Samarra


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La bande son des indépendances africaines.

par blot Email

Il y a un demi-siècle, 18 colonies d'Afrique subsaharienne proclamaient leur indépendance. Cette décolonisation se caractérise par son calme apparent et sa soudaineté. En suivant un fil directeur, la musique, nous vous proposons de revenir sur les années qui mènent aux indépendances (exceptionnellement, nous abandonnons notre prisme musical pour cet article).

 

- La ruée vers les indépendances (1957-1960).

 

- Les seconde et troisième phases des décolonisations africaines (1961-1990).

 

- L'Afrique du sud: ultime décolonisation africaine.

 

- "50 ans d'indépendance africaine: "la fin des colonies."

 

- "Indépendances africaines 1: l'histoire légitimante".

 

- "Indépendances africaines 2: les forces de l'émancipation".

 

- La bande son des inédpendances".

 

- Le dossier "Samarra en Afrique".

 

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Nous nous proposons ici de dresser un inventaire (très lacunaire) des ressources disponibles pour mieux connaître ou découvrir les musiques africaines contemporaines, en particulier celles qui apparaissent ou se transforment lors des accessions à l'indépendance.

 

Dans les jeunes Etats souverains, la musique joue un rôle essentiel. Elikia M'Bokolo explique dans le livret du coffret "Africa 50 years of Music":

"la musique a toujours été partie intégrante du quotidien des Africains et (...) constitue l'élément clé des manifestations sociales: musique de cour ou musique de travail, de fête ou de veillées funèbres, musique associée à des rituels collectifs ou propre aux divers groupes d'âge et à chacun des deux sexes. Phénomène central dans la société, la musique africaine ne saurait donner lieu à une distinction entre une "musique classique" et une "musique populaire". Toutes les variétés musicales africaines sont "populaires". On peut à la rigueur opérer une distinction entre musique "traditionnelle" et musique "contemporaine" à condition de dire aussitôt que la musique traditionnelle est constamment traversée, voire refondée par des innovations et que la musique "contemporaine ne se fait pas faute de puiser abondamment dans les 'traditions'".

 

Pour rendre la lecture du post plus agréable, nous vous proposons une sélection musicale en 32 titres (ci-dessous ou en bas de page).

 

 

* Des livres indispensables:

 

- Gérald Arnaud et Henri Lecomte: "l'Afrique de toutes les musiques". L'ouvrage fait la part belle aux musiques traditionnelles et présente les instruments de musiques spécifiquement africains. Mais cette somme n'a rien d'assommante et les auteurs, fins connaisseurs de leur sujet parviennent à le rendre passionnant. Surtout, comme son titre le suggère, ce livre restitue parfaitement la richesse et la diversité des musiques du continent. Il nous transporte dans une passionnante odyssée, du Maghreb au monde mandingue en passant par l'Afrique australe.

 

Gérald Arnaud, par ailleurs journaliste au Nouvel Obs, vient de sortir une biographie consacrée à "Youssou N'Dour, le griot planétaire" (coll. Voix du Monde, Editions Demi-Lune).

 

- Franck Tenaille: "le swing du caméléon", Actes sud, 2000. L'auteur propose une galerie de portraits savoureux de quelques une des plus grandes figures de la musique africaine. Citons, parmi d'autre Joseph Kabasele, Miriam Makeba, Alpha Blondy, Zao, Fela Kuti, Thomas Mapfumo... En arrière plan, l'histoire africaine pointe nécessairement son nez puisque la musique se trouve alors au coeur des mutations sociales.

 

"L'épopée de la musique africaine, Rythmes d'Afrique Atlantique", ed. Hors Collection, mars 2008". Ce livre revient sur la naissance, le développement et les transformations de certaines musiques populaires d'Afrique de l'ouest. L'auteur se penche sur la genèse des nouveaux courants musicaux qui irradient le continent souvent sous l'impulsion des jeunes pouvoirs politiques (Sékou Touré en Guinée, Modibi Keita au Mali et dans une moindre mesure Senghor au Sénégal). Chaque chapitre correspond à un pays et permet de replacer l'essor des musiques urbaines dans son contexte politique et social. Une riche iconographie (en particulier de superbes pochettes de disques) complète cet ouvrage passionnant.

 

L'année dernière, Florent Mazzoleni a consacré une biographie à "Salif Keita, la voix du mandingue", Editions demi-lune, 2009.

 

 

* Des disques.

 

- Les trois compilations Golden Afrique proposent sur 2CD une sélection de morceaux présentés dans un livret copieux et bien documenté. Le premier volet retrace l'évolution musicale dans quelques pays d'Afrique de l'ouest notamment le Mali, les Guinée (Bissau et Conakry), le Sénégal, la Gambie et la Côte d'Ivoire. La rumba congolaise et ses dérivés ont l'honneur de Golden Afrique 2, tandis que le 3 est consacré aux musiques de l'Afrique australe.

