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"Life on Mars" : Manchester, 1973.

par vservat Email

"Life on Mars"ou la brassée des temps : 

1973, "Life on Mars ?" de Bowie est n°1 au hit parade britannique. Sam Tyler ne s'en souvient pas car il vit en 2006. Brillant inspecteur de la police de Manchester, il sait mener ses enquêtes tambour-battant en s'appuyant sur les dernières technologies. Victime d'un inattendu accident de voiture , il se réveille sur le terrain vague d'une friche industrielle, toujours à Manchester mais ....en 1973.

 

"Am i mad , in a coma, or back in time?"1 se demande Sam Tyler et ses interrogations sont légitimes. En effet,  en 1973, il n'y a pas de lecteur MP3, encore moins de cd dans la mesure où  la musique s'écoute sur un disque vinyl format 33 tours et s'achète chez un disquaire ; et puis, les mots n'ont pas le même sens. Ainsi,  quand vous demandez un numéro Virgin à l'opératrice, elle vous prend immédiatement pour un détraqué sexuel, un PC n'évoque rien d'autre pour le commun des mortels que le parti communiste !  Maigre consolation quand le hasard veut que vous croisiez l'une de vos idoles en la personne de Marc Bolan, figure emblématique du Glam-Rock mancunien,  dans un club, vous pouvez tout au plus lui dire de faire attention en prenant la voiture, surtout si c'est une mini, espérant ainsi changer le cours de l'histoire.2

 

 

Quand notre héros émerge au milieu de son terrain vague, il est vêtu au goût du jour : affublé d'un magnifique pantalon pattes d'eph', il arbore de très jolies chemises col deltaplane confectionnées dans des tissus synthétiques légèrement transparents alternant une grande variété de tons beiges. C'est ainsi paré qu'il intègre le commissariat central dirigé par l'inspecteur chef,  Gene Hunt. 

 

 

 

Celui ci est un  inconditionnel de Sergio Leone, pilier du pub tenu par  Nelson, le mancunien de la Jamaïque un brin philosophe, dans lequel il s'approvisionne essentiellement en whisky. Il ne connait ni le téléphone portable, ni l'analyse ADN, et encore moins la glace sans tain pour protéger les témoins. Ses méthodes d'investigation sont assez peu orthodoxes et se terminent souvent au coup de poing mais c'est un meneur d'hommes. Avec un accent du nord à couper au couteau, il est entouré de 3 autres enquêteurs à l'efficacité approximative qui ne comprennent pas tout au comportement étrange de leur nouveau collègue. Cette fine équipe est bientôt complétée par la jeune Annie, aussi troublée que les autres par les propos incohérents du nouvel inspecteur mais davantage soucieuse de lui apporter de l'aide.

 

 

 "Life on mars" : Manchester, la ville aux 3 visages.

 

"Life on mars" propose une plongée dans une ville à 3 identités : criminogène à souhait, Manchester fut aussi un des fleurons de la révolution industrielle, capitale des industries textiles et   une ville dont la scène musicale n'a jamais cessé d'être active en dépit de ses excès et de la politique répressive très sévère qui tenta de les juguler. La série surfe de façon éhontée sur les 3 vagues à la fois avec une vraie jubilation et restitue un univers culturel, un air du temps, qui a le cachet de l'authenticité.

 

 

Tout d'abord, "Life on Mars" s'applique à rappeler qu'avant "Les experts', la police n'était pas totalement inopérante. A l'heure où les séries surenchérissent en matière de hautes technologies, l'équipe de Gene Hunt nous ramène à l'époque durant laquelle on hésitait encore à utiliser le magnéto pour enregistrer les dépositions,  l'usage du talkie-walkie restait tout à fait superfétatoire, et  la police s'essayait tout juste à délimiter les scènes de crime ou à relever les empreintes des suspects sur les lieux de leurs méfaits. La série utilise pleinement le jeu du big bang chronologique puisque Sam Tyler, lui, venant du futur, connait tout des méthides du XXIème siècle  et tente de les introduire dans le commissariat central de Manchester. Il obtient au mieux sous  le regard  dubitatif du chef, et parfois l'enthousiasme modéré de sa collègue Annie. On mesure à quel point, les séries policières se sont renouvelées, reflétant sans doute les grandes évolutions des techniques d'investigation de ces 40 dernières années.

