Samarra


Tags: sierra leone

"Deux ou trois pierres à l'aspect sale"...

par Aug Email

[Photo de Sylvain Savolainen : Des diamants découverts en Sierra Leone]

 

Comme le dit Arrêt sur Images, la dernière fois que le procès de l'ancien Président libérien Charles Taylor avait eu droit à un sujet au 20h, c'était en 2008...

"Grâce" aux explications pour le moins gênées de l'ancienne mannequin Naomi Campbell, on reparle en effet dans les médias des nombreuses exactions commises par Taylor dans son pays et en Sierra Leone (il est jugé à La Haye par le Tribunal Spécial sur la Sierra Leone). Elle aurait en effet reçu "deux ou trois pierres à l'aspect sale" de Taylor en 1997. Lorsqu'on connait la provenance de ces pierres, ces révélations sont plutôt embarassantes...

 

Je vous propose d'en savoir plus sur les "diamants du sang" de Sierra Leone en découvrant ou redécouvrant plusieurs titres de rap qui abordent la question :

 

Kanye West (feat. Jay-Z) : "Diamonds from Sierra Leone" et Lupe Fiasco : "Conflict Diamonds" (+Nas : "Shine On"). Des rappeurs américains dénoncent l'aveuglement sur les "diamants du sang" qui servent à alimenter des guerres civiles.

 

La bande son des indépendances africaines.

par blot Email

Il y a un demi-siècle, 18 colonies d'Afrique subsaharienne proclamaient leur indépendance. Cette décolonisation se caractérise par son calme apparent et sa soudaineté. En suivant un fil directeur, la musique, nous vous proposons de revenir sur les années qui mènent aux indépendances (exceptionnellement, nous abandonnons notre prisme musical pour cet article).

 

- La ruée vers les indépendances (1957-1960).

 

- Les seconde et troisième phases des décolonisations africaines (1961-1990).

 

- L'Afrique du sud: ultime décolonisation africaine.

 

- "50 ans d'indépendance africaine: "la fin des colonies."

 

- "Indépendances africaines 1: l'histoire légitimante".

 

- "Indépendances africaines 2: les forces de l'émancipation".

 

- La bande son des inédpendances".

 

- Le dossier "Samarra en Afrique".

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *  * * * * * * * * * *  * * * * * * * * * *  * * * * * * * * * *  * * * * * * * * * * 

 

Nous nous proposons ici de dresser un inventaire (très lacunaire) des ressources disponibles pour mieux connaître ou découvrir les musiques africaines contemporaines, en particulier celles qui apparaissent ou se transforment lors des accessions à l'indépendance.

 

Dans les jeunes Etats souverains, la musique joue un rôle essentiel. Elikia M'Bokolo explique dans le livret du coffret "Africa 50 years of Music":

"la musique a toujours été partie intégrante du quotidien des Africains et (...) constitue l'élément clé des manifestations sociales: musique de cour ou musique de travail, de fête ou de veillées funèbres, musique associée à des rituels collectifs ou propre aux divers groupes d'âge et à chacun des deux sexes. Phénomène central dans la société, la musique africaine ne saurait donner lieu à une distinction entre une "musique classique" et une "musique populaire". Toutes les variétés musicales africaines sont "populaires". On peut à la rigueur opérer une distinction entre musique "traditionnelle" et musique "contemporaine" à condition de dire aussitôt que la musique traditionnelle est constamment traversée, voire refondée par des innovations et que la musique "contemporaine ne se fait pas faute de puiser abondamment dans les 'traditions'".

 

Pour rendre la lecture du post plus agréable, nous vous proposons une sélection musicale en 32 titres (ci-dessous ou en bas de page).

 

 

* Des livres indispensables:

 

- Gérald Arnaud et Henri Lecomte: "l'Afrique de toutes les musiques". L'ouvrage fait la part belle aux musiques traditionnelles et présente les instruments de musiques spécifiquement africains. Mais cette somme n'a rien d'assommante et les auteurs, fins connaisseurs de leur sujet parviennent à le rendre passionnant. Surtout, comme son titre le suggère, ce livre restitue parfaitement la richesse et la diversité des musiques du continent. Il nous transporte dans une passionnante odyssée, du Maghreb au monde mandingue en passant par l'Afrique australe.