 

A l'occasion du cinquantenaire des indépendances, trois très beaux coffrets (commercialisés à des prix accessibles) permettent de se (re)plonger dans le patrimoine musical africain, d'une extraordinaire richesse et diversité. [Le terme musique africaine n'a d'ailleurs pas grand sens (parle-t-on de musique européenne?)]

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imes new roman,times">- Le coffret Free Africa (Le Son du maquis) propose sur quatre disques une sélection éclectique, mais en même temps cohérente. Les artistes les plus illustres (Miriam Makeba, Manu Dibango, Salif Keita, Cesaria Evora), côtoient des musiciens moins connus (les orchestres Super Biton du Biton du Mali ou Super Eagles de Gambie). Le coffret fait la part belle à la musique mandingue ou encore à l'éthio-jazz, au détriment de l'Afrique  anglophone ou lusophone, pas totalement oubliés néanmoins (Bonga). Accompagné d'un copieux livret rédigé par Florent Mazzoleni (par ailleurs chargé de la sélection musicale), nous vous recommandons chaudement ce bel objet.

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nt size="4" face="times new roman,times">- Le coffret Afriques indépendantes (1960-2010) sorti par Frochot Music dresse un panorama des musiques d'Afrique francophone en cinq disques: Afrique engagée ("Douze chansons littéralement historiques, douze chroniques inoubliables de l'accession de l'Afrique à son indépendance."), Mali et Guinée où Sékou Touré et Modibo Keita soutiennent les musiques nationales dans le cadre de la politique d'autenthicité, le Sénégal berceau du mbalax, enfin le Congo et son irrésistible rumba qui se diffuse sur l'ensemble du continent. Contrairement à ce que laisse penser l'intitulé de la compilation, la sélection se focalise avant tout sur les années 1960, 1970.

imes">- Encore plus copieux, le coffret "Africa 50 years of Music" composé de 18 CD est annoncé pour début juillet sur le label Discograph.

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imes">La collection African Pearls (Syllart Productions) vaut largement le détour. Les copieux livrets (souvent rédigés par Florent Mazzoleni) offrent de nombreuses clefs politico-sociales permettant de mieux appréhender ces musiques. Le premier volet de la série "rumba on the river" s'intéresse aux très riches musiques congolaises, notamment la rumba dont Kabasela, l'OK Jazz, Tabu Ley Rochereau ou les Bantous de la capitale deviennent les représentants les plus populaires. Les deuxième et troisième volets consacrées aux musiques traditionelles de la Guinée et du Mali font la part belle aux djelis. Les volumes dédiés aux musiques sénégalaises et ivoiriennes soulignent la multiplicité des influences musicales dans la région (cubaine notamment), mais aussi l'attrait des studios d'Abidjan pour les musiciens des pays alentours.

="4" face="times new roman,times">La série se focalise désormais sur les années 1970 ("Electric Mali", "Guinée 70's: the discotheque years", "Congo 70's: Rumba rock"), période d'effervescence musicale extraordinaire pour toute l'Afrique de l'ouest. Le funk et la soul se mêlent alors aux rythmes traditionnels donnant naissance à des musiques authentiquement africaines à l'instar du mbalax sénégalais.

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w roman,times">- "Authenticité: the syliphone years". Plongée dans le catalogue du label d'Etat Silyphone, instrument de la politique culturelle d'authenticité voulue par Sékou Touré qui entend promouvoir une nouvelle forme de musique populaire (entre tradition et modernité). Les grands orchestres nationaux et fédéraux de Guinée y brillent de mille feux.

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e="times new roman,times"> 

="times new roman,times">- Analog Africa. Ce label exhume des pièces d'une grande rareté, mais toujours d'une grande qualité. Parmi les dernières sorties, citons deux très belles rééditions de morceaux de l'Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou ou encore des compilations de funk béninois. Le blog du label propose l'écoute d'extraits de nombreux morceaux, mais aussi des podcasts.

new roman,times">- Ethiopiques. Certes l'Ethiopie ne fut pas colonisée, hormis la courte occupation italienne (1936-1941), mais son extraordinaire patrimoine musicale ne saurait être négligé. La collection Ethiopiques (Buda records) initiée par Francis Falceto, s'y emploie depuis plus de dix ans et compte désormais près d'une trentaine de volumes. Les livrets sont d'une remarquable précision et les belles découvertes constantes.

s">- Le label anglais Soundway ressuscite des trèsors oubliés. les rééditions font la part belle au highlife ghanéen (collection Ghana soundz) ou encore à l'Afro-beat (collection Nigeria special).

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new roman,times">* Musiques et indépendances africaines sur la toile.

