-Unis dans les chemins de fer.

 

 

 

Radiohead cuvée 2011

par died Email

Voilà, il était attendu...
 
 
 
Radiohead a sorti son 9ème album. Comme le précédent, il y a du marketing dans l'air : sortie mondiale....pas de disque...seule possibilité, le téléchargement à partir du site du groupe. En effet, depuis le dernier album (Rainbow), le groupe se passe de maison de disque et des circuits traditionnels de distribution. Un vrai luxe et une vraie piste de réflexion pour ce groupe atypique.
 
 
 
 
Oui, le clip est étonnant, ce chapeau melon....a un je ne sais quoi d'Orangemécaniquesque !!!!
 
Mais parlons d'abord du contenu : Radiohead nous a habitué à des mélodies léchées, à des arrangements complexes et soignés, à une voix haut perchée....le tout formant à chaque fois un merveilleux album.
On peut dire que ce dernier opus n 'échappe pas à la règle : il est exigeant, les mélodies ne se dégagent pas forcément à la première écoute et le côté électro peut dérouter les fans de la première heure. Il est incontestablement dans la lignée de Rainbow et de l'album solo de Thom York The Eraser.
 
 
 
Alors ne boudons pas, ce nouveau Radiohead....c'est une musique incantatoire, électro-spirituelle qui touchera l'amateur de sons et d'univers qui sortent des sentiers re-battus par le rock traditionnel.
 
 
 
Et puis, quand on a fini d'écouter cet album, rien n'empêche de replonger dans les précédents opus qui sont devenus de vieilles ritournelles qui font plaisir à l'oreille et rappelle le bon temps.
 
 
 
Pour le téléchargement légal : c'est ici : 7 euros en Mp3 11 euros en fichier Wav
 
 
JC Diedrich
 

"Life on Mars" : Manchester, 1973.

par vservat Email

"Life on Mars"ou la brassée des temps : 

1973, "Life on Mars ?" de Bowie est n°1 au hit parade britannique. Sam Tyler ne s'en souvient pas car il vit en 2006. Brillant inspecteur de la police de Manchester, il sait mener ses enquêtes tambour-battant en s'appuyant sur les dernières technologies. Victime d'un inattendu accident de voiture , il se réveille sur le terrain vague d'une friche industrielle, toujours à Manchester mais ....en 1973.

 

"Am i mad , in a coma, or back in time?"1 se demande Sam Tyler et ses interrogations sont légitimes. En effet,  en 1973, il n'y a pas de lecteur MP3, encore moins de cd dans la mesure où  la musique s'écoute sur un disque vinyl format 33 tours et s'achète chez un disquaire ; et puis, les mots n'ont pas le même sens. Ainsi,  quand vous demandez un numéro Virgin à l'opératrice, elle vous prend immédiatement pour un détraqué sexuel, un PC n'évoque rien d'autre pour le commun des mortels que le parti communiste !  Maigre consolation quand le hasard veut que vous croisiez l'une de vos idoles en la personne de Marc Bolan, figure emblématique du Glam-Rock mancunien,  dans un club, vous pouvez tout au plus lui dire de faire attention en prenant la voiture, surtout si c'est une mini, espérant ainsi changer le cours de l'histoire.2

 

 

Quand notre héros émerge au milieu de son terrain vague, il est vêtu au goût du jour : affublé d'un magnifique pantalon pattes d'eph', il arbore de très jolies chemises col deltaplane confectionnées dans des tissus synthétiques légèrement transparents alternant une grande variété de tons beiges. C'est ainsi paré qu'il intègre le commissariat central dirigé par l'inspecteur chef,  Gene Hunt. 