 

Gérald Arnaud, par ailleurs journaliste au Nouvel Obs, vient de sortir une biographie consacrée à "Youssou N'Dour, le griot planétaire" (coll. Voix du Monde, Editions Demi-Lune).

 

- Franck Tenaille: "le swing du caméléon", Actes sud, 2000. L'auteur propose une galerie de portraits savoureux de quelques une des plus grandes figures de la musique africaine. Citons, parmi d'autre Joseph Kabasele, Miriam Makeba, Alpha Blondy, Zao, Fela Kuti, Thomas Mapfumo... En arrière plan, l'histoire africaine pointe nécessairement son nez puisque la musique se trouve alors au coeur des mutations sociales.

 

"L'épopée de la musique africaine, Rythmes d'Afrique Atlantique", ed. Hors Collection, mars 2008". Ce livre revient sur la naissance, le développement et les transformations de certaines musiques populaires d'Afrique de l'ouest. L'auteur se penche sur la genèse des nouveaux courants musicaux qui irradient le continent souvent sous l'impulsion des jeunes pouvoirs politiques (Sékou Touré en Guinée, Modibi Keita au Mali et dans une moindre mesure Senghor au Sénégal). Chaque chapitre correspond à un pays et permet de replacer l'essor des musiques urbaines dans son contexte politique et social. Une riche iconographie (en particulier de superbes pochettes de disques) complète cet ouvrage passionnant.

 

L'année dernière, Florent Mazzoleni a consacré une biographie à "Salif Keita, la voix du mandingue", Editions demi-lune, 2009.

 

 

* Des disques.

 

- Les trois compilations Golden Afrique proposent sur 2CD une sélection de morceaux présentés dans un livret copieux et bien documenté. Le premier volet retrace l'évolution musicale dans quelques pays d'Afrique de l'ouest notamment le Mali, les Guinée (Bissau et Conakry), le Sénégal, la Gambie et la Côte d'Ivoire. La rumba congolaise et ses dérivés ont l'honneur de Golden Afrique 2, tandis que le 3 est consacré aux musiques de l'Afrique australe.

 

A l'occasion du cinquantenaire des indépendances, trois très beaux coffrets (commercialisés à des prix accessibles) permettent de se (re)plonger dans le patrimoine musical africain, d'une extraordinaire richesse et diversité. [Le terme musique africaine n'a d'ailleurs pas grand sens (parle-t-on de musique européenne?)]

"4" face="times new roman,times"> 

s new roman,times"> 

imes new roman,times">- Le coffret Free Africa (Le Son du maquis) propose sur quatre disques une sélection éclectique, mais en même temps cohérente. Les artistes les plus illustres (Miriam Makeba, Manu Dibango, Salif Keita, Cesaria Evora), côtoient des musiciens moins connus (les orchestres Super Biton du Biton du Mali ou Super Eagles de Gambie). Le coffret fait la part belle à la musique mandingue ou encore à l'éthio-jazz, au détriment de l'Afrique  anglophone ou lusophone, pas totalement oubliés néanmoins (Bonga). Accompagné d'un copieux livret rédigé par Florent Mazzoleni (par ailleurs chargé de la sélection musicale), nous vous recommandons chaudement ce bel objet.

mes"> 

nt size="4" face="times new roman,times">- Le coffret Afriques indépendantes (1960-2010) sorti par Frochot Music dresse un panorama des musiques d'Afrique francophone en cinq disques: Afrique engagée ("Douze chansons littéralement historiques, douze chroniques inoubliables de l'accession de l'Afrique à son indépendance."), Mali et Guinée où Sékou Touré et Modibo Keita soutiennent les musiques nationales dans le cadre de la politique d'autenthicité, le Sénégal berceau du mbalax, enfin le Congo et son irrésistible rumba qui se diffuse sur l'ensemble du continent. Contrairement à ce que laisse penser l'intitulé de la compilation, la sélection se focalise avant tout sur les années 1960, 1970.