 

ace="times new roman,times">En cette année de commémoration, la musique au temps des indépendances n'est pas oubliée sur la toile. Voici quelques liens particulièrement intéressants (n'hésitez pas à nous signaler vos trouvailles sur le sujet):

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e="4" face="times new roman,times">1. Un dossier passionnant sur le site de RFI.

e="4" face="times new roman,times">- Indépendance et musique: la Guinée sous le signe de l'authenticité.

ace="times new roman,times">- Côte d'Ivoire: l'eldorado musical.

mes new roman,times">- Sénégal: influences transatlantiques.

w roman,times">- Mali: indispensable culture.

,times"> - Cameroun: opposition de styles.

>- Ghana, Nigéria, les années dorées.

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size="4" face="times new roman,times"> 

" face="times new roman,times">2. Le site de la médiathèque de la communauté française de Belgique propose une présentation synthétique de quelques courants musicaux africains.

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man,times">3. Florent Mazzoleni: "Les années 1970 ont été un laboratoire à ciel ouvert pour les musiciens africains" (Africultures).

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ce="times new roman,times">4. Gérald Arnaud écrit régulièrement des articles sur Africultures. Citons parmi beaucoup d'autres:

es new roman,times">- "Indépen-danses".

roman,times">- "Saga Makeba 1 et 2" (Africultures). Bel hommage à "Mama Africa".

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ize="4" face="times new roman,times">5 Le blog d'Elisabeth Stoudmann (journaliste à Vibrations) constitue une véritable mine pour tout amateur de musique africaine.

ize="4" face="times new roman,times"> 

face="times new roman,times"> 

times new roman,times">6. Les jeunes Etats se dotent d'hymnes. Sur le sujet, voir les synthèses de Jeune Afrique: “Un pays, une musique, un hymne” et de RFI: “L'histoire méconnue des hymnes nationaux africains“. Enfin, les analyses détaillées que RFI proposent de quelques hymnes: Guinée “Horoya”; Sénégal: “Pincez tous vos koras, frappez vos balafons“; Cameroun: “le chant du ralliement“.

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="4" face="times new roman,times">

"times new roman,times">7. Sur la galaxie des blogs, la musique africaine occupe une place de choix grâce aux soins de quelques passionnés: Matsuli, worlservice et ses podcasts.

es">- Voodoo funk: la crème de la musique de l'Afrique de l'ouest sur ce blog extrêmement précieux qui propose des sélections de très grande qualité. man,times"> 

8. Le site de l'Afrique enchantée sur France Inter dont nous vous parlions ici.times new roman,times">

ce="times new roman,times">imes"> 

 

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face="times new roman,times">Nos sélections:

ew roman,times">Théoriquement tout fonctionne, mais si le lecteur met du temps à se lancer, cliquez sur "bande son des indépendances 1, 2, 3 ou  4 by bricabraque", vous serez dirigés vers notre page sur 8 tracks. 

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">Bande son des indépendances 1

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4" face="times new roman,times">1. Bembeya Jazz National: "Armée guinéenne". (Guinée C.)

="times new roman,times">Le Bembeya Jazz National est le groupe le plus célèbre des grandes heures de la musique guinéenne, au cours des années 1960. Sékou Touré utilise alors la musique comme une véritable arme de propagande et entend développer la politique de "l'authenticité". Ce célèbre orchestre guinéen fut particulièrement choyé par Sékou Touré qui en fit l'orchestre officiel lors des grands événements nationaux (visites de chefs d'Etats étrangers notamment). Le répertoire de la formation compte ainsi de nombreux morceaux à la gloire du chef d'Etat, de son parti (le PDG), ou encore du jeune Etat guinéen à l'instar de cette ode dédiée à l'armée nationale.

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s new roman,times">2.Orchestre de la Paillote (puis Keletigui et ses tambourinis): "Kadia blues". (Guinée C.)

" face="times new roman,times"> 

new roman,times">3. Miriam Makeba: "Lumumba".(Afrique du Sud/Guinée C.)

es new roman,times">4. Bonga: "Mona Ngi Xica".(Angola)

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">5. Super Mama Djombo: "Dissan na m'bera". (Guinée Bissau)

de portugais et des langues locales, par Dulce Neves, seule femme du groupe. Il aborde de manière très critique les développements politiques après l'indépendance. L'orchestre réclame du gouvernement du respect pour ceux qui se sont battus afin d'obtenir la libération du pays. Le groupe reprend en cœur:" Laisse moi marcher de ce côté de la rue / Ne m'écrase pas avec une voiture officielle." 

 

6. Stella Chiweshe: "Chachimurenga (future mix)".(Zimbabwe)

es-chants-de-la-libration-du-zimbabwe.html">cliquez ici.