 

La Manchester de "Life on Mars" est plus que jamais la ville du prolétariat industriel. Son décor est fait de cheminées d'usines, de manufactures de briques rouges et d'alignement de maisons ouvrières sur courées. Le marquage prolétaire de la ville est très assumé dans la série qui reprend à son compte aussi bien le parlé spécifique et populaire du nord (le possessif "my" devenant systématiquement un "me") que son accent très prononcé (en gros le "pub" devient le "pob"). "Life on Mars" s'adosse justement sans complexe à toutes les formes de sociabilité populaire d'Outre Manche en général et de Manchester en particulier, que ce soit celle que l'on développe au pub, dans les nombreux clubs de la ville ( sur lesquels le crime organisé a déjà la main mise, bien avant la période "Madchester"3) ou encore au stade, celui de Manchester City (le Manchester City Stadium) ou de Manchester United, le célèbre Old Trafford.

 

 

"Life on mars", morceaux choisis :

 

Deux épisodes permettent sans doute de bien saisir les différentes caractéristiques du Manchester des années 70 et d'en percevoir les échos dans la ville telle qu'elle est aujourd'hui.

 

On choisira d'abord l'épisode 3 de la première saison.

 

Un corps vient d'être trouvé dans la filature textile "Cresters". Le défunt est un des bras droit du patron qui prépare un plan de licenciement, annonciateur de la fermeture définitive de l'usine. Les soupçons se portent sur la famille Bannister dont le père et le fils travaillent à l'usine, ainsi que la belle fille. Syndicaliste, le père se bat corps et âme pour tenter de sauver un monde appelé à disparaître : celui qui fit la fortune de la ville au temps de la révolution industrielle mais qui en 1973 n'est plus compétitif. Filatures unique employeur de familles entières sinistrées à leur fermeture, trade-unions (syndicats) en survie, place de la main d'oeuvre d'origine étrangère, radicalisation des formes de lutte sociale : l'épisode fait le tour de la question. Il nous propulse également dans la rénovation des grandes cités des pays noirs puisque le lieu du crime est devenu, en 2006, l'immeuble dans lequel Sam Tyler, le héros de la série, vit. C'est précisément sous sa table de cuisine dans un appartement qu'on entrevoit comme ultra-moderne que le corps est retrouvé. L'occasion de saisir la brassée des temps qui rythme si bien la série.

 

 

 

L'épisode 5 de la première saison est également très intéressant pour ce qu'il restitue de l'image ouvrière de la ville.

 

Le corps d'un supporter de Manchester United vient d'être retrouvé dans une allée entre deux courées. A côté de lui, une écharpe bleue et blanche aux couleurs de Manchester City. A quelques jours du derby annuel entre les deux clubs, il y a là un motif imparable pour enflammer les supporters et créer une flambée de violence lors du match. Pour désamorcer cette bombe en puissance, l'équipe de Gene Hunt investit un pub afin de tirer les vers du nez des clients qui sont tous de fervents clients adeptes du ballon rond.
Hooliganisme, religion du football dans la culture populaire, paysages de courées des pays noirs à découvrir. L'épisode nous fait vivre l'acmé annuel des amoureux du foot dans la ville des deux clubs ennemis.

 

 

Pour prolonger la saga sur l'immigration irlandaise qui se déroule sur l'histgeobox, particulièrement en ce début d'année, on ne peut faire l'impasse sur l'épisode 3 de la saison 2.

 

Une bombe est découverte sous une voiture et l'IRA est soupçonnée de l'y avoir posée. Mais Sam Tyler, qui se souvient de son futur en 2006, ne reconnait pas, sur ce cas de figure, la marque caractéristique de l'armée républicaine irlandaise. Comme à Liverpool, Manchester a servi de lieu d'embauche et a permis à de nombreux déracinés de la verte Irlande chassés notamment par la famine, mais plus largement par la misère, de s'installer et faire souche dans ses murs. L'épisode garde pour toile de fond les relations tumultueuses des émigrants irlandais avec leur voisine anglaise, que ce soit par l'exemple des mouvements nationalistes violents ou celui du déclassement de la communauté irlandaise dans les grands centres urbains britanniques où elle tenta de se faire embaucher.