imes">- Encore plus copieux, le coffret "Africa 50 years of Music" composé de 18 CD est annoncé pour début juillet sur le label Discograph.

es"> 

mes"> 

imes">La collection African Pearls (Syllart Productions) vaut largement le détour. Les copieux livrets (souvent rédigés par Florent Mazzoleni) offrent de nombreuses clefs politico-sociales permettant de mieux appréhender ces musiques. Le premier volet de la série "rumba on the river" s'intéresse aux très riches musiques congolaises, notamment la rumba dont Kabasela, l'OK Jazz, Tabu Ley Rochereau ou les Bantous de la capitale deviennent les représentants les plus populaires. Les deuxième et troisième volets consacrées aux musiques traditionelles de la Guinée et du Mali font la part belle aux djelis. Les volumes dédiés aux musiques sénégalaises et ivoiriennes soulignent la multiplicité des influences musicales dans la région (cubaine notamment), mais aussi l'attrait des studios d'Abidjan pour les musiciens des pays alentours.

="4" face="times new roman,times">La série se focalise désormais sur les années 1970 ("Electric Mali", "Guinée 70's: the discotheque years", "Congo 70's: Rumba rock"), période d'effervescence musicale extraordinaire pour toute l'Afrique de l'ouest. Le funk et la soul se mêlent alors aux rythmes traditionnels donnant naissance à des musiques authentiquement africaines à l'instar du mbalax sénégalais.

="times new roman,times"> 

w roman,times">- "Authenticité: the syliphone years". Plongée dans le catalogue du label d'Etat Silyphone, instrument de la politique culturelle d'authenticité voulue par Sékou Touré qui entend promouvoir une nouvelle forme de musique populaire (entre tradition et modernité). Les grands orchestres nationaux et fédéraux de Guinée y brillent de mille feux.

es new roman,times">

e="times new roman,times"> 

="times new roman,times">- Analog Africa. Ce label exhume des pièces d'une grande rareté, mais toujours d'une grande qualité. Parmi les dernières sorties, citons deux très belles rééditions de morceaux de l'Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou ou encore des compilations de funk béninois. Le blog du label propose l'écoute d'extraits de nombreux morceaux, mais aussi des podcasts.

new roman,times">- Ethiopiques. Certes l'Ethiopie ne fut pas colonisée, hormis la courte occupation italienne (1936-1941), mais son extraordinaire patrimoine musicale ne saurait être négligé. La collection Ethiopiques (Buda records) initiée par Francis Falceto, s'y emploie depuis plus de dix ans et compte désormais près d'une trentaine de volumes. Les livrets sont d'une remarquable précision et les belles découvertes constantes.

s">- Le label anglais Soundway ressuscite des trèsors oubliés. les rééditions font la part belle au highlife ghanéen (collection Ghana soundz) ou encore à l'Afro-beat (collection Nigeria special).

t size="4" face="times new roman,times"> 

new roman,times">* Musiques et indépendances africaines sur la toile.

 

ace="times new roman,times">En cette année de commémoration, la musique au temps des indépendances n'est pas oubliée sur la toile. Voici quelques liens particulièrement intéressants (n'hésitez pas à nous signaler vos trouvailles sur le sujet):

mes"> 

e="4" face="times new roman,times">1. Un dossier passionnant sur le site de RFI.

e="4" face="times new roman,times">- Indépendance et musique: la Guinée sous le signe de l'authenticité.

ace="times new roman,times">- Côte d'Ivoire: l'eldorado musical.

mes new roman,times">- Sénégal: influences transatlantiques.

w roman,times">- Mali: indispensable culture.

,times"> - Cameroun: opposition de styles.