 

ace="times new roman,times">7. Orchestra Baobab: "Jin ma jin ma".(Sénégal)

times new roman,times">Un des orchestres phares des nuits dakaroises, particulièrement influencé par les musiques cubaines, comme ce fut souvent le cas dans la musique sénégalaise.

t size="4" face="times new roman,times">8. Papa Wemba. (Zaïre/RDC)

s">Avec son orchestre Zaïko Langa-Langa fondé en 1969, Papa Wemba bouscule les codes de l'ancienne rumba, dont le tempo s'accélère sous l'effet des guitares électriques et de la batterie. Très populaire, le chanteur à la voix puissante est aussi le "pape des sapeurs" (la Société des ambianceurs et personnes élégantes).

new roman,times">Bande son des indépendances 2

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1. Maravillas de Mali: "Radio Mali". (Mali) Cet orchestre malien au son afro-cubain très prononcé fut justement formé à Cuba dans le cadre de laccopération culturelle avec le Mali de Modibo Keita qui opte pour le socialime une fois l'indépendance obtenue, tout en maintenant des liens importants avec la France.

font size="4" face="times new roman,times">2. Franco: "Café".(Zaïre/RDC)

sa et Brazzaville. Son  répertoire dansant aux paroles satiriques fait mouche auprès du public. Les filles raffolent du guitariste et le surnomment bientôt "Franco de mi amor".

 

3. OK Jazz Mujos: "Cuento Nama". (Zaïre/RDC) Encore une des nombreuses émanations de la formation vedette de Franco. Les cuivres subliment cet enregistrement des années 1960.

font size="4" face="times new roman,times">4. Gnonnas Pedro: Yiri yiri boum".(Bénin)

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w roman,times">5. Miriam Makeba: "Djiguinira".(Afrique du Sud/Guinée C.) Encore un classique enregistré par "Mama Africa" lors de ses années guinéennes.

"times new roman,times">6. Tout-Puissant Orchestre Poly-rythmo de Cotonou: "Hwe towe hun". (Bénin)

times">L'orchestre star du Bénin fut très largement influencé par les sonorités des pays anglophones voisins, le highlife du Ghana et l'afro-beat du Nigeria. Les musiciens associent la musique béninoise traditionnelle, notamment les rythmes qui ponctuent les cérémonies vaudoues aux musiques noires américaines (funk, rythmes afro-cubains).

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t size="4" face="times new roman,times"> 7. Les Amazones de Guinée: "Samba"(Guinée C.) Cet orchestre guinéen est composé des membres de la brigade féminine de la gendarmerie de Conakry. Impossible de rester de marbre à l'écoute de ce morceau joué lors d'un concert à Paris au début des années 1980. Le groupe est toujours en activité.

" face="times new roman,times">8. Alpha Blondy: "Brigadier Sabari".(Côte d'Ivoire)

an,times">Le reggae jamaïcain interpelle de nombreux artistes africains notamment l'Ivoirien Alpha Blondy qui s'en sert pour transmettre ses messages. Cette chanson interprétée en daoula, pimentée de quelques mots français, évoque un passage à tabac par la police lors d'une "opération coup de poing".

4" face="times new roman,times">Bande son des indépendances 3.

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1. Les Bantous de la capitale: "Machette". (Congo Brazzaville)

imes">Ce groupe fit les belles soirées des pistes de danse de Brazzaville grâce à sa rumba endiablée. Fondé en 1959, le groupe s'est reformé en 2004: belle longévité!

" face="times new roman,times">2. Franco et Sam Mangwana: "Coopération". (Zaïre / Angola)

ute;rique de l'émission.

 

3. The funkees: "Abraka". (Nigeria)

imes">Un morceau ultra funky des funkees, formation relativement obscure du Nigeria.

" face="times new roman,times">4. Geoffrey Oryema: "Land of Anaka". (Ouganda)

on.com/video/x3mqhc_geoffrey-oryema-ye-ye-ye_music">Ye ye ye" qui servait de générique à l'émission le "cercle de minuit").

 

5. N°1 de Dakar: "Yaye boye" (Sénégal)

imes">Cet orchestre est une des nombreuses émanations du Star Band de Dakar (voir plus bas). Dirigé par Pape Seck, il regroupe de très grandes voix accompagnées par un trio d'instruments à vent.

" face="times new roman,times">6. Pat Thomas et Marijata: "I need more". (Ghana)

times new roman,times">7. Fela Kuti: "No agreement Pt 2". (Nigeria)

MsoNormal">Il mélange jazz, rythm and blues aux musiques en vogue à ce moment là au Nigeria (highlife, ju-ju) au sein de son groupe, les koolas lobitos. En 1969, sa rencontre avec une militante noire des Black Panthers, Sandra Smith, l’influence considérablement. Il change le nom de son groupe qui devient Africa 70. Il chante désormais en pidgin (l’anglais du petit peuple), et plus en yoruba, afin d’accroître son auditoire, tout cela sur fond de cuivres envoûtants, de percussions hypnotiques, d’envolées de saxophone. Il donne ainsi naissance à l’Afrobeat. Enfin, il adopte un nouveau nom, celui de Fela Anikulapo (celui qui porte la mort dans sa gibecière) Kuti (qui ne peut être tué par la main de l’homme).