 

 

 

Morceaux choisis : le bonus !

 

"Life on Mars" possède une bande originale tellement renversante qu'elle a fait l'objet d'une édition CD en plus de l'édition DVD de la série. Ils sont tous là : Bowie, Pink Floyd, Roxy Music, The Who, Deep Purple, les Stones etc...

 

La BBC ne faisant jamais les choses à moitié a laissé ouvert le site consacré à la série et on peut y consulter épisode par épisode les références des morceaux qui rythment les aventures de Gene Hunt (qui se surnomme modestement "the Gene Genie") et de Sam Tyler :

 

pour la saison 1http://www.bbc.co.uk/lifeonmars/series1/

pour la saison 2http://www.bbc.co.uk/lifeonmars/series2/

 

 et un aperçu ci-dessous:

 

Notes :

1 : "Suis-je fou? Dans le coma ? Suis je retourné dans le passé?"

2 :  Marc Bolan est un des représentants les plus importants du mouvement Glam Rock, dont David Bowie et Roxy Music furent d'autres figures emblématiques. Il mourut prématurément en 1977 dans un accident de voiture, sa compagne conduisant une mini, ayant embouti un arbre.

3 : La scène dite de "Madchester" date de la fin des 80's. Elle associe des groupes intégrant des sonorités house (Stone Roses, Happy Mondays) à une scène underground portée par de nombreux clubs en particulier celui de l'Hacienda, lui même indissociable du label Factory Records (créé par Tony Wilson qui distribua les groupes les plus importants du post-punk mancunien à savoir Joy Division et The Buzzcocks). Le milieu tomba aux mains du crime organisé et la consommation de stupéfiants devint telle que la décision fut prise de fermer l'Hacienda pour stopper les dérives qui accompaganient pourtant l'affirmation d'une scène musicale très riche.

 

La guerre du Pacifique : du petit au grand écran. (1)

par vservat Email

Ce sera sans doute l'une des séries les plus attendues de cette rentrée télévisée, on l'annonce sur une chaîne cryptée à l'automne, en France. Il s'agit de la nouvelle saga produite par Steven Spielberg et Tom Hanks qui fait écho à l'inoubliable "Band of brothers" (1). Diffusée, comme sa grande soeur,sur la chaîne HBO, "The Pacific" nous emporte, non sur les théatres européens de la 2° guerre mondiale, mais sur ceux des archipels du Pacifique. Nous abandonnons les membres de la Easy Company, du capitaine Winters ("Band of brothers"), pour suivre la première division de marines. Quelques jeunes gens qui s'engagent dans le combat de leur vie, aux lendemains de la déclaration de guerre des Etats-Unis au Japon, suite à l'attaque de la base américiane de Pearl Harbor, le 7/12/1941. Pleins d'illusions, pétris des valeurs de l'Amérique éternelle (héroisme, patriotisme, défense de la liberté, religiosité etc.), nos marines se déplacent de saut d'îles en îles au gré des des archipels du Pacifique. Ils y découvrent, et nous avec eux,  une guerre très différente de celle qui se déroule en Europe. Ici pas de nazis, pas d'Adolf Hitler, pas de Staline non plus, mais un face à face anonyme et violent avec le "jap" (ou ses dénominations dérivées "fuckin' jap" étant la plus courante).

 

 

S'appuyant sur les mémoires de deux soldats, Robert Leckie et Eugène Sledge, la série se fait force d'être réaliste et ajoute un troisème héros au duo initial : John Basilone (2). La construction est tout à fait semblable à celle du précédent opus : on commence chaque épisode par des images d'archives, commentées, ensuite par des vétérans au regard habité, qui se remémorrent, d'une voix parfois brisée par l'émotion, leur campagne militaire dans le Pacifique. Puis, vient un générique absolument somptueux et une cinquantaine de minutes d'une vision de la guerre filmée souvent à hauteur d'homme, dans un style embarqué qui évoque, de façon quasi immédiate, le travail de Robert Capa (3). 10 épisodes pour revivre quelques unes des batailles les plus stratégiques, controversées et meurtrières de cette guerre en grande partie aéro-navale qui se termina par la réddition du Japon le 2/09/1945.