>- Ghana, Nigéria, les années dorées.

size="4" face="times new roman,times"> 

size="4" face="times new roman,times"> 

" face="times new roman,times">2. Le site de la médiathèque de la communauté française de Belgique propose une présentation synthétique de quelques courants musicaux africains.

"times new roman,times"> 

new roman,times"> 

man,times">3. Florent Mazzoleni: "Les années 1970 ont été un laboratoire à ciel ouvert pour les musiciens africains" (Africultures).

es"> 

nt size="4" face="times new roman,times"> 

nt size="4" face="times new roman,times"> 

="4" face="times new roman,times"> 

ce="times new roman,times">4. Gérald Arnaud écrit régulièrement des articles sur Africultures. Citons parmi beaucoup d'autres:

es new roman,times">- "Indépen-danses".

roman,times">- "Saga Makeba 1 et 2" (Africultures). Bel hommage à "Mama Africa".

times"> 

 

ize="4" face="times new roman,times">5 Le blog d'Elisabeth Stoudmann (journaliste à Vibrations) constitue une véritable mine pour tout amateur de musique africaine.

ize="4" face="times new roman,times"> 

face="times new roman,times"> 

times new roman,times">6. Les jeunes Etats se dotent d'hymnes. Sur le sujet, voir les synthèses de Jeune Afrique: “Un pays, une musique, un hymne” et de RFI: “L'histoire méconnue des hymnes nationaux africains“. Enfin, les analyses détaillées que RFI proposent de quelques hymnes: Guinée “Horoya”; Sénégal: “Pincez tous vos koras, frappez vos balafons“; Cameroun: “le chant du ralliement“.

new roman,times"> 

an,times"> 

="4" face="times new roman,times">

"times new roman,times">7. Sur la galaxie des blogs, la musique africaine occupe une place de choix grâce aux soins de quelques passionnés: Matsuli, worlservice et ses podcasts.

es">- Voodoo funk: la crème de la musique de l'Afrique de l'ouest sur ce blog extrêmement précieux qui propose des sélections de très grande qualité. man,times"> 

8. Le site de l'Afrique enchantée sur France Inter dont nous vous parlions ici.times new roman,times">

ce="times new roman,times">imes"> 

 

oman,times"> 

face="times new roman,times">Nos sélections:

ew roman,times">Théoriquement tout fonctionne, mais si le lecteur met du temps à se lancer, cliquez sur "bande son des indépendances 1, 2, 3 ou  4 by bricabraque", vous serez dirigés vers notre page sur 8 tracks. 

n,times"> 

times"> 

">Bande son des indépendances 1

4" face="times new roman,times"> 

4" face="times new roman,times">1. Bembeya Jazz National: "Armée guinéenne". (Guinée C.)

="times new roman,times">Le Bembeya Jazz National est le groupe le plus célèbre des grandes heures de la musique guinéenne, au cours des années 1960. Sékou Touré utilise alors la musique comme une véritable arme de propagande et entend développer la politique de "l'authenticité". Ce célèbre orchestre guinéen fut particulièrement choyé par Sékou Touré qui en fit l'orchestre officiel lors des grands événements nationaux (visites de chefs d'Etats étrangers notamment). Le répertoire de la formation compte ainsi de nombreux morceaux à la gloire du chef d'Etat, de son parti (le PDG), ou encore du jeune Etat guinéen à l'instar de cette ode dédiée à l'armée nationale.

ace="times new roman,times"> 

s new roman,times">2.Orchestre de la Paillote (puis Keletigui et ses tambourinis): "Kadia blues". (Guinée C.)

" face="times new roman,times"> 

new roman,times">3. Miriam Makeba: "Lumumba".(Afrique du Sud/Guinée C.)

es new roman,times">4. Bonga: "Mona Ngi Xica".(Angola)

nt size="4" face="times new roman,times"> 

">5. Super Mama Djombo: "Dissan na m'bera". (Guinée Bissau)

de portugais et des langues locales, par Dulce Neves, seule femme du groupe. Il aborde de manière très critique les développements politiques après l'indépendance. L'orchestre réclame du gouvernement du respect pour ceux qui se sont battus afin d'obtenir la libération du pays. Le groupe reprend en cœur:" Laisse moi marcher de ce côté de la rue / Ne m'écrase pas avec une voiture officielle." 