Dans ses chansons, il s’en prend aux militaires qui accaparent le pouvoir et imposent la dictature, mais dénonce aussi la collusion de ces derniers avec les grands groupes pétroliers étrangers, qui ont fait main basse sur l’or noir, ressource principale du Nigeria.

 

8. Les Ambassadeurs internationaux: "Mandjou" (Mali, Côte d'Ivoire...).

les Ambassadeurs du Motel (les musiciens se qualifient ainsi car ils sont de différentes nationalités). Il y rencontre le compositeur-guitariste guinéen Kanté Manfila, début d'une fructueuse collaboration.

En 1978, les Ambassadeurs (devenus Internationaux) s'installent à Abidjan, la nouvelle capitale culturelle de l'Afrique de l'Ouest, qui éclipse progressivement Conakry. Ils y enregistrent l'album Mandjou. Dans le titre éponyme, Salif loue Sékou Touré et les membres de sa famille. L'écho du morceau est énorme dans toute l'Afrique de l'Ouest.

 

roman,times">Bande son des indépendances 4:

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1. OK Jazz: "Liwa ya wech" (Zaïre / RDC). Voir ci-dessus.

es new roman,times">2. African Jazz: "Table ronde" (Zaïre / RDC).

lero, le cha-cha-cha, le mambo... Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique. L'African Jazz attire donc très vite les nombreux talents du pays comme Nico Kasanda, alias  Dr Nico, ou le grand chanteur Tabu Ley Rochereau.

Lors de la réunion de la table-ronde organisée à Bruxelles du 20 janvier au 20 février 1960, le gouvernement belge et les leaders congolais négocient les conditions d'obtention de l’indépendance du Congo belge, Patrice Lumumba prend dans ses bagages les musiciens de l’African jazz. Dans la foulée du morceau 'indépendance cha cha', Kabalese compose ce titre consacré aux pourparlers de la Table Ronde.

es new roman,times">3. Star Band n°1 de Dakar: "Guajira Van".

ew roman,times">Le plus connu des orchestres sénégalais voit le jour en 1960, année de l'indépendance. Il met le feu aux poudres du club Miami grâce aux instruments amplifiés et à une section de cuivre efficace. Le répertoire est composé de musiques cubaines particulièrement appréciées dans le pays: cha-cha-cha, pachanga, rumba... A partir du début des années 70, les influences locales (peulh, malinké, wolof) s'impose avec l'apport d'instruments traditionnels tels que les tambours sabar et tama.

"times new roman,times">4.Tabu Ley Rochereau: "Tabalissimo".

de Kabasele. Dans les années cinquante, vouloir faire carrière sans maîtriser la langue des Cubains était impensable...

 

5. Jaliba Kouyate: "Amilcar Cabral".

Morceau plein de fièvre en hommage à Amilcar Cabral.

 

6. Rail Band: "Madi guindo".

H. Lee dans le livret d'une réédition en l'honneur du Rail Band revient sur l'importance du groupe: "le Rail Band, c'est bien autre chose qu'un orchestre de bal comme la période des indépendances en produisit des centaines. C'est le laboratoire où s'élaborèrent, tout au long de trois décennies, les fusions qui font aujourd'hui la musique de l'Ouest africain. Des dizaines de chanteurs et de musiciens y ont fait carrière. Tous les styles en vogue s'y sont croisés, du jazz à la pop internationale, du classique mandingue au folklore bambara, de l'afrobeat au soukouss congolais. "

 

On doit la formation de cette institution à Aly Diallo chef de gare et priopriétaire du buffet-hôtel de la gare de Bamako. Afin d'offrir à sa clientèle des divertissements dignes de cenom, il charge le multi-instrumentiste Tidiani Koné de former un orchestre. Il recrute un orchestre de Dar-Es-Salam, qui constitue l'ossature de la formation. C'est lui aussi qui parvient à convaincre un jeune albinos surdoué: Salif Keïta. Bien que dans une situation très difficile (il dort sur un bout de carton avec les SDF de la ville), il rechigne à intégrer le groupe. C'est que Salif est un Keïta, un membre de l'ancienne famille royale et il ne veut pas salir son nom prestigieux en chantant pour de l'argent. Mais, Tidiani parvient tout de même à convaincre Salif Keïta qui fait ses premiers assais en 1970. Très vite, il devient le chanteur le plus aimé du public malien.

 Le répertoire du groupe est très varié afin de séduire tous les publics. En tout cas, Salif Keïta se spécialise dans ce que l'on appelle à l'époque le "folklore modernisé", c'est-à-dire les grands thèmes malinkés arrangés à la guitare, célébrant notamment les héros de la tradition comme Sundjata Keïta.

 

 

7. Ali Farka Touré et Toumani Diabaté: "Kala djula".

Extrait du sublime dernier album enregistré par Ali Farka Touré (il meurt quelques mois plus tard en 2006) avec Toumani Diabaté, virtuose de la kora.