 

 

Les scénaristes n'ont pas envisagé de laisser au spectateur quelques minutes de répit (contrairement à "Band of Brothers" qui nous permit de suivre la préparation pré débarquement de Normandie de la Easy Company Outre-Manche). Dans "the Pacific", on a le droit à un aller simple supersonique pour l'enfer de Guadalcanal dès le premier épisode : les marines sont isolés sur une île dont le maintien dans le territoire des alliés est d'une importance capitale puisqu'elle protège la route de l'Australie de l'impérialisme nippon. Le baptême du feu est filmé avec une efficacité redoutable, les 2 marines, héros des épisodes d'ouverture, Robert Leckie et John Basilone, se transforment, en l'espace de deux fois 45 minutes, en vétérans au visage buriné, aux illusions entamées, au sens du sacrifice éprouvé. Le 3° épisode nous embarque en Australie pour une "pause", une permission après Guadalcanal. Le regard se décentre quelque peu puisqu'on voit comment l'arrière (le "home front") perçoit l'affrontement américano-nippon. Egrenage des morts tués au combat, perception au travers de cette littanie du caractère mondial du conflit. Toutefois, c'est bien l'héroïsme américain qu'il s'agit de célébrer avant tout.

 

 

L'épisode 4 se concentre sur la bataille de Cape Gloucester, une sorte d'enfer tropical : situé  en Nouvelle Guinée, ce cap fit l'objet d'un violent affrontement entre la première division de marines et la 53° division d'infanterie nippone pour la possession de pistes d'aterrissages situées à cet endroit. Les manoeuvres américaines furent retardées par des pluies diluviennes qui submergèrent les campements et semèrent le désespoir au sein des combattants (folie, suicide). A mi chemin de la série, trois épisodes sont consacrés aux affrontements pour la conquête de l'île de Peleliu, dans l'archipel de Palaos. Si "Band of brothers" atteignait son acmé dans l'épisode intitulé "Bastogne", nul doute que "the Pacific" atteint la sienne dans le second épisode consacré à cette bataille extrêmement meurtrière. C'est un point de basculement de la série tant la façon de filmer et les évènements reportés laissent le spectateur prisonnier d'un étau de barbarie, de sang, de feu et de soif. Pour la première division, relayée par une nouvelle compagnie dans laquelle officie le mortier Sledge, il faut aller déloger les Japonais des collines qui surplombent le nord ouest de l'île et pour ce faire s'emparer, au préalable, de l'aérodrome, no man's land carbonisé à la suite de combats acharnés, dont la traversée et la conquête exposent les américains à de nombreuses pertes. A l'issue des 3 épisodes, Peleliu est aux mains de l'armée américaine, les jeunes recrues qui en réchappent retrouvent leur base arrière (Pavuvu) le regard vide, les épaules affaissées, en véritables morts vivants. De l'autre côté de l'écran, le spectateur sort lui aussi passablement vidé du visionnage du tryptique.

 

 

Après à peine 35 minutes de répit, les auteurs nous replongent dans l'enfer d'Iwo Jima(4) qui se résume souvent aujourd'hui à une photo légendaire mais qui, à l'époque, fut une des épreuves militaires les plus difficiles pour les belligérants. Episode prolongé par une dernière confrontation, avant la déflagration finale, entre les corps de marines et l'armée nippone sur Okinawa, la plus meurtrière de la guerre du Pacifique nous rappelle-t-on. Ces épisodes ont le mérité de battre en brèche les clichés, issus pour partie des représentations européo-centrées de la guerre du Pacifique et des fictions un peu datées sur le sujet, qui ont ancré dans nos esprit l'idée que ce théâtre des opérations se résuma à un affrontement aéro-naval. L'antépénultième épisode et plus encore l'avant dernier paragraphe de la série nous plongent dans une sorte de Verdun sous les Tropiques ; l'uniforme des marines a autant la couleur de la boue que leur visage dont les yeux se vident progressivement de toute expression, de tout éclat d'humanité. La pluie torrentielle, la boue à laquelle se mèlent des cadavres en décomposition  sont un ennemi aussi coriace que le Japonais. Le retour des braves au pays, leur difficulté à se réinsérer, les douleurs des survivants clôturent la série.