 

6. Stella Chiweshe: "Chachimurenga (future mix)".(Zimbabwe)

es-chants-de-la-libration-du-zimbabwe.html">cliquez ici.

 

ace="times new roman,times">7. Orchestra Baobab: "Jin ma jin ma".(Sénégal)

times new roman,times">Un des orchestres phares des nuits dakaroises, particulièrement influencé par les musiques cubaines, comme ce fut souvent le cas dans la musique sénégalaise.

t size="4" face="times new roman,times">8. Papa Wemba. (Zaïre/RDC)

s">Avec son orchestre Zaïko Langa-Langa fondé en 1969, Papa Wemba bouscule les codes de l'ancienne rumba, dont le tempo s'accélère sous l'effet des guitares électriques et de la batterie. Très populaire, le chanteur à la voix puissante est aussi le "pape des sapeurs" (la Société des ambianceurs et personnes élégantes).

new roman,times">Bande son des indépendances 2

new roman,times">

 

1. Maravillas de Mali: "Radio Mali". (Mali) Cet orchestre malien au son afro-cubain très prononcé fut justement formé à Cuba dans le cadre de laccopération culturelle avec le Mali de Modibo Keita qui opte pour le socialime une fois l'indépendance obtenue, tout en maintenant des liens importants avec la France.

font size="4" face="times new roman,times">2. Franco: "Café".(Zaïre/RDC)

sa et Brazzaville. Son  répertoire dansant aux paroles satiriques fait mouche auprès du public. Les filles raffolent du guitariste et le surnomment bientôt "Franco de mi amor".

 

3. OK Jazz Mujos: "Cuento Nama". (Zaïre/RDC) Encore une des nombreuses émanations de la formation vedette de Franco. Les cuivres subliment cet enregistrement des années 1960.

font size="4" face="times new roman,times">4. Gnonnas Pedro: Yiri yiri boum".(Bénin)

ce="times new roman,times"> 

w roman,times">5. Miriam Makeba: "Djiguinira".(Afrique du Sud/Guinée C.) Encore un classique enregistré par "Mama Africa" lors de ses années guinéennes.

"times new roman,times">6. Tout-Puissant Orchestre Poly-rythmo de Cotonou: "Hwe towe hun". (Bénin)

times">L'orchestre star du Bénin fut très largement influencé par les sonorités des pays anglophones voisins, le highlife du Ghana et l'afro-beat du Nigeria. Les musiciens associent la musique béninoise traditionnelle, notamment les rythmes qui ponctuent les cérémonies vaudoues aux musiques noires américaines (funk, rythmes afro-cubains).

es"> 

t size="4" face="times new roman,times"> 7. Les Amazones de Guinée: "Samba"(Guinée C.) Cet orchestre guinéen est composé des membres de la brigade féminine de la gendarmerie de Conakry. Impossible de rester de marbre à l'écoute de ce morceau joué lors d'un concert à Paris au début des années 1980. Le groupe est toujours en activité.

" face="times new roman,times">8. Alpha Blondy: "Brigadier Sabari".(Côte d'Ivoire)

an,times">Le reggae jamaïcain interpelle de nombreux artistes africains notamment l'Ivoirien Alpha Blondy qui s'en sert pour transmettre ses messages. Cette chanson interprétée en daoula, pimentée de quelques mots français, évoque un passage à tabac par la police lors d'une "opération coup de poing".

4" face="times new roman,times">Bande son des indépendances 3.

="times new roman,times">

 

1. Les Bantous de la capitale: "Machette". (Congo Brazzaville)

imes">Ce groupe fit les belles soirées des pistes de danse de Brazzaville grâce à sa rumba endiablée. Fondé en 1959, le groupe s'est reformé en 2004: belle longévité!