 

 

8. Bonga: "Sodade".

 En 1974, Bonga enregistre l'album "Angola 74" à Paris où il vient de s'installer. Il y reprend un classique, Sodade, sur un thème universel, celui du mal du pays. Ce morceau sera popularisé 20 ans plus tard par Cesaria Evora.

 

Marc Michel: "Fachoda" et "Essai sur la colonisation positive".

par blot Email

L'historien Marc Michel, professeur à l'université de Provence, spécialiste de la colonisation, a publié notamment

- une biographie de "Gallieni" (Fayard, 1989),.

- "Les Africains et la grande guerre. L'Appel à l'Afrique (1914-1918)" (Karthala, 2003).

- un manuel sur  "Décolonisations et émergence du tiers monde", Hachette, 2005 (2è édition).

- Jules Isaac, un historien dans la grande guerre. Lettres et carnets 1914-1917", Armand Colin, 2004.

 

 

Mais, nous nous intéressons ici à ses deux derniers ouvrages. Dans "Fachoda, guerre sur le Nil", sorti en début d'année chez Larousse dans la collection L'histoire comme un roman, il revient sur un épisode oublié de la conquête coloniale au cours duquel la France et l'Angleterre furent à deux doigts de se faire la guerre.

L'enjeu?

Un petit village du Soudan nommé Fachoda où s'installe en juillet 1898 une expédition française, la mission Marchand, qui vient de traverser l'Afrique d'ouest en est sur près de 6000 km. L'objectif de l'expédition est de s'installer sur le Nil afin de couper en deux l'empire que les Anglais se constituent en continu slon un axe nord-sud allant du Caire au Cap. Avec l'arrivée des troupes britanniques, 3000 hommes menés par Lord Kitchener, le 19 septembre 1898, l'affrontement semble inéluctable. Pendant 3 mois, les deux armées se font face. La tension est alors à son comble et menace de déboucher sur une guerre entre les deux puissances impérialistes. Afin de bien comprendre les enjeux de la crise de Fachoda, revenons un peu en arrière:

 

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Depuis la conférence de Berlin, en 1885, l'Afrique devient le nouveau continent à conquérir pour les puissances européennes qui entrent alors en rivalité afin de contrôler des territoires les plus vastes possibles. En 1898, les Britanniques possèdent alors une longueur d'avance sur leurs rivaux. Solidement implantés dans le sud de l'Afrique, ils contrôlent l'Egypte depuis 1882 (après l'éviction des Français), une partie de la région des Grands Lacs et de l'Afrique orientale (les futurs Kenya et Ouganda), mais aussi la Gold Coast (Ghana actuel) ou le Nigeria en Afrique de l'ouest. Les Français redoutent alors que les Anglais ne s'assurent définitivement le contrôle sur l'Afrique par une sorte de croix qui lierait du nord au sud le Cap au Caire et d'ouest en est le Niger à la mer Rouge. Les Français tentent d'empêcher cela en s'installant au coeur du dispositif anglais, soit dans la région de Fachoda.

 

 

En Egypte, le khédive, qui se trouve alors sous la tutelle de l'empereur ottoman, est confronté aux révoltes mahdistes qui ravagent le nord du Soudan (alors contrôlé par l'Egypte). Les Anglais convoitent ce territoire. En 1898, Lord Kitchener vient à bout des Mahdistes, levant ainsi un verrou qui gênait la progression vers le sud du continent.

 

Muhammad Ahmad, leader politique et religieux du Soudan, est proclamé Mahdi (guide et prophète). Il mène un combat contre les Turcs, les Anglais et leurs protégés egyptiens. En 1885 il s'empare de Khartoum défendue par le gouverneur anglais Gordon et meurt peu de temps après. De 1892 à 1898, le général Kitchener à la tête d'une armée anglo-égyptienne repris le contrôle du Soudan en écrasant les révoltes mahdistes.

 

 

C'est en se dirigeant vers le sud Soudan et le haut Nil que Kitchener tombe sur la mission Marchand. Imaginée par un petit groupe d'officiers français (Archinard, Marchand), l'expédition militaire française envisage de rallier le Nil à partir de l'Atlantique. Les concepteurs du projet reçoivent l'appui du ministre des affaires étrangères d'alors, Gabriel Hanoteau, proche des milieux coloniaux.

L'expédition s'avère très ambitieuse dans la mesure où elle doit parcourir des zones encore très mal connues.

 

Monument commémorant la mission Congo-Nil menée par Marchand (porte Dorée à Paris).

 

 

L'expédition part en 1896 et dure deux ans. Partie avec une lourde cargaison de perles (en guise de monnaie d'échanges), la colonne se trouve rapidement confrontée à des difficultés: au Gabon-Congo en pleine déconfiture financière sous l'administration de Pierre Savorgnan de Brazza; lors de la traversée de nombreuses et vastes zones marécageuses qui ralentissent la progression des hommes; sans parler des régions en guerre. Les tirailleurs qui composent le gros de la mission sont alors chargés d'écraser les révoltes ou résistances que croise la mission.