 

 

 

Celui ci est un  inconditionnel de Sergio Leone, pilier du pub tenu par  Nelson, le mancunien de la Jamaïque un brin philosophe, dans lequel il s'approvisionne essentiellement en whisky. Il ne connait ni le téléphone portable, ni l'analyse ADN, et encore moins la glace sans tain pour protéger les témoins. Ses méthodes d'investigation sont assez peu orthodoxes et se terminent souvent au coup de poing mais c'est un meneur d'hommes. Avec un accent du nord à couper au couteau, il est entouré de 3 autres enquêteurs à l'efficacité approximative qui ne comprennent pas tout au comportement étrange de leur nouveau collègue. Cette fine équipe est bientôt complétée par la jeune Annie, aussi troublée que les autres par les propos incohérents du nouvel inspecteur mais davantage soucieuse de lui apporter de l'aide.

 

 

 "Life on mars" : Manchester, la ville aux 3 visages.

 

"Life on mars" propose une plongée dans une ville à 3 identités : criminogène à souhait, Manchester fut aussi un des fleurons de la révolution industrielle, capitale des industries textiles et   une ville dont la scène musicale n'a jamais cessé d'être active en dépit de ses excès et de la politique répressive très sévère qui tenta de les juguler. La série surfe de façon éhontée sur les 3 vagues à la fois avec une vraie jubilation et restitue un univers culturel, un air du temps, qui a le cachet de l'authenticité.

 

 

Tout d'abord, "Life on Mars" s'applique à rappeler qu'avant "Les experts', la police n'était pas totalement inopérante. A l'heure où les séries surenchérissent en matière de hautes technologies, l'équipe de Gene Hunt nous ramène à l'époque durant laquelle on hésitait encore à utiliser le magnéto pour enregistrer les dépositions,  l'usage du talkie-walkie restait tout à fait superfétatoire, et  la police s'essayait tout juste à délimiter les scènes de crime ou à relever les empreintes des suspects sur les lieux de leurs méfaits. La série utilise pleinement le jeu du big bang chronologique puisque Sam Tyler, lui, venant du futur, connait tout des méthides du XXIème siècle  et tente de les introduire dans le commissariat central de Manchester. Il obtient au mieux sous  le regard  dubitatif du chef, et parfois l'enthousiasme modéré de sa collègue Annie. On mesure à quel point, les séries policières se sont renouvelées, reflétant sans doute les grandes évolutions des techniques d'investigation de ces 40 dernières années.

 

La Manchester de "Life on Mars" est plus que jamais la ville du prolétariat industriel. Son décor est fait de cheminées d'usines, de manufactures de briques rouges et d'alignement de maisons ouvrières sur courées. Le marquage prolétaire de la ville est très assumé dans la série qui reprend à son compte aussi bien le parlé spécifique et populaire du nord (le possessif "my" devenant systématiquement un "me") que son accent très prononcé (en gros le "pub" devient le "pob"). "Life on Mars" s'adosse justement sans complexe à toutes les formes de sociabilité populaire d'Outre Manche en général et de Manchester en particulier, que ce soit celle que l'on développe au pub, dans les nombreux clubs de la ville ( sur lesquels le crime organisé a déjà la main mise, bien avant la période "Madchester"3) ou encore au stade, celui de Manchester City (le Manchester City Stadium) ou de Manchester United, le célèbre Old Trafford.

 

 

"Life on mars", morceaux choisis :

 

Deux épisodes permettent sans doute de bien saisir les différentes caractéristiques du Manchester des années 70 et d'en percevoir les échos dans la ville telle qu'elle est aujourd'hui.

 

On choisira d'abord l'épisode 3 de la première saison.

 

Un corps vient d'être trouvé dans la filature textile "Cresters". Le défunt est un des bras droit du patron qui prépare un plan de licenciement, annonciateur de la fermeture définitive de l'usine. Les soupçons se portent sur la famille Bannister dont le père et le fils travaillent à l'usine, ainsi que la belle fille. Syndicaliste, le père se bat corps et âme pour tenter de sauver un monde appelé à disparaître : celui qui fit la fortune de la ville au temps de la révolution industrielle mais qui en 1973 n'est plus compétitif. Filatures unique employeur de familles entières sinistrées à leur fermeture, trade-unions (syndicats) en survie, place de la main d'oeuvre d'origine étrangère, radicalisation des formes de lutte sociale : l'épisode fait le tour de la question. Il nous propulse également dans la rénovation des grandes cités des pays noirs puisque le lieu du crime est devenu, en 2006, l'immeuble dans lequel Sam Tyler, le héros de la série, vit. C'est précisément sous sa table de cuisine dans un appartement qu'on entrevoit comme ultra-moderne que le corps est retrouvé. L'occasion de saisir la brassée des temps qui rythme si bien la série.