" face="times new roman,times">2. Franco et Sam Mangwana: "Coopération". (Zaïre / Angola)

ute;rique de l'émission.

 

3. The funkees: "Abraka". (Nigeria)

imes">Un morceau ultra funky des funkees, formation relativement obscure du Nigeria.

" face="times new roman,times">4. Geoffrey Oryema: "Land of Anaka". (Ouganda)

on.com/video/x3mqhc_geoffrey-oryema-ye-ye-ye_music">Ye ye ye" qui servait de générique à l'émission le "cercle de minuit").

 

5. N°1 de Dakar: "Yaye boye" (Sénégal)

imes">Cet orchestre est une des nombreuses émanations du Star Band de Dakar (voir plus bas). Dirigé par Pape Seck, il regroupe de très grandes voix accompagnées par un trio d'instruments à vent.

" face="times new roman,times">6. Pat Thomas et Marijata: "I need more". (Ghana)

times new roman,times">7. Fela Kuti: "No agreement Pt 2". (Nigeria)

MsoNormal">Il mélange jazz, rythm and blues aux musiques en vogue à ce moment là au Nigeria (highlife, ju-ju) au sein de son groupe, les koolas lobitos. En 1969, sa rencontre avec une militante noire des Black Panthers, Sandra Smith, l’influence considérablement. Il change le nom de son groupe qui devient Africa 70. Il chante désormais en pidgin (l’anglais du petit peuple), et plus en yoruba, afin d’accroître son auditoire, tout cela sur fond de cuivres envoûtants, de percussions hypnotiques, d’envolées de saxophone. Il donne ainsi naissance à l’Afrobeat. Enfin, il adopte un nouveau nom, celui de Fela Anikulapo (celui qui porte la mort dans sa gibecière) Kuti (qui ne peut être tué par la main de l’homme).

Dans ses chansons, il s’en prend aux militaires qui accaparent le pouvoir et imposent la dictature, mais dénonce aussi la collusion de ces derniers avec les grands groupes pétroliers étrangers, qui ont fait main basse sur l’or noir, ressource principale du Nigeria.

 

8. Les Ambassadeurs internationaux: "Mandjou" (Mali, Côte d'Ivoire...).

les Ambassadeurs du Motel (les musiciens se qualifient ainsi car ils sont de différentes nationalités). Il y rencontre le compositeur-guitariste guinéen Kanté Manfila, début d'une fructueuse collaboration.

En 1978, les Ambassadeurs (devenus Internationaux) s'installent à Abidjan, la nouvelle capitale culturelle de l'Afrique de l'Ouest, qui éclipse progressivement Conakry. Ils y enregistrent l'album Mandjou. Dans le titre éponyme, Salif loue Sékou Touré et les membres de sa famille. L'écho du morceau est énorme dans toute l'Afrique de l'Ouest.

 

roman,times">Bande son des indépendances 4:

"allowscriptaccess" />

 

1. OK Jazz: "Liwa ya wech" (Zaïre / RDC). Voir ci-dessus.

es new roman,times">2. African Jazz: "Table ronde" (Zaïre / RDC).

lero, le cha-cha-cha, le mambo... Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique. L'African Jazz attire donc très vite les nombreux talents du pays comme Nico Kasanda, alias  Dr Nico, ou le grand chanteur Tabu Ley Rochereau.

Lors de la réunion de la table-ronde organisée à Bruxelles du 20 janvier au 20 février 1960, le gouvernement belge et les leaders congolais négocient les conditions d'obtention de l’indépendance du Congo belge, Patrice Lumumba prend dans ses bagages les musiciens de l’African jazz. Dans la foulée du morceau 'indépendance cha cha', Kabalese compose ce titre consacré aux pourparlers de la Table Ronde.

es new roman,times">3. Star Band n°1 de Dakar: "Guajira Van".

ew roman,times">Le plus connu des orchestres sénégalais voit le jour en 1960, année de l'indépendance. Il met le feu aux poudres du club Miami grâce aux instruments amplifiés et à une section de cuivre efficace. Le répertoire est composé de musiques cubaines particulièrement appréciées dans le pays: cha-cha-cha, pachanga, rumba... A partir du début des années 70, les influences locales (peulh, malinké, wolof) s'impose avec l'apport d'instruments traditionnels tels que les tambours sabar et tama.