Enfin, le 10 juillet, Marchand et ses hommes arrivent en vue de Fachoda alors tenu avec le Mek, un chef de tribu local, contraint de reconnaître le protectorat de la France.

 

 

Quelques mois plus tard nous l'avons vu, Lord Kitchener arrive à Fachoda et demande aussitôt à Marchand d'évacuer les lieux. Disposant d'une incontestable supériorité militaire (2000 hommes contre une centaine pour Marchand), il considère la région comme relevant de la sphère d'influence britannique. Totalement isolé, Marchand ne peut s'appuyer sur aucune base arrière ou position de repli sûre. De tout façon, il doit en référer au gouvernement et envoie donc un émissaire en France (en octobre 1898).

 

Le capitaine Marchand et Lord Kitchener en une du Petit illustré amusant.

 

 

Au quai d'Orsay, Théophile Delcassé a remplacé Hanoteau. Echaudé par l'organisation d'une première expédition avortée vers le Nil, le nouveau ministre des affaires étrangères rechigne à engager la France dans la guerre. Le contexte semble pourtant peu propice à une reculade. Nous sommes en effet en pleine affaire Dreyfus (le "j'accuse" de Zola est publié en janvier 1898) et les milieux nationalistes, chauffés à blanc, risquent de vivre comme un nouveau camouflé le retrait des troupes françaises de Fachoda. Delcassé n'en a cure, il ordonne à l'émissaire de Marchand de quitter Fachoda et de céder le pas face aux Anglais. Dépité Marchand s'exécute et repart par la voie de l'est en bénéficiant du soutien du négus éthiopien (voir carte ci-dessus).

 

Source : Petit Journal Novembre 1898. L'hystérie nationaliste s'empare des deux nations et attise l'anglophobie en France.
 
 

Paradoxalement, et malgré toutes les précautions prises par le gouvernement pour tenir Marchand et ses hommes le plus loin possible du grand public, ils bénéficient d'un accueil triomphal lors du retour en métropole début 1899. C'est que le spectre boulangiste continue de hanter les Républicains qui redoutent par dessus tout un coup d'état militaire. Mais Marchand et ses hommes restent dans la légalité et ne tentent rien, profitant simplement d'une popularité exceptionnelle.

 

 

Le livre de Marc Michel contribue à rappeler la stature d'homme d'Etat de Delcassé. Alors que les passions exacerbées par l'affaire Dreyfus poussaient à l'intervention, il sut garder la tête froide et ne pas sacrifier le rapprochement franco-britannique pour un engagement incertain. En effet, il s'emploie alors à améliorer les relations avec l'ennemi héréditaire britannique. Ce rapprochement sera concrétisé en 1904 par la signature de l'entente cordiale avec Edouard VII qui entérine la liberté d'action des Anglais en Egypte, et celle de la France au Maroc.

Le récit fluide de Marc Michel rend la lecture de son livre passionnante et, loin de se cantonner à un rappel de l'événement, il permet de l'éclairer en le replaçant dans le contexte de l'époque.

 

 

Liens et sources:

- L'émision 2000 ans d'histoire consacrée à "la crise de Fachoda" avec Marc Michel.

- L'épopée Marchand.

- La mission Marchand et Fachoda sur le site de la section toulonnaise de la Ligue des Droits de l'homme.

- La crise de Fachoda en 1898, sur le blog HG du lycée de Vinci à Soissons.

- "Marchand-Fachoda ou la ruée vers l'Afrique".

 

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"Essai sur la colonisation positive" de Marc Michel, Perrin, 430p, 22 euros.
Marc Michel est aussi l'auteur d'un ouvrage remarqué sorti l'année dernière intitulé "Essai sur la colonisation positive". Il ne faut surtout pas s'arrêter au titre du livre qui peut induire en erreur et faire penser que l'historien regrette "le bon temps des colonies", or il n'en est rien.

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Il se garde tout autant de juger la période avec des concepts contemporains conduisant à l'anachronisme. Dans l'introduction, il écrit par exemple: "(...) on multiplie les inepties. On jauge la colonisation à l'aune de ses bienfaits ou de ses méfaits; on prétend que les Africains ne sont pas "entrés dans l'Histoire"; on assimile colonisation et extermination sans réaliser combien le jugement est anachronique et déplacé".