 

 

Bien avant cette échéance, des interrogations surgissent. Si "The Pacific" a tenté de conserver le souffle épique de "Band of Brothers" et y réussit plutôt, on perçoit, même sans être très érudit sur la question, que l'écriture de l'histoire a été fortement  influencée par le souci de produire du roman national américain. On sait, depuis  "La liste de Schindler" (5)  notamment, que Spielberg se pose en auteur-pédagogue. L'utilisation dans sa série des témoignages de vétérans mélés aux images d'archives, légitime historiquement ses images de  fiction et c'est là où le bât blesse. Il n'échappera à personne que dans la mini-série les victimes, tout autant que les héros sont, à quelques exceptions près, toujours du côté des Etats-Unis. Ces marines sont jeunes, fiers, idéalistes quand ils entrent en guerre ; ils en sortent meurtris, anéantis, physiquement et marqués moralement à vie essentiellement par leur confrontation aux évènements, car leur sens du devoir et de l'obéissance ne les conduit guère à s'interroger sur certains de leurs actes. Les Japonais sont, eux, très peu humains : jusqu'au boutistes dans leur opposition aux marines, pervers dans l'utilisation des civils comme boucliers humains. La guerre du Pacifique filmée à hauteur d'hommes oui, mais les seuls hommes qui dirigent notre regard sont ceux de l'armée américaine. Les auteurs ne se décentrent jamais pour donner une autre perception du conflit, pour honorer finalement de la même façon les victimes de la guerre si bien qu'on n'est guère surpris du traitement fait de l'utilisation de l'arme atomique dans le récit proposé par le trio Speilberg-Hanks-Mc Kenna.

 

 

Somme toute, "The Pacific" est une mise en image poignante et impressionnante d'un des conflits de la 2° guerre mondiale. La série apporte des éclairages méritants sur des épisodes méconnus ou controversés qui se déroulèrent sur ce front. Toutefois, le sujet est traité de façon pour le moins partiale et manichéenne. Le contenu est d'autant plus contestable que les témoignages et images d'archives viennent, volontairement ou non, en appui d'une vision romancée contribuant inévitablement à produire un discours d'autorité Il n'est donc pas inutile de se plonger dans d'autres oeuvres de fiction sur la guerre du Pacifique de façon à remettre un peu de nuance et à varier les approches sur le sujet ; à cette fin, nous verrons bientôt ce qui se passe du côté du grand écran. 

 

 

 

 

(1) "Band of brothers" est une mini série de la chaîne HBO produite par le tandem Speilberg-Hanks, en 2001, relatant les faits d'armes de la Easy Company sur le front de l'ouest européen, de la préparation du débarquement de Normandie à l'effondrement du nazisme.

(2) New Yorkais issu d'une famille immigrée italienne, le Marine John Basilone reçut la médaille d'honneur pour ses actions lors de la bataille de Guadalcanal. L'armée et le gouvernement l'utilisa après sa décoration pour lever des fonds (war bounds) afin de financer la guerre.

(3) Robert Capa est un des plus grands photographes de guerre et photographe du XXème siècle. Il couvrit de nombreux conflits dont la deuxième guerre mondiale et en particulier le débarquement de Normandie sur Omaha Beach où il est le seul reporter présent pour Life magazine. Sur la centaine de photos qu'il prit ce jour là, 11 ont survécu à une erreur de manipulation d'un employé de Life qui, par mégarde, fit fondre ses négatifs. Les photos floues, tremblées témoignent de la violence des combats sur la plage devenue "bloody  Omaha" ou Omaha la sanglante.

(4) La bataille pour la prise de l'île volcanique d'Iwo Jima en février- mars 45 est une des dernières étapes militaires avant la rédition du Japon. 

(5) Enorme succès au Box-Office, "La liste de Schindler", oeuvre assez atypique à l'époque dans le filmographie de Spielberg, fut vendue en France (et sans doute ailleurs) comme une oeuvre de référence sur la Shoah. Ce discours fut renforcé par le travail entrepris par la fondation Spielberg de collecte des témoignages des rescapés du génocide. Le film a cependant fait l'objet de nombreuses critiques autant sur la forme que sur le fond, le travail de la fondation Spielberg est aussi sujet à réserves tant les témoignages recueillis sont normés et formatés. La fondation est aujourd'hui mise en péril suite  à l'affaire Madoff, le réalisateur ayant confié des fonds de sa fondation au financier, de l'ancien président du Nasdaq.