"times new roman,times">4.Tabu Ley Rochereau: "Tabalissimo".

de Kabasele. Dans les années cinquante, vouloir faire carrière sans maîtriser la langue des Cubains était impensable...

 

5. Jaliba Kouyate: "Amilcar Cabral".

Morceau plein de fièvre en hommage à Amilcar Cabral.

 

6. Rail Band: "Madi guindo".

H. Lee dans le livret d'une réédition en l'honneur du Rail Band revient sur l'importance du groupe: "le Rail Band, c'est bien autre chose qu'un orchestre de bal comme la période des indépendances en produisit des centaines. C'est le laboratoire où s'élaborèrent, tout au long de trois décennies, les fusions qui font aujourd'hui la musique de l'Ouest africain. Des dizaines de chanteurs et de musiciens y ont fait carrière. Tous les styles en vogue s'y sont croisés, du jazz à la pop internationale, du classique mandingue au folklore bambara, de l'afrobeat au soukouss congolais. "

 

On doit la formation de cette institution à Aly Diallo chef de gare et priopriétaire du buffet-hôtel de la gare de Bamako. Afin d'offrir à sa clientèle des divertissements dignes de cenom, il charge le multi-instrumentiste Tidiani Koné de former un orchestre. Il recrute un orchestre de Dar-Es-Salam, qui constitue l'ossature de la formation. C'est lui aussi qui parvient à convaincre un jeune albinos surdoué: Salif Keïta. Bien que dans une situation très difficile (il dort sur un bout de carton avec les SDF de la ville), il rechigne à intégrer le groupe. C'est que Salif est un Keïta, un membre de l'ancienne famille royale et il ne veut pas salir son nom prestigieux en chantant pour de l'argent. Mais, Tidiani parvient tout de même à convaincre Salif Keïta qui fait ses premiers assais en 1970. Très vite, il devient le chanteur le plus aimé du public malien.

 Le répertoire du groupe est très varié afin de séduire tous les publics. En tout cas, Salif Keïta se spécialise dans ce que l'on appelle à l'époque le "folklore modernisé", c'est-à-dire les grands thèmes malinkés arrangés à la guitare, célébrant notamment les héros de la tradition comme Sundjata Keïta.

 

 

7. Ali Farka Touré et Toumani Diabaté: "Kala djula".

Extrait du sublime dernier album enregistré par Ali Farka Touré (il meurt quelques mois plus tard en 2006) avec Toumani Diabaté, virtuose de la kora.

 

 

8. Bonga: "Sodade".

 En 1974, Bonga enregistre l'album "Angola 74" à Paris où il vient de s'installer. Il y reprend un classique, Sodade, sur un thème universel, celui du mal du pays. Ce morceau sera popularisé 20 ans plus tard par Cesaria Evora.

 

Les rappeurs dénoncent les "diamants du sang"

par Aug Email

Les matières premières semblent pour certains pays une malédiction alors qu'ils devraient permettre le développement. Derrière beaucoup de conflits qui déchirent les pays africains, la lutte pour l'appropriation des richesses est à la fois une fin et un moyen. La captation et le pillage des ressources se font grâce à la force et servent à entretenir des groupes armés aux intentions criminelles. Il en est ainsi de la République démocratique du Congo, dont je vous ai déjà parlé grâce à Baloji ou encore de l'Angola pour le diamant. Autre cas dramatique, toujours à propos du diamant, celui de la Sierra Leone.
 
 

 

[Photo de Sylvain Savolainen : Des diamants découverts en Sierra Leone]

1 2 >>