 

 

Dans son essai, passionnant, il revient sur l'histoire coloniale et souligne sa complexité et sa diversité. Il s'intéresse en particulier à la rencontre, partielle et complexe, entre les Africains et les Européens depuis l'abolition de la traite jusqu'à l'apogée de la domination coloniale au cours de l'entre-deux-guerre. Il y récuse toute vue unilatérale, la propension à juger du passé selon les critères moraux d'aujourd'hui. Dans l'introduction du livre, il écrit:

"Il nous paraît tout aussi inepte de jauger la colonisation à l'aune de ses bienfaits qu'à celle de ses méfaits. L'installation coloniale, dont il est question ici est à l'évidence un acte violent, précédé et préparé par des changements insensibles. Elle n'est pas que cela. Dans un des plateaux de la balance, il sera toujours possible d'ajouter quelques enfumades ou quelques villages "cassés", dans l'autre quelques missionnaires morts dans leur apostolat ou quelques médecins usés par les luttes sans fin contre les endémies, quelques maîtres d'école zélés ou quelques soeurs dévouées à leurs dispensaires... Il va sans dire qu'il y eut des deux, du bien et du mal, et qu'apostropher les Africains en faisant peser sur eux des responsabilités qui ne sont pas les leurs est mal ressenti, autant qu'accuser les Européens contemporains de l'aveuglement et de la sottise raciste de leurs ancêtres est anachronique et déplacé."

 

La démarche convaincante s'appuie en outre sur la grande érudition de l'historien qui nous fait découvrir des aspects souvent ignorés de cette période. Bref, il s'agit d'un vrai plaisir de lecture.

 

 

* Liens:

- les ouvrages de Marc Michel

 

Des jeux pour comprendre le monde

par Aug Email

 En cette fin d'année, nous vous proposons quelques jeux en ligne gratuits qui vous permettrons de vous amuser tout en apprenant.

 

Un peu de géographie

 

Un jeu pour apprendre à situer les principales métropoles des Etats-Unis grâce à leur équipe de Basket NBA.

Placer les pays européens, placer les capitales européennes (comme des fléchettes...), puis vérifions tout ça avec un tetris un peu original.... Allons ensuite aux Etats-Unis pour apprendre la localisation des métropoles, le relief et les principaux Etats sur le site d'Hervé Bois, (de plus en plus compliqué...) les Etats des Etats-Unis et les provinces du Canada. Et pour changer un peu de continent : Les pays d'Asie. De nombreux jeux (parfois difficiles) pour apprendre à situer les villes, les régions, les pays d'Europe et du monde sur le site Jeux Géographiques. D'autres jeux de localisation ici.

 

 

Pour comprendre les grands enjeux du monde contemporain

 

  • Apprendre comment gérer l'eau avec Water Alert (en français, anglais ou espagnol).
  • Envers et contre tout est un jeu créé par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l'ONU. Vous êtes à la place d'une personne obligée de fuir son pays pour des raisons politiques. Allez-vous faire les bons choix à chaque étape de ce périple ? Disponible dans de nombreuses langues.
  • L'Ademe propose deux jeux autour des questions environnementales : Ecoville et Planète précieuse.
  • L'environnement toujours avec Clim'city."Pourquoi le réchauffement de la planète s’accélère-t-il  ? Pourquoi les activités humaines perturbent-elles le climat ? Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Quels sont les impacts actuels et futurs des changements climatiques ? Comment l’Homme pourra-t-il s’y adapter ?
    Etes-vous prêt à entamer un voyage au cœur des changements climatiques et du développement durable? Oui ? Alors, en avant !"

 

 

Serious Games : des jeux en anglais

 

  • Vous êtes dans la peau d'un réfugié du Darfour au Soudan dans Darfur Is Dying. Peacemaker est un jeu payant mais vous pouvez voir une démo. Il s'agit d'aider à établir la paix au Proche-Orient.
  • Pour empêcher le désastre vers lequel court la planète, tentez le tout pour le tout avec Stopdisaster. L'environnement toujours avec Climate Challenge. Vous êtes le chef des Nations Européennes et vous devez vous attaquez à la question du climat.... tout en restant populaire (créé par la BBC). Survivre dans un monde sans pétrole avec World Without Oil.
  • Autre désastre que vous pouvez empêcher ou non (autrement qu'en vous vaccinant...), la grippe A avec The Great Flu. Une simulation de l'agriculture dans le monde avec 3rd World Farming. Toujours l'alimentation avec Food Force créé par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) : Une île de l'Océan Indien traverse une grave crise alimentaire, à vous de gérer une équipe du PAM sur place pour faire face à l'urgence.

 

 

Jouer à travers les époques

 

 
 
Enfin je vous recommande les quizz de Richard Tribouilloy en histoire comme en géographie.
 

Un grand merci à mes collègues blogueurs qui parlent régulièrement de ces jeux : Vincent Pauthier, Caroline Jouneau-Sion, Pierrick Auger.

 

Vous connaissez d'autres jeux en ligne, n'hésitez pas à nous les signaler !

 P.S. : Sivous aimez apprendre en jouant, suivez le blog du résau Ludus qui propose, étudie (et teste...) de nombreux jeux ayant de près ou de loin un intérêt pédagogique. Les auteurs de ce blog sont C. Jouneau-Sion, Yvan, François et Denis.

 

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