 

 

 

L'épisode 5 de la première saison est également très intéressant pour ce qu'il restitue de l'image ouvrière de la ville.

 

Le corps d'un supporter de Manchester United vient d'être retrouvé dans une allée entre deux courées. A côté de lui, une écharpe bleue et blanche aux couleurs de Manchester City. A quelques jours du derby annuel entre les deux clubs, il y a là un motif imparable pour enflammer les supporters et créer une flambée de violence lors du match. Pour désamorcer cette bombe en puissance, l'équipe de Gene Hunt investit un pub afin de tirer les vers du nez des clients qui sont tous de fervents clients adeptes du ballon rond.
Hooliganisme, religion du football dans la culture populaire, paysages de courées des pays noirs à découvrir. L'épisode nous fait vivre l'acmé annuel des amoureux du foot dans la ville des deux clubs ennemis.

 

 

Pour prolonger la saga sur l'immigration irlandaise qui se déroule sur l'histgeobox, particulièrement en ce début d'année, on ne peut faire l'impasse sur l'épisode 3 de la saison 2.

 

Une bombe est découverte sous une voiture et l'IRA est soupçonnée de l'y avoir posée. Mais Sam Tyler, qui se souvient de son futur en 2006, ne reconnait pas, sur ce cas de figure, la marque caractéristique de l'armée républicaine irlandaise. Comme à Liverpool, Manchester a servi de lieu d'embauche et a permis à de nombreux déracinés de la verte Irlande chassés notamment par la famine, mais plus largement par la misère, de s'installer et faire souche dans ses murs. L'épisode garde pour toile de fond les relations tumultueuses des émigrants irlandais avec leur voisine anglaise, que ce soit par l'exemple des mouvements nationalistes violents ou celui du déclassement de la communauté irlandaise dans les grands centres urbains britanniques où elle tenta de se faire embaucher.

 

 

 

Morceaux choisis : le bonus !

 

"Life on Mars" possède une bande originale tellement renversante qu'elle a fait l'objet d'une édition CD en plus de l'édition DVD de la série. Ils sont tous là : Bowie, Pink Floyd, Roxy Music, The Who, Deep Purple, les Stones etc...

 

La BBC ne faisant jamais les choses à moitié a laissé ouvert le site consacré à la série et on peut y consulter épisode par épisode les références des morceaux qui rythment les aventures de Gene Hunt (qui se surnomme modestement "the Gene Genie") et de Sam Tyler :

 

pour la saison 1http://www.bbc.co.uk/lifeonmars/series1/

pour la saison 2http://www.bbc.co.uk/lifeonmars/series2/

 

 et un aperçu ci-dessous:

 

Notes :

1 : "Suis-je fou? Dans le coma ? Suis je retourné dans le passé?"

2 :  Marc Bolan est un des représentants les plus importants du mouvement Glam Rock, dont David Bowie et Roxy Music furent d'autres figures emblématiques. Il mourut prématurément en 1977 dans un accident de voiture, sa compagne conduisant une mini, ayant embouti un arbre.

3 : La scène dite de "Madchester" date de la fin des 80's. Elle associe des groupes intégrant des sonorités house (Stone Roses, Happy Mondays) à une scène underground portée par de nombreux clubs en particulier celui de l'Hacienda, lui même indissociable du label Factory Records (créé par Tony Wilson qui distribua les groupes les plus importants du post-punk mancunien à savoir Joy Division et The Buzzcocks). Le milieu tomba aux mains du crime organisé et la consommation de stupéfiants devint telle que la décision fut prise de fermer l'Hacienda pour stopper les dérives qui accompaganient pourtant l'affirmation d'une scène musicale très riche.

 

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